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Mutations en contexte dans la didactique des langues

Appel à communications

Mutations en contexte dans la didactique des langues :

le cas de l’approche plurilingue, pluriculturelle et de la perspective actionnelle.

29 et 30 août 2012

UFR LSH, Université de la Réunion

Colloque organisé par le laboratoire CRLHOI EA4078 (Centre de Recherches Littéraires et Historiques dans l’Océan Indien Université de la Réunion)

Un peu plus de 10 ans après la parution du Cadre européen de référence pour les langues (CECRL), au lendemain de l’émergence dans les universités de masters d’enseignement et de la parution du Cadre de référence pour les approches plurielles (CARAP), qui entend développer « de façon concrète la conception de la compétence plurilingue et pluriculturelle promue par le Conseil de l’Europe », ce colloque propose de revenir sur la mise en œuvre de l’approche retenue par les auteurs du CECRL.

Le Cadre a suscité la publication de nombreux ouvrages et articles et sert désormais de base de travail, que ce soit pour l’élaboration des programmes officiels de langue, ou pour la mise en place et la description des cours que proposent la plupart  des organisations publiques et privées. On voit même les descriptions des niveaux et la perspective  actionnelle se répandre au-delà des frontières de l’Europe et pour des langues non européennes.

Le colloque sera l’occasion d’explorer l’impact de ces préconisations du CECRL sur la didactique des langues. L’attention se portera tout spécialement sur le domaine de l’apprentissage plurilingue et pluriculturel et sur les questions relatives aux mutations dans les textes et les pratiques et à la pertinence ou non de ces éléments  de politique linguistique éducative, dès lors que l’on se situe dans des contextes européens spécifiques, comme la Réunion, ou non européens, comme la zone de l’Océan Indien.

Le colloque s’articulera autour des axes suivants :

Axe 1 : Le Cadre : contextualisation des politiques linguistiques éducatives

-Quelles interprétations, adaptations de la perspective actionnelle et de la conception d’une compétence plurilingue ont été faites dans les différents textes officiels des pays européens et même en dehors de l’Europe ?

-L’approche retenue par le Cadre est-elle adaptée à tous les contextes notamment à ceux des pays non européens ? Quelle pertinence l’approche actionnelle a t-elle dans ces contextes ?

Axe 2 : Des politiques  linguistiques  à la mise en œuvre

-La promotion d’une compétence plurilingue et pluriculturelle a-t-elle trouvé un véritable écho dans les programmes  et les réalités  de la classe ?

-L’approche plurilingue et la perspective actionnelle ont-elles un impact sur la formation des enseignants ?

-Comment et dans quelle mesure la formation des formateurs d’enseignants tient-elle compte des réformes des politiques éducatives et des avancées de la recherche en didactique ?

Axe 3 : Impact et pertinence des réformes

-Quelles mutations et quelles permanences les systèmes éducatifs et les pratiques ont-ils vécu ?

-Quelles résistances – liées par exemple au système et aux représentations des acteurs – sont perceptibles ?

-Quel avenir pour la perspective actionnelle, l’approche plurilingue et pluriculturelle au vu de la diversité des contextes ?

Les éclairages apportés pourront être de natures diverses et se fonder sur des recherches en didactique et acquisition des langues, linguistique, psychologie (sociale ou culturelle), sociolinguistique, sciences cognitives, sciences de l’éducation, neurosciences…

Les propositions de communication peuvent être soumises en anglais et en français jusqu’au 15/04/2012.

Elles comprendront un résumé (environ 400 mots), 5 mots clés et 5 références bibliographiques.

Pour en savoir plus, se rendre sur le site : http://cdl.univ-reunion.fr/

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Journée d’études sur la francophonie

JOURNÉE D’ÉTUDES INTERNATIONALE
17 mars 2012
Université Féminine d’Ewha, Séoul

Dynamique des langues et plurilinguisme en Corée.
Quel rôle pour la Francophonie ?

Vous pouvez télécharger ici le programme bilingue de cette journée
conf francophonie 17 mars 2012 + (pensez à ajuster la taille avant l’impression) ainsi que le plan d’accès (cliquez pour l’agrandir)

Nous signalons que l’interprétation bilingue coréen – français sera entièrement assurée.

La Corée, dans le contexte culturel asiatique et mondial de ce début de troisième millénaire, vit une période où les langues sont soumises à des dynamiques importantes et encore mal analysées. Elles sont en contact, souvent en forte compétition, pour occuper le champ de l’éducation et la pratique sociale. On assiste à des avancées, des reclassements, des pertes de valeur symbolique et de prestige, sur le marché des langues (Bourdieu). L’anglais semble en position de force, mais qu’en est-il des langues européennes et aussi des langues de la grande région, comme le chinois et le japonais ? Qu’en est-il des langues de la migration et des familles « mixtes » dont l’épanouissement est lié à la question linguistique ? Quelle place, dans ce concert, pour le français, porteur des cultures et des valeurs de la Francophonie, développement, solidarité, citoyenneté ?

La recomposition des départements universitaires entamée depuis plusieurs années (avec des regroupements, et parfois des disparitions), les réformes curriculaires drastiques au niveau du lycée et du supérieur, l’hétérogénéité des besoins des étudiants (entre curiosité culturelle, goût esthétique et profit immédiat, mobilité professionnelle et soif d’ouverture interculturelle) doivent nous inciter à faire le point et à réfléchir à l’avenir.

L’hypothèse forte est celle d’une montée du plurilinguisme, en dehors de la présence, certes déterminante, de l’anglais. La question est de savoir comment ce plurilinguisme doit être géré.

Dans ce contexte d’ouverture sur des échanges qui se développent au niveau
mondial, mais d’abord au niveau de la grande région Asie de l’Est, il y a lieu de se demander comment peuvent intervenir des enseignants, des étudiants, des scientifiques, des artistes, des professionnels des média, des citoyens et des décideurs, en somme des acteurs sociaux, devant la complexité de la situation.

Fort du cadrage que lui assurera, à l’ouverture, la présence d’autorités institutionnelles et politiques de haut niveau, le séminaire visera donc à atteindre deux objectifs principaux :
– Il sera un outil scientifique au service des universitaires désireux d’organiser une réflexion susceptible de promouvoir le plurilinguisme et la diversité culturelle. Le séminaire réfléchira aux articulations qui peuvent exister entre l’offre linguistique présente dans un système éducatif et la définition de la citoyenneté dans un Etat. Selon cette perspective, la Francophonie pourra apparaître comme une intéressante force de proposition.
– Il s’adressera aussi à un public élargi, celui des enseignants de français en Corée. Ceux-ci travaillent dans des conditions souvent difficiles, ne bénéficient pas toujours des outils et des moyens pertinents pour promouvoir leur rôle et leurs fonctions, au service de leurs apprenants. Concrètement, le séminaire définira des pistes pour valoriser l’action des enseignants de français en Corée, les aidera à déployer un argumentaire efficace auprès des apprenants comme dans leur environnement.

Enseignement des langues et construction européenne

Enseignement des langues et construction européenne

Le plurilinguisme, nouvelle idéologie dominante

Bruno Maurer

Archives Contemporaines, septembre 2011, 153 pages
ISBN : 978-2-8130-0066-8
Résumé :
A la fin des années quatre-vingt-dix, le Cadre européen commun de référence proposait à l’enseignement des langues deux perspectives : perspective actionnelle et didactique du plurilinguisme.
Dix ans après, on dispose d’assez d’éléments pour dresser un bilan critique de l’évolution de l’enseignement des langues sous l’influence du Conseil de l’Europe. Le premier constat est que didactique du plurilinguisme et didactique des langues ne sont pas synonymes et pourraient même être antinomiques. Avec l’éducation plurilingue et interculturelle, il ne s’agit plus en réalité d’enseigner les langues, mais de construire de toutes pièces l’identité du futur citoyen européen.
L’examen des compétences visées, des dispositifs de formation des enseignants et des curriculums montre que les aspects linguistiques sont considérablement minorés. Dans le même temps, le rôle de l’institution scolaire dans l’enseignement des langues et la professionnalité d’enseignant de langue sont profondément remis en question. Ces mutations très profondes s’opèrent pourtant sans bruit : c’est que le plurilinguisme fonctionne comme nouvelle idéologie dominante, se présentant comme un horizon désormais indépassable.
Un examen minutieux des textes de référence de l’éducation plurilingue et interculturelle permet de démonter les mécanismes de cette domination. Pourquoi l’Europe s’intéresse-t-elle tellement à l’enseignement des langues ? Au service de quel projet politique celui-ci est-il enrôlé ? Si la critique se fait politique, c’est parce que l’enseignement des langues est aujourd’hui partie prenante d’un projet politique dont chercheurs et enseignants ignorent largement les enjeux… alors qu’ils sont invités à le développer et à le mettre en oeuvre.
Sommaire :
L’EDUCATION PLURILINGUE ET INTERCULTURELLE : LE NOUVEAU PARADIGME DE L’EDUCATION EN EUROPE

  • Quand l’Europe s’intéressait à l’enseignement des langues
  • Quand l’Europe dissout l’enseignement des langues dans l’éducation plurilingue et interculturelle
DE QUOI L’EDUCATION PLURILINGUE EST-ELLE LE NOM ? PRODUCTION ET DIFFUSION D’UNE IDEOLOGIE
  • Processus d’élaboration du corps de doctrine
  • Conditions d’élaboration et de diffusion de l’idéologie
  • Quelle légitimité démocratique ?

ROLE DE L’IDEOLOGIE PLURILINGUE DANS LA CONSTRUCTION DE L’EUROPE

  •  Couvrez ce monolinguisme que je ne saurais voir
  • Promotion de droits linguistiques contre déficits de citoyenneté européenne
  • Idéologie plurilingue et construction d’une Europe libérale
  • Un enseignement de l’ignorance

Passeurs de culture et Transferts culturels

APPEL à COMMUNICATIONS

Passeurs de culture et Transferts culturels

Colloque international, 5 et 6 octobre 2012

Université Nancy 2 – Campus Lettres et Sciences Humaines

Toute langue traduit et véhicule une identité culturelle spécifique, collective ou personnelle, selon l’histoire du locuteur, de l’écrivain ou de l’artiste. Toutefois, au travers des mariages mixtes, des migrations, du déracinement, des exils, des expatriations, des redécouvertes identitaires dans les peuples postcoloniaux, se créent de nouvelles synergies qui, de nouveau, agissent sur la langue et la culture, générant ainsi une (des) nouvelle(s) langue(s) et une (des) nouvelle(s) culture(s) à l’intersection de deux ou plusieurs cultures originelles. Il se crée ainsi un nouvel espace interculturel en perpétuelle évolution et construction.

 

Nous appelons à des présentations portant sur toutes les situations où s’opère un transfert, quel qu’il soit, d’une culture à une autre, en interrogeant les notions de passage ou de transfert d’une culture à une autre, d’une langue à une autre, d’une littérature à une autredans leurs multiples aspects, selon les deux axes ci-dessous.

Axe 1 : Multilinguisme ou transferts culturels au travers de la langue

Aussi, sans toutefois que cette liste prétende à l’exhaustivité, les phénomènes suivants, touchant à la nature sociale du langage et des langues, pourront-ils être abordés :

– le bilinguisme et/ou la diglossie en littérature ou dans la société, et leur impact sur l’interculturalité ;

– les évolutions d’une langue au contact d’une autre ;

– les questions du choix linguistique par un auteur et les notions d’interactions exolingues, d’interlangue ou de langue de l’entre-deux ;

– les critères culturels dans les choix de traduction d’une oeuvre littéraire…

Axe 2 : Passeurs de culture et contacts culturels

Il s’agira ici d’analyser les rapports entre deux ou plusieurs cultures, et de déterminer le rôle social des passeurs de culture et leur influence sur l’évolution d’une civilisation donnée. Pourront donc être analysés :

– les chocs culturels provoqués par les situations de rencontres libres (mariages mixtes par exemple) ou imposées (colonisation, exil politique, émigration économique)

– leurs conséquences sociales et leurs représentations littéraires ou artistiques

– les procédés de l’influence d’une culture sur une autre

– les intellectuels dans la posture de passeurs de culture (enseignants, traducteurs, écrivains bilingues, exilés)

– l’engouement pour une culture étrangère (par exemple, la diffusion de l’humanisme au 16esiècle ou du romantisme au 18e ou encore l’engouement d’une nation pour une autre)…

Le colloque se tiendra en français et il est ouvert à toutes les aires linguistiques et culturelles. Les objets d’étude seront pluridisciplinaires (textes littéraires ou non, cinéma, théâtre, beaux-arts, iconographie, peinture, phénomènes sociaux) et les approches pourront être théoriques ou analytiques. Le type d’approche choisi, le corpus d’étude ainsi que les notions utilisées devront cependant être clairement indiqués et définis dans les résumés comme dans les présentations.

 

Modalités de soumission des propositions de communication

Date limite de réception des propositions 3 janvier 2012

Notification d’acceptation aux auteurs après examen en aveugle par le comité scientifique : 1er mars 2012.

Format des propositions :

  • 1 page isolée comportant le nom, l’appartenance institutionnelle, le grade, le titre de la communication et les coordonnées de l’auteur (adresse professionnelle, adresse personnelle, adresse électronique et téléphone)
  • Sur 1 autre page : un résumé de 15 à 20 lignes en français ou en anglais (Word, Times 12, interligne 1,5) présentant le corpus étudié, les idées principales, le raisonnement et les conclusions générales, et précisant le cadre et les notions. 3 mots-clés devront également être mentionnés.

Langue du colloque : français.

Les communications seront de 20 minutes, suivies de 10 minutes de questions.

Les actes du colloque (avec comité de lecture) seront publiés à l’issue de la manifestation. Les consignes éditoriales seront envoyées avec la réponse.

Les propositions de communication seront adressées à :

Elsa Chaarani : Elsa.Chaarani@univ-nancy2.fr

Catherine Delesse : Catherine.Delesse@univ-nancy2.fr

Laurence Denooz : Laurence.Denooz@univ-nancy2.fr

 

 


Culture et Recherche

N° 124, HIVER 2010-2011, 64 PAGES

DOSSIER : DIVERSITÉ DES LANGUES ET PLURILINGUISME

Numéro dans son intégralité

La pluralité des langues est de mieux en mieux perçue comme une donnée essentielle à la compréhension de l’Humain. La recherche sur le plurilinguisme et ses modalités connait en conséquence un fort développement.

Le ministère de la Culture et de la Communication, chargé avec d’autres départements ministériels de la politique linguistique de la France, encourage des recherches dans ce domaine, avec plusieurs objectifs : assurer la sauvegarde de notre patrimoine linguistique, enrichir les connaissances sur les pratiques linguistiques réelles, et développer les technologies de la langue pour les usages numériques.

Par son essence même, la langue est une composante présente dans tous les secteurs de la culture. Le dossier de ce numéro de Culture et recherche, conçu avec la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, fait état des recherches et des débats en cours sur la coexistence et le métissage des langues.

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