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Quand l’Université fait son cinéma

Vient de paraître : Recherche et pratiques pédagogiques en langues de spécialité – Cahiers de l’APLIUT, volume XXXI N° 2 (juin 2012), « Les supports filmiques au service de l’enseignement des langues étrangères, ou Quand l’Université fait son cinéma »

Sommaire :

*Articles de recherche, exposés de synthèse ou de réflexion

« Pour une éducation au cinéma intégrée dans une pédagogie de projet multimédia ». Irma Velez, Université Paris Sorbonne – IUFM de Paris

« L’intégration du cinéma hollywoodien en classe de langue : réflexions sur quelques points de convergence disciplinaires ». Cristel Maury, Université Toulouse 2 Le Mirail

« L’anglais par les contextes : l’adaptation cinématographique et sa didactisation ». Sylvain Belluc, Université de la Sorbonne Nouvelle-Paris 3

« Didactisation d’un contenu cinématographique et acquisition d’une L/C2 (langue/culture cible) ». Anne-Laure Dubrac, Université Paris-Est Créteil

« Supports filmiques transversaux en pratique de la langue : document authentique ou authentiquement intéressant ? ». Joséphine Rémon, Université Lumière Lyon 2, Laboratoire ICAR

*Notes de pédagogie

« How Personal Heirloom Stories Can Spark Emotion and Motivation by Using Short Films in the EFL classroom ». Kenneth Beirne et Pierre Floquet, IPB Bordeaux

« Les séries télévisuelles juridiques américaines : représentations langagières et culturelles d’une communauté professionnelle ». Anne-Marie O’Connell, Université Toulouse 1 Capitole

« Teaching Foreign Languages through the Analysis of Film and Television Series: English for Legal Purposes ». Dana Di Pardo Léon-Henri, Université Paris Sorbonne (Paris IV)

« Le cinéma, de la motivation à la mobilisation intellectuelle ». Maria-Alice Médioni, Université Lumière Lyon 2

*Fiche pédagogique

« Doublage d’un extrait de Volver d’Almodóvar et modification du scénario ». Gaïdig Gilet, Collège Jean Racine, Viroflay

Prix de vente du numéro : 12€

Pour le commander : www.apliut.com, page Cahiers.

Le volume est en ligne sur Revues.org : http://apliut.revues.org/2641

Cahiers de l’APLIUT XXXI

Vient de paraître Recherche et pratiques pédagogiques en langues de spécialité – Cahiers de l’APLIUT, volume XXXI N° 1 (février 2012)

 « Image et enseignement / apprentissage des langues : le cas du secteur LANSAD »

Articles:

  •  « La photographie, un outil pour communiquer en classe de langue ». Catherine Muller, Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, DILTEC
  • « Utilisation de supports visuels et de l’induction linguistique pour répondre aux besoins d’apprenants en anglais de spécialité ». Corinne Landure, IUT d’Épinal
  • « Using Images as an Effective Tool to Facilitate Teaching Legal Concepts ». Elsa Liebenberg, Université de Nice Sophia-Antipolis
  • « Using visual documents in distance learning: Questions raised by an e-learning Business English course ». Joseph Egwurube, Université de La Rochelle, Laboratoire CHRIA
  • « Représentations des enseignants d’anglais et évaluation d’un dispositif hybride : image de soi, image de l’apprenant et appropriation du dispositif ». Rebecca Starkey-Perret, Julie McAllister et Marie-Françoise Narcy-Combes, Université de Nantes
  •  » Le projet « CV multilingue automatisé » ». Linda Terrier, Christine Vaillant Sirdey et Mathilde Arino, IUT ‘A’ Paul Sabatier Toulouse 3 
  • « Image, créativité et sentiment d’efficacité personnelle » (note de pédagogie). Véronique Hébrard, École Supérieure d’Agriculture d’Angers
  • « L’image publicitaire comme facilitatrice de la prise de parole » (fiche pédagogique). Nolwena Monnier, IUT ‘A’ Paul Sabatier Toulouse

 

Le prix de vente du numéro est de 12€. Le volume est en ligne sur Revues.org : http://apliut.revues.org/2140 Seuls les résumés, le plan et un extrait des articles sont actuellement consultables. Les articles seront accessibles en texte intégral à partir de février 2013.

TransversalitéS en didactique des langues

APPEL A CONTRIBUTIONS POUR LE NUMERO 21 D’EDL

(Etudes en Didactique des Langues)

TransversalitéS en didactique des langues

Notre époque se caractérise par un développement exponentiel des savoirs ainsi que par une compréhension élargie du monde et des êtres qui nous entourent.

Néanmoins, cette accélération du cumul des connaissances s’accompagne presque inéluctablement d’une forme de fragmentation des savoirs. Si les scientifiques du XVIIIe siècle pouvaient se livrer à la fois aux mathématiques, à la physique, à la biologie pour aborder  en dernier lieu la philosophie, ceux du XXIe siècle s’écartent bien souvent de cette démarche au profit d’une spécialisation toujours plus aiguë.

En France, la mise en place récente d’organismes d’évaluation de la recherche donne aux scientifiques une raison de plus d’adopter des spécialisations toujours plus pointues car moins risquées et plus valorisantes en termes de reconnaissance institutionnelle et d’avancement de carrière. De même, les récentes récompenses individualisées octroyées par les institutions pour encourager le mérite ou la productivité, en oubliant ou en négligeant la dimension collective du travail de recherche, favorisent l’individualisme et risquent d’empêcher le partage des connaissances et la mise en commun des compétences, éléments majeurs à d’éventuelles solutions aux problèmes mondiaux : l’intelligence collective.

Un espace propice à la transversalité des savoirs est souhaitable. Certes la première étape de la construction des connaissances est celle d’une spécialisation structurante fondée sur l’accumulation des connaissances élaborées par les générations passées, la seconde étape est celle de l’innovation, un enrichissement hybride des disciplines et une prise de risques « indisciplinée ».

Le thème proposé pour ce numéro d’Etudes en Didactique des Langues est vaste ; il s’agit de s’interroger sur la place de la transversalité disciplinaire et de l’intelligence collective. Nous nous situerons dans une perspective large de la notion de transversalité dans les formes et les modalités d’apprentissage mais également dans les domaines disciplinaires (EPS, arts, musique) où ce concept est particulièrement présent.

– La transversalité permet-elle de définir et/ou développer des points d’accroche facilitateurs pour l’apprentissage d’une langue étrangère ? Dans quelle(s) mesure(s) cette notion est-elle utile aux étudiant-e-s pour capitaliser leurs apprentissages ?

– La transversalité amène-t-elle à une transgression pédagogique ? Favorise-t-elle l’autonomie des enseignant-e-s ? des étudiant-e-s ?

– Quelles sont, dans l’enseignement, les implications de cette vision qui voit se développer des concepts tels que l’intelligence collective ou la prise en compte globale de l’apprenant-e ?

– La transversalité est-elle un retour vers un « âge d’or », une époque où philosophie et sciences étaient moins cloisonnées ? Comment la transversalité permet-elle le dialogue et la coopération des disciplines ? Comment la transversalité et le croisement des disciplines peuvent-elles concourir à améliorer la qualité de la recherche ?

Les propositions de contributions peuvent se faire en français ou en anglais : article entre 10 et 15 pages développant un des aspects de la problématique pour le numéro 21 de Etudes en didactique des langues (ex. Les Après-midi de LAIRDIL) en 2012. Etudes en didactique des langues est une revue à comité de lecture international.

Les propositions peuvent être adressées par courrier électronique (lairdil@lairdil.org) ou par la poste avant le 15 juin 2012.

Réponses quant à l’acceptation des propositions avant le 30 juin 2012.

Les articles devront être remis pour le 30 septembre 2012.

Mutations en contexte dans la didactique des langues

Appel à communications

Mutations en contexte dans la didactique des langues :

le cas de l’approche plurilingue, pluriculturelle et de la perspective actionnelle.

29 et 30 août 2012

UFR LSH, Université de la Réunion

Colloque organisé par le laboratoire CRLHOI EA4078 (Centre de Recherches Littéraires et Historiques dans l’Océan Indien Université de la Réunion)

Un peu plus de 10 ans après la parution du Cadre européen de référence pour les langues (CECRL), au lendemain de l’émergence dans les universités de masters d’enseignement et de la parution du Cadre de référence pour les approches plurielles (CARAP), qui entend développer « de façon concrète la conception de la compétence plurilingue et pluriculturelle promue par le Conseil de l’Europe », ce colloque propose de revenir sur la mise en œuvre de l’approche retenue par les auteurs du CECRL.

Le Cadre a suscité la publication de nombreux ouvrages et articles et sert désormais de base de travail, que ce soit pour l’élaboration des programmes officiels de langue, ou pour la mise en place et la description des cours que proposent la plupart  des organisations publiques et privées. On voit même les descriptions des niveaux et la perspective  actionnelle se répandre au-delà des frontières de l’Europe et pour des langues non européennes.

Le colloque sera l’occasion d’explorer l’impact de ces préconisations du CECRL sur la didactique des langues. L’attention se portera tout spécialement sur le domaine de l’apprentissage plurilingue et pluriculturel et sur les questions relatives aux mutations dans les textes et les pratiques et à la pertinence ou non de ces éléments  de politique linguistique éducative, dès lors que l’on se situe dans des contextes européens spécifiques, comme la Réunion, ou non européens, comme la zone de l’Océan Indien.

Le colloque s’articulera autour des axes suivants :

Axe 1 : Le Cadre : contextualisation des politiques linguistiques éducatives

-Quelles interprétations, adaptations de la perspective actionnelle et de la conception d’une compétence plurilingue ont été faites dans les différents textes officiels des pays européens et même en dehors de l’Europe ?

-L’approche retenue par le Cadre est-elle adaptée à tous les contextes notamment à ceux des pays non européens ? Quelle pertinence l’approche actionnelle a t-elle dans ces contextes ?

Axe 2 : Des politiques  linguistiques  à la mise en œuvre

-La promotion d’une compétence plurilingue et pluriculturelle a-t-elle trouvé un véritable écho dans les programmes  et les réalités  de la classe ?

-L’approche plurilingue et la perspective actionnelle ont-elles un impact sur la formation des enseignants ?

-Comment et dans quelle mesure la formation des formateurs d’enseignants tient-elle compte des réformes des politiques éducatives et des avancées de la recherche en didactique ?

Axe 3 : Impact et pertinence des réformes

-Quelles mutations et quelles permanences les systèmes éducatifs et les pratiques ont-ils vécu ?

-Quelles résistances – liées par exemple au système et aux représentations des acteurs – sont perceptibles ?

-Quel avenir pour la perspective actionnelle, l’approche plurilingue et pluriculturelle au vu de la diversité des contextes ?

Les éclairages apportés pourront être de natures diverses et se fonder sur des recherches en didactique et acquisition des langues, linguistique, psychologie (sociale ou culturelle), sociolinguistique, sciences cognitives, sciences de l’éducation, neurosciences…

Les propositions de communication peuvent être soumises en anglais et en français jusqu’au 15/04/2012.

Elles comprendront un résumé (environ 400 mots), 5 mots clés et 5 références bibliographiques.

Pour en savoir plus, se rendre sur le site : http://cdl.univ-reunion.fr/

Journée d’études sur la francophonie

JOURNÉE D’ÉTUDES INTERNATIONALE
17 mars 2012
Université Féminine d’Ewha, Séoul

Dynamique des langues et plurilinguisme en Corée.
Quel rôle pour la Francophonie ?

Vous pouvez télécharger ici le programme bilingue de cette journée
conf francophonie 17 mars 2012 + (pensez à ajuster la taille avant l’impression) ainsi que le plan d’accès (cliquez pour l’agrandir)

Nous signalons que l’interprétation bilingue coréen – français sera entièrement assurée.

La Corée, dans le contexte culturel asiatique et mondial de ce début de troisième millénaire, vit une période où les langues sont soumises à des dynamiques importantes et encore mal analysées. Elles sont en contact, souvent en forte compétition, pour occuper le champ de l’éducation et la pratique sociale. On assiste à des avancées, des reclassements, des pertes de valeur symbolique et de prestige, sur le marché des langues (Bourdieu). L’anglais semble en position de force, mais qu’en est-il des langues européennes et aussi des langues de la grande région, comme le chinois et le japonais ? Qu’en est-il des langues de la migration et des familles « mixtes » dont l’épanouissement est lié à la question linguistique ? Quelle place, dans ce concert, pour le français, porteur des cultures et des valeurs de la Francophonie, développement, solidarité, citoyenneté ?

La recomposition des départements universitaires entamée depuis plusieurs années (avec des regroupements, et parfois des disparitions), les réformes curriculaires drastiques au niveau du lycée et du supérieur, l’hétérogénéité des besoins des étudiants (entre curiosité culturelle, goût esthétique et profit immédiat, mobilité professionnelle et soif d’ouverture interculturelle) doivent nous inciter à faire le point et à réfléchir à l’avenir.

L’hypothèse forte est celle d’une montée du plurilinguisme, en dehors de la présence, certes déterminante, de l’anglais. La question est de savoir comment ce plurilinguisme doit être géré.

Dans ce contexte d’ouverture sur des échanges qui se développent au niveau
mondial, mais d’abord au niveau de la grande région Asie de l’Est, il y a lieu de se demander comment peuvent intervenir des enseignants, des étudiants, des scientifiques, des artistes, des professionnels des média, des citoyens et des décideurs, en somme des acteurs sociaux, devant la complexité de la situation.

Fort du cadrage que lui assurera, à l’ouverture, la présence d’autorités institutionnelles et politiques de haut niveau, le séminaire visera donc à atteindre deux objectifs principaux :
– Il sera un outil scientifique au service des universitaires désireux d’organiser une réflexion susceptible de promouvoir le plurilinguisme et la diversité culturelle. Le séminaire réfléchira aux articulations qui peuvent exister entre l’offre linguistique présente dans un système éducatif et la définition de la citoyenneté dans un Etat. Selon cette perspective, la Francophonie pourra apparaître comme une intéressante force de proposition.
– Il s’adressera aussi à un public élargi, celui des enseignants de français en Corée. Ceux-ci travaillent dans des conditions souvent difficiles, ne bénéficient pas toujours des outils et des moyens pertinents pour promouvoir leur rôle et leurs fonctions, au service de leurs apprenants. Concrètement, le séminaire définira des pistes pour valoriser l’action des enseignants de français en Corée, les aidera à déployer un argumentaire efficace auprès des apprenants comme dans leur environnement.

Etudes en didactique des langues 18

Le n°18 d’Etudes en didactique des langues (Les Après-midi de LAIRDIL) consacré à L’espace en didactique des langues, vient de paraître.
On peut le commander via le site du LAIRDIL : http://www.lairdil.org

Sommaire

Introduction
Nicole Décuré

1ère partie : Entre les murs
Émergence d’un espace didactique multidimensionnel autour de la relation enseignant-apprenant
Christiane Hoybel
Des rangs d’oignons au salon où l’on cause : réflexions sur l’évolution de l’espace-classe
Nicole Décuré
Gestion de l’espace et transactions didactiques dans l’action des professeurs en classe de langues
Dominique Forest & Brigitte Gruson
Portraying the language-culture link through spatial representation in three US language textbooks
Laura M. Hartwell

2ème  partie : Hors les murs
Déstructuration du temps et de l’espace
Jean-Paul Narcy-Combes
L’espace en didactique des langues : un espace en expansion, en cours de reconfiguration ?
Françoise Haramboure
The community: an ideal space for learning
Malama Tsimenis
Cyber espace et mémorisation
Dominique Vinet
L’atelier d’écriture : un espace pour un trio gagnant
Férida Lakhdar-Barka

Les langues dans le cinéma européen

Appel à contribution. Les Cahiers de l’Afeccav, n°5

Les langues dans le cinéma européen

L’espace géopolitique européen est un espace en mutation défini plus fréquemment  par des considérations économiques que culturelles. A l’instar de cet espace, le cinéma européen est mouvant et mérite que nous nous focalisions sur les concepts qui permettent de l’identifier et de le définir en cette première décennie du vingt-et-unième siècle. Les ouvrages et publications universitaires se focalisent, pour la plupart, sur les cinémas nationaux et les cinémas d’auteurs. Les Cahiers de l’Afeccav proposent d’étudier des films qui constituent le « patrimoine cinématographique européen ». Comment s’est constitué ce patrimoine s’il s’est effectivement constitué ? Quels échanges ont eu lieu ? Dans tous les cas, la construction d’une production européenne implique des choix linguistiques à tous niveaux (production, tournage, distribution, réception). Quel est l’impact des langues nationales, régionales et des spécificités linguistiques sur ce patrimoine ?

La multiplicité des langues est l’une des particularités de l’espace européen qui s’oppose en cela à l’autre grand centre de production cinématographique occidental, l’Amérique du Nord. Leur abondance constitue-t-elle un frein ou participe-elle au contraire du dynamisme de la production européenne ? Comment fonctionnent les échanges de programmes et de films en Europe sous la contrainte des barrières linguistiques ? Y a-t-il des langues dominantes ? Les langues régionales ont-elles une place dans la production européenne ? La langue apparaît comme marqueur national mais également comme marqueur social à travers les accents (ex : accents régionaux, accents ruraux, accents d’immigrés de première génération, accents de banlieue) ou à travers des formes linguistiques posées comme moyens d’affirmation d’une identité transnationale, de cultures hybrides.  Quels rôles jouent les langues et les accents dans la construction des stéréotypes ? Comment ces marqueurs circulent-ils au sein de la cinématographie européenne ? Quelles sont les retombées esthétiques de tels marqueurs ?

En matière de production et de diffusion, comment la législation européenne interfère-t-elle avec les législations nationales, et comment influence-t-elle la production de films, téléfilms et séries ? Y a t il des obligations linguistiques dans les systèmes de production ? Les co-productions aboutissent-elles inévitablement aux « europuddings » qui seraient forcément joués en anglais, puis doublés dans différentes langues ? Qu’apportent réellement les programmes tels que MEDIA, EUROPA dans la volonté politique de préserver des langues ? Comment ces co-productions influent-elles sur la langue de tournage ? Quelle est la circulation de coproductions tournées dans des langues régionales sur le marché européen ?

Les liens établis dès les années 1920 entre les producteurs européens se sont amplifiés lors de la généralisation du parlant. L’aspect historique de ces échanges intra-européens mérite également d’être revisité sous l’angle linguistique. Dans les années 1930, avant le développement du doublage, le tournage d’un même film en plusieurs langues simultanément a donné des résultats étonnants. Le Chemin du paradis a eu un énorme succès tout comme Die Drei von der Tankstelle. Les acteurs ne sont pas les mêmes, mais le scénario est identique. Des nuances peuvent être trouvées dans le jeu des acteurs et leur façon de prononcer les répliques. Ces comparaisons entre les films français, italiens, allemands, anglais, hongrois, suédois, etc. tournés en multiversions à cette époque sont riches d’enseignements sur les contextes de production comme sur les contextes de réception. Par exemple les films germano-tchèques tournés juste avant la « crise des Sudètes » prennent un sens particulier selon la langue dans laquelle ils sont joués.

Dans les années 1950, des films internationaux sont tournés avec des acteurs de différents pays, pour favoriser les coproductions. Il existe une « version internationale » du Guépard avec chaque acteur s’exprimant dans sa langue maternelle. Les films sont redoublés dans la langue de chaque pays. Quelles sont les transformations qu’impliquent les jeux d’accents, les idiosyncrasies linguistiques d’un même film vu dans différents pays ?

Se pose aussi la question de la réception spectatorielle au sein de l’Europe.  Comment s’organisent les croisements, les transferts et les échanges ? Les publics nationaux acceptent-ils plus facilement certaines langues que d’autres en version originale ? Entre VO, doublage et sous-titrage, comment le sens même d’un dialogue se trouve-t-il modifié en passant une frontière ? Les remakes sont-ils indispensables pour faire circuler des films à forte coloration culturelle locale ? (ex : Bienvenue chez les Chtis). Enfin peut-on noter des évolutions quant à la réception du cinéma européen en Europe et à l’extérieur de l’Europe ?

Les propositions de contributions devront être soumises, en français ou en anglais à Isabelle Le Corff et Martin Barnier pour le 15 février 2012. Après examen des propositions par le comité éditorial des Cahiers de l’AFECCAV, les auteurs dont les propositions auront été retenues s’engageront à remettre leur contribution pour le 1er juin 2012.

Colloque Langues en mouvement

Appel à communications

Colloque Langues en mouvement

les 6 et 7 septembre 2012

UFR de Langues, CRINI, Université de Nantes

Nous assistons à l’émergence de pratiques innovantes qui intègrent l’expérience esthétique et les pratiques artistiques à la didactique des langues. Ces pratiques s’organisent le plus souvent autour de collaborations entre artistes, linguistes, didacticiens et littéraires. Au delà d’un nécessaire état des lieux, ce colloque international vise à examiner ces pratiques dans des contextes culturels et institutionnels variés, à préciser leurs assises théoriques et méthodologiques, à établir des éléments de comparaisons avec des pratiques similaires dans d’autres pays, et à faire le point sur leurs évolutions. Afin de créer une certaine cohérence dans notre réflexion, nous ciblons les pratiques artistiques liées au spectacle vivant (« performing arts »), notamment théâtre, musique, danse, mime, opéra, arts du cirque, etc., en incluant le cinéma et la vidéo qui entretiennent des rapports étroits avec ces arts. Nous souhaitons privilégier des approches qui engagent l’action de l’apprenant (enaction et co-action) et qui, d’autre part, prennent en compte la place du corps et des émotions dans le développement des compétences langagières et culturelles. Par ailleurs, pour compléter les communications universitaires traditionnelles, nous attendons également des propositions d’ateliers « hands-on« , qui relient le faire et le dire de manière concrète, en réalisant ensemble de courtes simulations didactiques analysées ensuite par les participants.

Nous soumettons, à titre indicatif, quelques pistes de travail qui pourraient être abordées dans le cadre de ce colloque :

– études empiriques qui documentent la plus-value des pratiques artistiques dans le développement de compétences linguistiques et culturelles spécifiques, et d’attitudes favorisant la capacité à apprendre des langues ;

– le point sur les recherches récentes concernant les ancrages théoriques et empiriques de ces approches, en provenance de diverses disciplines d’appui : sciences cognitives, linguistique, musicologie, psychologie, sciences de l’éducation, sociologie, performance studies… ;

– études de cas qualitatives approfondies, notamment longitudinales, montrant les effets des pratiques artistiques dans des contextes particuliers ;

– l’intérêt de ces pratiques pour des apprenants à besoins éducatifs spécifiques ;

– études comparatives portant sur ces pratiques dans des contextes culturels et linguistiques différents, (notamment dans plusieurs pays) ;

– la prise en compte des pratiques transversales artistiques et langagières dans le cadre institutionnel (par exemple, instructions officielles) et leur application sur le terrain ;

– les rapports entre ces pratiques et l’évaluation des compétences linguistiques, culturelles et artistiques de l’apprenant, et des propositions pour créer ou améliorer des outils d’évaluation pertinents.

Veuillez envoyer le titre et un résumé de 200 à 250 mots (en format Word) à Joëlle Aden et Andy Arleo avant le 31 janvier 2012.

Veuillez indiquer après le titre s’il s’agit d’une proposition d’un atelier (50 minutes) ou d’une communication (30 minutes dont 10 minutes de discussion).

Vous serez prévenu de notre décision pour le 31 mars 2012.

 

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