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Capitalisme, Recherche et Education

APPEL A COMMUNICATIONS

JOURNÉES D’ÉTUDE 13 et 14 janvier 2012

« Capitalisme, Recherche et Education : le modèle anglo-saxon revisité »

SORBONNE NOUVELLE UNIVERSITE PARIS III

Ce colloque est organisé dans le cadre du programme de recherche intitulé « Le capitalisme anglo-saxon et le(s) monde(s) anglophone(s) : modèles en question » initié par le CERVEPAS (Centre de Recherche sur la Vie Economique des Pays Anglo-Saxons) en 2009.

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 Le modèle de capitalisme anglo-saxon a été fortement remis en question après la crise financière et économique qui s’est déclenchée en 2008. Par « modèle » nous souhaitons dans ce contexte évoquer à la fois le terme de « paradigme », au sens de cadre, d’une certaine vision du monde mais aussi une façon de faire, ou bien celui « d’exemple », à « reproduire », « imiter » ou « adapter » selon David P Dolowitz et David Marsch (1996 et 2000), plus particulièrement dans le cas du transfert de politique sociale des Etats-Unis vers le Royaume-Uni, les deux termes pouvant être utilisés d’ailleurs dans cette hypothèse. La crise a également eu des répercussions sur les systèmes d’éducation et de recherche et introduit une forme d’incertitude et de conflit quant au rôle de leader mondial des économies anglo-saxonnes. Cette hégémonie reposait toutefois en partie sur la force et la réputation des infrastructures d’éducation et de recherche de ces parties du monde. Or, toutes deux ont été largement affectées par la crise économique actuelle.

Ce colloque s’attachera donc à tenter de cerner les effets de la crise économique et financière dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche, et aussi de définir leur rôle dans la promotion ou la dévalorisation du modèle anglo-saxon de capitalisme dans le monde. Bruno Amable (2005) a de fait identifié l’éducation comme étant l’un des « domaines institutionnels clés » à travers lequel on peut étudier le capitalisme, et il s’est effectivement produit beaucoup de changements au sein de l’enseignement supérieur et de la recherche depuis le début de la crise financière (dans les priorités académiques et de recherche, les réformes sur les programmes et la gouvernance scolaire, la managérialisation de l’enseignement supérieur, l’évaluation obligatoire de la recherche, l’augmentation des frais d’inscription, la diminution du financement public, les politiques de collecte de fond, la commodification de la recherche, les suppression d’emplois dans l’éducation, la dette étudiante, etc.). Peter Hall et David Soskice dans leur analyse des Variétés de capitalisme (2001) ont considéré comme « hypothèse de départ que les systèmes d’éducation et de formation dépendaient de la présence de réglementations qui étaient les garants de la nation-État », mettant ainsi en évidence le lien étroit existant entre les systèmes d’éducation et les caractéristiques des différents modèles de capitalisme. L’éducation, qui a longtemps été considérée comme un bien publique et une responsabilité sociale de l’Etat ou des communautés locales, est de plus en plus vue comme un investissement économique privé. C’est ce que Gary Becker définit comme « le capital humain », qui a une incidence sur la croissance économique ainsi que sur l’esprit entrepreneurial selon William Baumol, Robert E Litan et Carl Schramm (2007). De nombreuses institutions de recherche et d’enseignement sont devenues des organisations compétitives orientées vers le marché et préoccupées par des notions de coûts, de production de savoir, et d’exploitation. Ayant à satisfaire des actionnaires plus nombreux que de simples étudiants ou professeurs, ces organisations rivalisent pour obtenir des fonds et une reconnaissance mondiale. Cette tournure vocationnelle, managériale, entrepreneuriale est-elle la conséquence de la crise traversée par les Arts et Humanités ? Est-elle le symptôme d’une conception plus instrumentaliste de la science et du savoir ? Une étude de ces transformations et réformes au sein de l’enseignement supérieur pourra ainsi apporter de nouvelles perspectives sur l’état du modèle anglo-saxon de capitalisme après la crise.

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Le colloque portera sur les questions suivantes :

– Diversité des modèles d’enseignement supérieur et de recherche. Quels sont les éléments caractéristiques du modèle anglo-saxon d’enseignement supérieur et de recherche lorsqu’on le compare aux autres modèles ? Quel(s) lien(s) a-t-il avec un modèle spécifique de capitalisme ? Dans quelle mesure l’enseignement supérieur a-t-il promu ou influencé les systèmes d’innovation fondés sur ce modèle de capitalisme ? Quel est le lien entre l’enseignement supérieur et la recherche et les modèles de gouvernement ?

– Le modèle anglo-saxon d’enseignement supérieur et de recherche. Qu’est-ce qui a ou pourrait changer dans le fonctionnement des universités et des institutions de recherche ? Quels types de diplômes sont actuellement encouragés ? Pour quels étudiants ? Quels profils les universités recherchent-elles plus particulièrement dans leurs processus de recrutement ? Comment les universités peuvent-elles réussir à attirer de nouveaux étudiants et universitaires dans un marché de la connaissance globalisé?

– La question de la dépendance financière. Le problème de la dépendance financière s’est amplifié avec la crise financière, tout particulièrement en ce qui concerne l’accès des étudiants à l’enseignement supérieur, mais la question des liens financiers entre les universités et le gouvernement doit également être prise en compte. Quels sont les obstacles qui freinent l’accès des étudiants modestes et issus des minorités ? Quelles réformes ont-elles été mises en place ? Quelles politiques ont-elles été initiées par les gouvernements ? Celles-ci sont-elles toujours conformes au modèle de capitalisme anglo-saxon ?

– Structure économique et complémentarités institutionnelles. Dans quelle mesure la crise financière a-t-elle modifié les relations traditionnelles entre l’enseignement supérieur et la recherche et les autres institutions et agences gouvernementales ? Quels sont les compromis qui ont dû être faits dans certains domaines particuliers ? Dans quelle mesure l’image de l’enseignement supérieur et de la recherche a-t-elle été modifiée dans l’esprit du public ?

– Education, croissance économique et entrepreneuriat. Quelle est la relation entre la croissance économique et l’esprit entrepreneurial d’un côté, et le système éducatif de l’autre ? Le modèle anglo-saxon est-il plus efficace dans ce domaine ? Quels ont été les effets de la crise sur les investissements en capital humain ? Le modèle anglo-saxon est-il plus efficace en ce qui concerne cette relation ? La question de l’évolution de la compétition au niveau mondial de l’offre et de la demande en matière d’éducation pourra être étudiée.

– Approche critique et remise en question du modèle. Une description critique de ces changements peut être étudiée. Cette approche managériale de l’enseignement et de la recherche est-elle viable, ou même souhaitable ? Quels débats la propagation du modèle d’inspiration américaine d’une université managériale ou entrepreneuriale a-t-il suscité ou suscite-t-il dans le monde anglophone et au-delà ?

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Les propositions (300-500 mots) et une courte biographie (5 à 10 lignes) sont à envoyer avant le 31 octobre à Fanny Lauby et Catherine Coron. Les auteurs des propositions sélectionnées seront informés aux alentours du 20 novembre.

Pour plus de renseignements sur le colloque, consulter : http://cervepas.univ-paris3.fr

 

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L’éducation aux médias

Pour prolonger les pistes de réflexion déjà amorcées ici sur l’utilisation des médias en cours, nous vous conseillons la lecture de cet article consacré à l’éducation aux médias.

L’éducation aux médias : un kit à l’intention des enseignants, des élèves, des parents et des professionnels
Le kit est en grande partie le produit du projet MENTOR lancé par l’UNESCO avec le soutien de la Commission européenne qui a réuni des chercheurs et des enseignants spécialistes de l’éducation aux médias en provenance de tout le bassin méditerranéen. Qu’est-ce que doit être l’éducation aux médias ? Qui doit l’assurer ? Comment l’intégrer dans les programmes scolaires ? En dehors de l’école, est-ce que les familles ont leur mot à dire ? Faut-il que les professionnels y participent et de quelle manière ? Quelles stratégies doit adopter le public pour gérer les avantages et les limites des médias ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles les auteurs tentent de répondre.
Ce kit traite à la fois les moyens d’éduquer aux médias et de s’éduquer aux médias, tout au long de la vie. Il indique une double démarche possible pour l’utilisateur, tantôt en position d’apprenant, tantôt en position d’enseignant.

Le kit de formation propose une vision complète de l’éducation aux médias
– il promeut le partage des ressources, l’accès des jeunes aux médias tout en favorisant leur esprit critique et donne des indications sur les stratégies et les outils disponibles et capitalise sur les bonnes pratiques ;
– il propose un prototype de programme d’éducation aux médias pour la qualification de base des enseignants du secondaire, mais son approche modulaire et ses concepts-clé (productions, langages, représentations, publics) s’adressent également aux adultes hors système scolaire, aussi bien aux parents, aux professionnels des médias qu’aux décideurs ;
–  il comprend des manuels à l’intention des enseignants, des élèves et des parents, ainsi qu’un manuel des relations éthiques avec les professionnels et un manuel de maîtrise de l’Internet.

Quels que soient le point de vue et la manière dont on l’aborde, le kit prend en compte les besoins d’acquisition des compétences nécessaires pour décrypter les différents genres de messages et d’informations ainsi que les enjeux de citoyenneté au-delà de l’école et de la famille. Ce qui importe c’est d’établir des liens entre les différents acteurs impliqués dans le processus de socialisation des jeunes aux médias. Dans la perspective du développement, donner des bases solides et durables pour une éducation aux médias large et systématique est un point fondamental pour répondre aux besoins actuels de partage des connaissances et de diversité culturelle dans les nouvelles sociétés du savoir.

Une section “FAQ : Foire Aux Questions” et un “Glossaire raisonné de l’éducation aux médias”

Objectifs
– Donner des bases solides et durables pour une éducation aux médias large et systématique destinée aux enfants dès leur plus jeune âge, tant à l’école que dans les familles et dans les médias.
– Proposer des documents-cadres, sous la forme de manuels, pour aider ceux qui veulent développer l’éducation aux médias.
– Aider à la formation en proposant de généraliser des modules de formation initiale et de formation continue dans les cursus à l’attention des enseignants de tous les degrés mais aussi en dehors de l’école, par des initiatives pluridisciplinaires pour introduire des actions de sensibilisation des jeunes et des parents à l’éducation aux médias.
– Sensibiliser tous les acteurs, y compris les décideurs et les diffuseurs, au fait que l’éducation aux médias est un élément fondamental d’une pédagogie de la démocratie qui permettrait à l’école de retrouver sa mission de formation du citoyen sachant lire, écrire, compter, s’informer et communiquer ;
– Développer parmi les membres du public des compétences de communication et une conscience critique autonome, capable de discernement entre les intérêts authentiques et légitimes des médias et ceux des publics ;
– Construire une nouvelle citoyenneté démocratique, active, et participative, basée sur la responsabilité individuelle et collective ainsi que sur la solidarité et la coopération par la communication ;
– Soutenir le pluralisme, la diversité culturelle, et le partage des connaissances dans une perspective de développement solidaire.

UNESCO, 2006, 205 p.

Liens vers les sources: ESEN ; UNESCO

Vis ma vie d’écolière coréenne

Vu sur Canal+: l’émission L’Effet Papillon a consacré un reportage à l’éducation en Corée et plus particulièrement au fameux concept du Hagwon…

Nouvelles du Service de Coopération et d’Action Culturelle de Séoul

Article original sur le site de l’Ambassade de France à Séoul

« Depuis le 1er janvier 2011, le Service de Coopération et d’Action Culturelle et le Centre Culturel Français de Séoul ont fusionné pour constituer l’Institut Français de Corée du sud (IFC). Placé sous l’autorité de Laure Coudret-Laut, Conseillère de Coopération et d’Action culturelle et Directrice de l’IFC, il est chargé de représenter les intérêts français en Corée dans les domaines scientifique et technologique, universitaire, linguistique, audiovisuel et culturel et d’encourager les projets de coopérations bilatérales et européens.

Il regroupe l’ensemble des fonctions qui contribuent à la coopération avec les institutions coréennes ainsi qu’à la diffusion et à la promotion de la science, de la technologie, de l’enseignement supérieur, de la langue et de la culture française en Corée. Coordinateur du rayonnement et de l’attractivité de la culture française en Corée dans son sens le plus large, il coopère étroitement avec le Lycée Français de Séoul, conventionné AEFE, et le réseau des 7 Alliances françaises.

Le calendrier des événements de l’IFC est riche et varié.

L’Institut Français de Corée du sud est désormais organisé en six pôles : Science, Enseignement supérieur (avec CampusFrance ), Français, Culture (artistique, audiovisuel et nouveaux média, livre), Communication-Mécénat, Administration. »

Obstacles à l’apprentissage en Corée du Sud

Deux articles de Loïc Madec, enseignant de FLE dans une université coréenne.

Si vous vous êtes déjà demandé pourquoi en Corée les étudiants semblent rencontrer plus de difficultés dans l’apprentissage du français, Loïc Madec contextualise la problématique et propose quelques pistes de réponses dans une perspective culturelle.

Avoir le FLE sacré en Corée du Sud

FLE de l’enfer en Corée du Sud ?!

Enseigner la culture en FLE

Tout l’intérêt d’un blog représentant une communauté professionnelle étant l’échange de connaissances et de savoir-faire dans le domaine qui nous rassemble, c’est avec plasir que nous relayons la première participation d’un collègue enseignant de français en Corée:

1) Information didactique : Pour faire suite à ton interrogation sur l’enseignement de la culture en FLE, voici quelques éléments de réponse.

En FLE, on ne dispose d’aucune description des concepts culturels français permettant d’établir une sorte de grammaire de la culture dans le programme d’enseignement-apprentissage de la langue. Mais il est possible de s’en faire une idée assez précise.

Par exemple, les didacticiens Cuq J.-P & I Gruca parlent de l’opposition catégorielle qui distingue la culture anthropologique (CA) de la culture cultivée (CC). La CA concerne toutes les façons de vivre et de se conduire, elle appartient au plus grand nombre des membres d’un groupe. La CC, pour sa part, est élitaire, valorisante, distinctive.

En partant du principe que l’enseignement de la CA est prioritaire en classe de langue, il est possible d’en dresser l’inventaire. Cette CA est forcément sous-jacente au contenu des différents référentiels élaborés par le CECR.

2) Information bibliographique : Le meilleur ouvrage sur les contenus d’apprentissage du FLE en rapport avec les six niveaux du CECRL est :

Référentiel, CLE International, Alliance française, Paris, 2008.

Un livre succinct, clair et précis. On y trouve rassemblés les référentiels sur les quatre compétences, niveau par niveau. Le livre possède également de précieux référentiels sur les actes de parole (micros et sous-micros actes compris), ainsi que les référentiels sur le lexique et les contenus grammaticaux, tout cela également niveau par niveau de A1 jusqu’à C2. Bien que survolant la question, cet ouvrage a le mérite de détenir également des minis référentiels sur la culture anthropologique (CA) du FLE.

Pierrick Micottis

ALTERNATIVE FRANCOPHONE

Le propos d’Alternative francophone est de repenser la notion de francophonie selon les axes suivants : 1) envisager le français comme langue mineure plutôt que comme langue universelle ou langue d’exception, 2) promouvoir les échanges entre toutes les francophonies, 3) théoriser un postcolonialisme francophone, 4) explorer la diversité des configurations culturelles et identitaires produites dans le contexte francophone, 5) mettre en oeuvre une francophonie de résistance contre les totalitarismes linguistiques et culturels quels qu’ils soient

ISSN : 1916-8470Le journal Alternative Francophone est indexé dans la base du MLA et dans plusieurs autres bases universitaires de recherche en sciences humaines.

APPEL A TEXTES POUR LE PROCHAIN NUMERO SUR LE THEME « Etat des lieux des études francophones dans les pays non officiellement francophones »

Date publication prévue : janvier 2012

(voir lien ici)

Pour le 4ème numéro d’Alternative Francophone, nous sollicitons des contributions autour des thématiques suivantes :

– Que recouvre exactement la désignation « études francophones » ou celles apparentées dans les pays officiellement non francophones? Quels discours sur la francophonie s’élaborent dans les départements de français, en particulier dans les pays non officiellement francophones? Sont-ils différents des discours élaborés en France et aux USA? ?

– Quelles parentés y a-t-il entre la littérature francophone et d’autres traditions littéraires de pays non officiellement francophones (en particulier, celles en provenance des anciennes colonies, mais aussi les littératures migrantes contemporaines)? Y a-t-il des espaces ou des auteurs francophones plus étudiés que d’autres ?

– Dans quelle mesure le modèle esthétique et politique (Négritude, Créolité, littérature-monde, métissage) que la littérature francophone promeut peut-il être appliqué et généralisé hors de la francophonie ?

– Quelles sont les différentes stratégies d’institutionnalisation des études francophones dans l’université des pays officiellement non francophones? Y a-t-il [eu] des résistances contre l’intégration des études francophones dans l’institution universitaire de ces pays? Comment les études francophones cohabitent-elles avec les autres départements comme ceux d’études françaises et de littérature comparée?

– Comment s’organise le champ institutionnel des études francophones (associations, conférences, revues spécialisées, appui d’organismes francophones) dans les pays non officiellement francophones? Quel est le soutien réel des organismes faisant la promotion de la Francophonie (ex : AUF) ?

– Dans quelle mesure les études francophones et la littérature francophone en particulier permettent-elles de renouveler les stratégies d’apprentissage du français? Le décentrement induit par les études francophones porte-t-il préjudice à la norme (linguistique, culturelle, etc.) française instituée ou au contraire l’enrichit-elle? Qu’est-ce que l’étude de la littérature francophone a changé dans la façon d’aborder la littérature française?

– L’étude de la littérature francophone laisse-t-elle suffisamment de place à celle d’autres genres issus de la francophonie comme la paralittérature, la musique, la bande dessinée et le théâtre? Avec les études francophones, d’autres catégories d’analyse sont-elles apparues ou ont-elles été mises en évidence (par exemple, dans les domaines de l’oralité et de l’hétéroglossie)?

Nous encourageons les contributions portant sur d’autres aires géographiques que la France, les USA et le Canada.

Protocole et calendrier de publication :

Les auteurs sont priés d’adresser leur proposition d’article à Sathya Rao (srao@ualberta.ca) et C(h)ris Reyns-Chikuma (reynschi@ualberta.ca) avec comme objet : « Proposition AF/4 » au plus tard le 30 juin 2011.

Les contributeurs doivent respecter le protocole de publication faute de quoi leur article pourra être refusé

DATES A RETENIR :

30 juin 2011: date limite d’envoi de l’article, du résumé et de la note bio/bibliographique ;

15 octobre 2011 : communication de la décision du comité scientifique aux participants ;

janvier 2012 : publication dans Alternative francophone vol.1 no4.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le système éducatif coréen sans jamais avoir osé le demander…

Pour les anglophones, voici une version imprimable, avec des chapitres hiérarchisés, des informations disponibles sur le site du Ministère Coréen de l’Éducation, de la Science et de la Technologie. Il s’agit de la description complète du système éducatif actuel avec une introduction historique. La partie statistique date principalement de 2008. La lecture de ce document, à  première vue plutôt rébarbatif, peut s’avérer particulièrement intéressante pour faire connaissance avec le système dans lequel s’inscrit notre intervention en tant qu’enseignant de langue étrangère. Les plus passionnés pourront compléter leur connaissances statistiques sur le chapitre Statistics du site du Ministère Coréen de l’Éducation, de la Science et de la Technologie.

Sur Wikipedia, l’article en anglais est bien plus consistant que celui en français.

Pour une approche plus subjective du système éducatif coréen, et plus particulièrement de l’enseignement des langues étrangères, en Corée du Sud, voici quelques références:

South Korea Education Success, version imprimable ici

Success and Education in South Korea, version imprimable ici

Learner Attitudes Toward Learner Centered Education and English as a Foreign Language in the Korean University Classroom, version imprimable ici

Appetite for Language Costs South Korea dear, version imprimable ici

Education Fever: Society, Politics, and the Pursuit of Shooling in South Korea, by Michael J. Seth, Honolulu, University of Hawai Press, 2002, 305 pages (ISBN 0-8248-2534-9) Description en version imprimable ici

Why South Korean Universities Have Low International Ranking, version imprimable ici

Why South Korean Universities Have Low International Ranking – Part II, The Student Side of the Equation, version imprimable ici

The reluctance of Korean Education in the Face of Change, version imprimable ici

The Foreign English Teacher, a Necessary Danger in South Korea, version imprimable ici

Sexism, Ageism and Racism Prevalent Throughout the South Korean System of Education, version imprimable ici

SNU Turns Deaf Ears to Foreign Complaints, version imprimable ici

Enfin, pour une lecture plus « légère », vous pouvez vous référer au Blog francophone de culture coréenne populaire ようこそ – 환영 – Bienvenue qui fait une rapide présentation du système éducatif coréen. Pour la version imprimable, cliquez ici. Cette version ne contient ni les illustrations choisies par l’auteur de l’article original ni les commentaires laissés par ses visiteurs.

Vincent Prévost

Apprendre le français en Corée – 1997/1998

Groupe interparlementaire d’amitié France-Corée du Sud

Rapport N° 18

Version PDF disponible ici.

Cette étude issue de la thèse de doctorat de Madame Park Sung-Hee, décrit l’ensemble du système éducatif coréen dans lequel s’inscrit l’enseignement des langues étrangères. Recensant les actions entreprises en faveur du français en Corée, elle propose une série d’aménagements.

INTRODUCTION

Cette étude a pour origine la constatation d’un paradoxe apparent concernant le statut du français en Corée : alors que très peu de Coréens maîtrisent cette langue, celle-ci fait partie du cursus d’un grand nombre d’étudiants, et la culture française conserve son prestige.

Dans l’esprit de nombreux Coréens, la France est synonyme de pays d’art, de culture et de luxe. Les références à la France en terme de littérature, de mode, d’arts plastiques… jusqu’à l’art culinaire, sont fréquentes.

Pourtant, la langue française concerne essentiellement le milieu institutionnel. Malgré l’intérêt qu’il suscite, son enseignement ne s’avère pratiquement jamais être à la hauteur des espérances des apprenants : ceux-ci souhaiteraient surtout la maîtrise de l’oral et l’accès à la culture du pays d’accueil.

Ce constat conduit à rechercher les possibilités d’un enseignement mieux adapté au contexte local.

On ne peut aborder le statut d’une langue étrangère dans un pays, sans évoquer au préalable le contexte général représenté par les traditions intellectuelles et culturelles, ainsi que le système de valeurs associé à ces traditions. Le bouddhisme et surtout le confucianisme ont marqué de leur empreinte la société coréenne, en particulier son système éducatif.

Par ailleurs, le statut du français ne peut s’établir qu’en relation avec les autres langues principales enseignées. La conception de la langue et de la culture par les Coréens eux-mêmes doit aussi être précisée, car elle influence leur attitude à l’égard des autres langues-cultures.

L’observation de ce contexte met en évidence la nécessité de dynamiser l’enseignement/apprentissage du français, ce qui entraînerait la valorisation de son statut. Cette valorisation devrait se donner trois objectifs :

-  améliorer la formation des enseignants ;

-  adapter les programmes aux besoins des apprenants ;

-  rendre plus efficace le soutien du gouvernement français.

Bienvenue sur ce nouvel espace du FLE en Corée

Des enseignants de Français Langue Étrangère en Corée de Sud s’unissent pour créer ce blog et rendre visible leurs activités.

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