Archives du blog

CONCOURS NATIONAL DES LYCÉENS CORÉENS FRANCOPHONES

La 5édition du Concours national des lycéens coréens francophones se tiendra à l’Université Ajou le 26 novembre prochain. Il se déroulera de 9h30 à 17h dans la salle 508 du bâtiment Jonghab.

Destiné à tous les lycéens francophiles, ce concours a pour thème cette année « mon tableau préféré ».

Lors de cette journée, les quatre-vingt-cinq présentations déjà inscrites seront départagées par plusieurs jurys qui devront déterminer quelles ont été les prestations les plus éloquentes, afin de récompenser les étudiant(e)s les plus méritant(e)s.

Publicités

La construction discursive du “locuteur francophone” en milieu minoritaire

Appel à communications

 Colloque international (deuxième volet)

Université de Moncton

Les 4, 5 et 6 octobre 2012

  « La construction discursive du “locuteur francophone” en milieu minoritaire. Problématiques, méthodes et enjeux »

L’objectif du colloque est d’interroger les concepts et les discours qui ont servi à la construction du « francophone », considéré souvent comme le même partout dans la francophonie, sans tenir compte de l’hétérogénéité et de la diversité qui le constituent. Jugés à l’aune d’un français unique, les francophones des milieux minoritaires ou périphériques se voient parfois remis en doute dans leur qualité même de locuteurs du français. Par ailleurs, le discours sur la diversité devenu dominant depuis les années 1980 n’a pas pour autant réglé le problème. Le francophone est maintenu à l’intérieur de frontières territoriales et identitaires étroites, ce qui donne lieu à une multitude d’identités régionales rattachées à des « langues locales » et qui reproduisent, dans certains cas, le schéma ancien d’une langue et d’une culture liées à un lieu spécifique, comme c’est le cas en Amérique du Nord. Ce processus a été accéléré par la nouvelle économie mondialisée, où le tourisme culturel a, entre autres, misé sur le culte des différences. Dans la foulée de cet élan pour les « cultures locales », les travaux sur la langue du francophone ont, dans le meilleur des cas, montré la pluralité des formes que peut prendre sa langue, mais dans certaines limites (sur les plans phonétiques et lexicaux surtout) ; dans le pire des cas, ils ont figé cette langue dans l’exotisme linguistique qui mène à la stéréotypie. Le francophone ne devient plus qu’un diversifié – un Acadien, un Québécois, un Wallon, enfermé dans une catégorie stérile dont il a du mal à se défaire. Certes, la situation est différente en Afrique où le plurilinguisme des locuteurs est maintenant perçu comme libérateur, mais l’impact des discours essentialistes provenant de l’Europe (surtout de la France) n’est pas non plus à négliger.

Ces nouvelles reconfigurations locales répondent souvent à des impératifs culturels et économiques (les deux étant liés) qui tentent d’afficher l’authenticité des cultures et des langues dans une francophonie qui peine à montrer sa diversité (Heller et Labrie 2003). Mais l’hétérogénéité constitutive des francophones continue d’être niée dans ces nouveaux schémas, le folklore s’étant substitué à l’homogène pour faire place à une essentialisation des langues et des cultures qui n’en est que renforcée. On dira ainsi que les Suisses francophones sont et parlent de telle façon, les Québécois de telle autre, les Acadiens aussi et ainsi de suite. Rattachées à l’imaginaire du même, les catégories sociales naguère créées à partir de ceux qui « parlent bien » et de ceux qui « parlent mal » rivalisent avec celles créées à partir de la vision idéalisée de la diversité tous azimuts, qui renvoie à une nouvelle compartimentation (Canut et Duchêne 2011), fondée cette fois sur de nouvelles hiérarchisations linguistiques (maternelle / nationale, nationale / internationale, minoritaire / nationale) (Ibid : 7).

Appréhender la question du locuteur francophone en milieu minoritaire nécessite de s’interroger sur le poids des idéologies linguistiques véhiculées dans les discours depuis les premiers mouvements d’expansion du français et d’analyser les méthodes et les concepts qui ont favorisé une vision microscopique des phénomènes linguistiques souvent au détriment d’une vision d’ensemble de la situation. L’hyperspécialisation dans certains courants de la linguistique et la compartimentation des savoirs qui en résulte ont fait en sorte d’exclure les explications d’ordre politique et social des phénomènes linguistiques et ont mis au rancart les idéologies linguistiques à la base de leur construction. Il s’agira donc dans ce colloque de poursuivre l’interrogation suscitée par Le français dans l’espace francophone (Robillard et Beniamino 1993) et L’Insécurité linguistique dans les communautés francophones périphériques (Francard et alii 1993). Les deux ouvrages, publiés la même année, mettaient l’accent sur la pluralité des espaces francophones, sur les différentes façons de se concevoir comme francophones et appelaient (indirectement) à une sociolinguistique de la périphérie, en écho aux textes de Robert Lafont publiés à partir de 1952.

Quels discours les scientifiques ont-ils produits sur les « francophones » et leurs langues en milieu minoritaire ? Comment ces discours ont-ils été relayés dans le grand public ? Que veut dire le terme « francophone » pour les locuteurs des régions périphériques ? Est-il lié à une identité quelconque ? Quels sont les discours des locuteurs eux-mêmes au sujet de leurs pratiques et de celles des autres ? Quelles sont les stratégies les plus couramment en usage pour se positionner entre uniformisation et différenciation ? Comment ces discours sont–ils liés aux discours institutionnels de la francophonie ? Quels sont les rapports de pouvoir qui s’exercent et comment se manifestent-ils ? Même si tous les francophones vivant dans les milieux périphériques n’ont pas été colonisés au sens propre, leur imaginaire n’a-t-il pas été façonné dans un rapport de type colonial ?

Calendrier et informations pratiques :

Date limite pour la soumission des propositions de communication : le 31 mars 2012.

Communication des décisions du comité scientifique : fin avril 2012.

Les propositions de communication (résumé ne dépassant pas 350 mots hors références bibliographiques éventuelles, correspondant à une communication de 20 minutes) devront être adressées sous présentation anonyme en attachement à un courriel spécifiant nom, affiliation de l’auteur de même que le titre de la communication, à l’adresse du Centre de recherche en linguistique appliquée : crla@umoncton.ca.

Frais d’inscription au colloque (incluant les repas du midi et les pauses santé) : 100$ par participant, gratuit pour les étudiants.

17e concours de la chanson francophone


Comme chaque année nous préparons le concours de la chanson francophone pour étudiants, lycéens et élèves des Alliances françaises en Corée apprenant le français.

Finale du concours : samedi 18 juin 2011 à 16h dans le cadre de la Fête de la Musique
Lieu : Parc Montmartre, Banpo Sorae (Banpo 4-dong, Seocho-gu)
Qualification : étudiants des départements de français, lycéens des lycées coréens enseignant le français et élèves des Alliances françaises en Corée

Informations : http://www.seoulparis.net

Renseignements : seoulparis@ajou.ac.kr

Venez nombreux ! Beaucoup de lots sont à gagner, dont un billet d’avion et un séjour complet au célèbre festival des Francofolies de la Rochelle en France !

GERFLINT SYNERGIES CORÉE

L’AFC est associé à la revue GERFLINT SYNERGIES CORÉE.

GERFLINT SYNERGIES CORÉE est une revue scientifique vouée à la langue française et à son enseignement ainsi qu’aux cultures française et francophones. Avec une parution pour le moment annuelle, GERFLINT SYNERGIES CORÉE est membre du réseau international Synergies Gerflint, présidé par le Professeur Jacques Cortès. Il existe près de 30 pays ou ensembles de pays qui publient la revue dans le monde entier, dont la Chine, les Pays du Mékong, etc.  Synergies est référencé à la Bibliothèque Nationale de France et le sera bientôt un peu partout ailleurs.

GERFLINT SYNERGIES CORÉE publie en septembre un numéro intitulé « Le français en Corée et la mondialisation, avec 18 contributions dont 70% sont coréennes, et des résumés en français, anglais et coréen. Nous serons heureux de vous publier dans les numéros suivants.

Vous pouvez aller sur le site de GERFLINT SYNERGIES CORÉE ou sur celui de l’Université Nationale de Séoul pour plus d’informations sur notre politique éditoriale et sur la composition de notre équipe de rédaction.

P. Martinez, Rédacteur en chef


L’enseignement du français à l’étranger en 1966

Voici une source de réflexion utile quant à la posture de l’enseignant de FLE aujourd’hui en Corée: que ce soit en terme de technique de classe, d’identité professionelle, d’action linguistique, de géopolitique, etc. Il est toujours intéresssant de se situer par rapport à ses prédécesseurs et par rapport au système (dans sa définition la plus large) au sein duquel s’insert notre action…

Article et vidéo tels qu’ils apparaissent sur le site Le Café du FLE:

« Coup d’oeil dans le rétroviseur pour un entretien datant de 1966 avec Monsieur Jean Basdevant, Directeur Général des relations culturelles au Ministère des Affaires Etrangères  !

Voici ce document déniché sur le site de l’INA

Un entretien efficace et illustré !

Avant-propos admiratif : 1966 et tout est là ! Le journaliste Bernard Griveau passe des thèmes culturels au questionnement sur le bien-fondé économique des politiques mises en oeuvre ! Plans sur les livres, photos et illustrations géographiques permettent de prendre la mesure de l’expansion du français en quelques minutes. Du beau travail !

La langue française se déploie :

130 000 ! C’est le nombre de professeurs étrangers qui enseignent en français, le passage de relai est déjà en train de se mettre en place. C’est dire si la profession de formateur FLE avait déjà son importance en 1966.

Le fameux « soft power » ou ce que favorise une approche par la culture et la coopération :

Les constructions de lycées et les différentes formes de coopération sont de grands budgets. La « rentabilité »  de ces investissements inquiète Bernard Griveau. Jean Basdevant souligne que bien souvent les dépenses éducatives, culturelles et la coopération technique sont suivies d’exportations de produits industriels et les générations d’étudiants formé en français pourront étudier en France et faire appel aux techniques et industries de l’Hexagone. »

PS: toutes les vidéos disponibles sur le site Internet de l’Institut National de l’Audiovisuel sont téléchargeables avec Realplayer… 😉

Compte rendu du colloque printanier de la CFAF

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le 30 avril 2011 s’est tenu à Jeonju le colloque de printemps de la CFAF. Depuis la création de cette association en 1999, c’était la première fois qu’un colloque était organisé hors de Séoul.  A l’occasion du Festival International du Film de Jeonju, la CFAF montre ainsi sa volonté de suivre l’actualité culturelle de près. Ainsi, les conférences offertes au public avaient pour thème général le cinéma et plus particulièrement Le Cinéma au Temps du« Smart Power ».

En tant que francophones, ce sont bien entendu les conférences de Daniel Kapélian et d’Antoine Coppola que le groupe français de la CFAF a suivi avec d’autant plus d’attention. Une quarantaine de personnes étaient présentes pour ces conférences, dans la salle du Onnuri Hall, au premier étage du très moderne Conference Hall (Star Center) de l’Université de Jeonju.

Après le traditionnel discours de bienvenue de Madame Im Hye-Gyong, Présidente de la CFAF, Daniel Kapélian, attaché audiovisuel à l’Ambassade de France en Corée du Sud, a développé le thème du Nouvel Age de la Création Numérique. Dans cette conférence, Daniel Kapélian a partagé sa compréhension de l’industrie du film à travers le prisme de ses 25 ans d’expérience dans les domaines de la création, de la production et de la diffusion de contenus multimédia.

Ce fut ensuite le tour d’Antoine Coppola, professeur de cinéma, à l’Université Sungkyunkwan, de présenter une approche plus théorique sur le cinéma au temps du Smart Power, à travers sa conférence intitulée Baudrillard, le Cinéma et les Technologies du Virtuel.

Chaque conférence a duré environ 45 minutes et tous les auditeurs furent invités à rejoindre les conférenciers ainsi que les organisateurs pour partager un dîner gastronomique, typique de la riche cuisine du Jeollabukdo où se trouve Jeonju.

Ce colloque fut également l’occasion de réunir les membres fondateurs de ce blog et par conséquent de discuter des améliorations à apporter à sa structure ainsi que de préciser la nature de ses contenus. En tant que webmaster, j’espère que je saurai répondre aux attentes de chacun et que le résultat saura stimuler la participation de nos collègues acteurs du français en Corée.

Durant ces conférences, j’ai remarqué la présence d’un caméraman travaillant pour le Festival International du Film de Jeonju et portant un signe du réseau social en ligne coréen Daum Café. Si un visiteur de ce blog connaissait une adresse où l’on peut visionner les images réalisées à cette occasion, ce serait très sympa d’insérer un lien ici…

Vincent Prévost

ALTERNATIVE FRANCOPHONE

Le propos d’Alternative francophone est de repenser la notion de francophonie selon les axes suivants : 1) envisager le français comme langue mineure plutôt que comme langue universelle ou langue d’exception, 2) promouvoir les échanges entre toutes les francophonies, 3) théoriser un postcolonialisme francophone, 4) explorer la diversité des configurations culturelles et identitaires produites dans le contexte francophone, 5) mettre en oeuvre une francophonie de résistance contre les totalitarismes linguistiques et culturels quels qu’ils soient

ISSN : 1916-8470Le journal Alternative Francophone est indexé dans la base du MLA et dans plusieurs autres bases universitaires de recherche en sciences humaines.

APPEL A TEXTES POUR LE PROCHAIN NUMERO SUR LE THEME « Etat des lieux des études francophones dans les pays non officiellement francophones »

Date publication prévue : janvier 2012

(voir lien ici)

Pour le 4ème numéro d’Alternative Francophone, nous sollicitons des contributions autour des thématiques suivantes :

– Que recouvre exactement la désignation « études francophones » ou celles apparentées dans les pays officiellement non francophones? Quels discours sur la francophonie s’élaborent dans les départements de français, en particulier dans les pays non officiellement francophones? Sont-ils différents des discours élaborés en France et aux USA? ?

– Quelles parentés y a-t-il entre la littérature francophone et d’autres traditions littéraires de pays non officiellement francophones (en particulier, celles en provenance des anciennes colonies, mais aussi les littératures migrantes contemporaines)? Y a-t-il des espaces ou des auteurs francophones plus étudiés que d’autres ?

– Dans quelle mesure le modèle esthétique et politique (Négritude, Créolité, littérature-monde, métissage) que la littérature francophone promeut peut-il être appliqué et généralisé hors de la francophonie ?

– Quelles sont les différentes stratégies d’institutionnalisation des études francophones dans l’université des pays officiellement non francophones? Y a-t-il [eu] des résistances contre l’intégration des études francophones dans l’institution universitaire de ces pays? Comment les études francophones cohabitent-elles avec les autres départements comme ceux d’études françaises et de littérature comparée?

– Comment s’organise le champ institutionnel des études francophones (associations, conférences, revues spécialisées, appui d’organismes francophones) dans les pays non officiellement francophones? Quel est le soutien réel des organismes faisant la promotion de la Francophonie (ex : AUF) ?

– Dans quelle mesure les études francophones et la littérature francophone en particulier permettent-elles de renouveler les stratégies d’apprentissage du français? Le décentrement induit par les études francophones porte-t-il préjudice à la norme (linguistique, culturelle, etc.) française instituée ou au contraire l’enrichit-elle? Qu’est-ce que l’étude de la littérature francophone a changé dans la façon d’aborder la littérature française?

– L’étude de la littérature francophone laisse-t-elle suffisamment de place à celle d’autres genres issus de la francophonie comme la paralittérature, la musique, la bande dessinée et le théâtre? Avec les études francophones, d’autres catégories d’analyse sont-elles apparues ou ont-elles été mises en évidence (par exemple, dans les domaines de l’oralité et de l’hétéroglossie)?

Nous encourageons les contributions portant sur d’autres aires géographiques que la France, les USA et le Canada.

Protocole et calendrier de publication :

Les auteurs sont priés d’adresser leur proposition d’article à Sathya Rao (srao@ualberta.ca) et C(h)ris Reyns-Chikuma (reynschi@ualberta.ca) avec comme objet : « Proposition AF/4 » au plus tard le 30 juin 2011.

Les contributeurs doivent respecter le protocole de publication faute de quoi leur article pourra être refusé

DATES A RETENIR :

30 juin 2011: date limite d’envoi de l’article, du résumé et de la note bio/bibliographique ;

15 octobre 2011 : communication de la décision du comité scientifique aux participants ;

janvier 2012 : publication dans Alternative francophone vol.1 no4.

GERFLINT Synergies Corée 2

Le français en Corée et la mondialisation

Cliquez sur ce lien pour afficher les détails de l’appel à communication au format PDF.

Prolongation de la date-limite de soumission au 2 mai 2011

%d blogueurs aiment cette page :