Archives Mensuelles: avril 2011

Facebook et la classe de FLE

Facebook et la classe de FLE : confusion des genres ou expansion des compétences ?

Etre enseignant de Français Langue Etrangère en Corée du Sud en 2011 implique forcément de prendre en compte l’évolution des pratiques des apprenants, elles-mêmes en relation avec l’évolution des technologies de l’information et de la communication. Dans un contexte de management des départements universitaires selon des critères de plus en plus commerciaux, faire évoluer ses pratiques de classe peut même s’avérer vital si l’on souhaite maintenir l’attractivité des études de français à l’université face à la concurrence anglophone. Comme la Corée du Sud est l’un des pays les mieux reliés à l’Internet et que le Web Social est déjà très populaire chez les jeunes coréens depuis plusieurs années (Cyworld), j’encourage, depuis 2008, mes étudiants à utiliser Facebook pour développer leurs compétences en français.

Même si, en Corée, l’utilisation de Facebook souffre d’une indéniable concurrence face à Cyworld, il me paraît intéressant d’orienter les étudiants vers un réseau social à première vue plus « exotique » mais aussi plus ouvert. Contrairement à Cyworld, Facebook ne requiert pas l’enregistrement d’un numéro de sécurité sociale pour s’inscrire ; il n’est pas obligatoire d’y révéler sa véritable identité et son utilisation est entièrement gratuite. Ces prérequis me semblaient essentiels pour choisir le réseau social que j’utiliserais avec mes étudiants. De plus, Facebook représente également l’opportunité d’une ouverture sur le monde grâce à sa popularité dans le reste du monde et à son interface multilingue.

L’objet de cette petite réflexion est avant tout une volonté de partager une expérience de classe novatrice de pédagogie numérique. Le succès de Facebook a fait naître de nombreux mythes au sujet de sa nocivité pour les relations sociales mais Facebook n’est ni meilleur ni pire que ses utilisateurs. C’est juste un outil et un concept dont il serait dommage d’ignorer le potentiel en termes de techniques d’enseignement. Contrairement aux sites Internet classiques, Facebook n’est pas une source d’information s’adressant à un utilisateur passif. Son succès repose principalement sur ses fonctions de rassemblement et d’interaction sociale. Comme échanger et partager se trouvent également au cœur des processus de communication, il est tout à fait envisageable de profiter de Facebook dans l’enseignement d’une langue étrangère.

Afin de déterminer le rôle du tuteur et d’évaluer l’intérêt pédagogique du procédé pour les étudiants de la classe de français, il faudrait bien sûr que je procède à une description complète du procédé que j’ai mis en place. Malheureusement le temps me manque alors je vous propose de venir rejoindre le groupe de mes amis étudiants sur Facebook et vous pourrez observer le procédé de l’intérieur. Bien sûr, l’utilisation de Facebook dans la classe de FLE comporte des limites et peut présenter certains risques que nous pouvons essayer d’identifier.

D’après cette expérience, il me semble que le dispositif favorise effectivement la spontanéité et l’autonomisation des étudiants. Toutefois, le caractère informel des interactions n’encouragent pas vraiment la précision syntaxique. Le manque de formalité sur Facebook a aussi ses avantages : c’est par exemple l’occasion d’introduire quelques expressions et termes de langage moins soutenus (mais néanmoins très fréquents) que ceux que nous utilisons en classe. La priorité accordée au message se traduit donc par une désacralisation de la langue et du statut de l’enseignant. Ainsi, l’implémentation de Facebook dans le processus d’apprentissage d’une langue étrangère implique une redéfinition de la posture professionnelle de l’enseignant et du rôle de l’étudiant.

Certains y verront une confusion des genres entre la sphère privée et la sphère professionnelle, mais n’est-ce pas là justement la rançon du succès de ce dispositif ? Les raisons de recruter un enseignant étranger pour une université de Corée sont nombreuses. Entre autres, il s’agit d’apporter une dose d’immersion dans le cursus des étudiants en langue étrangère. En Corée, cette dimension se traduit souvent par de nombreuses sollicitations pour participer à des activités socialisantes en dehors de la classe. Si Facebook est utilisé en complément des activités de classe, alors ce procédé n’est ni plus ni moins intrusif que les pratiques sociales habituelles.

Quelle que soit l’époque à laquelle nous avons reçu notre formation d’enseignant, il est peu probable que l’utilisation de réseaux sociaux pour la classe fût au programme. Or, la génération d’étudiants à laquelle nous nous adressons a grandi avec l’ordinateur, Internet et les réseaux sociaux en ligne. Un étudiant coréen qui a 20 ans aujourd’hui utilise Cyworld et ses fonctions d’interaction sociale depuis 5 ans, soit un quart de sa vie. Est-il encore possible d’enseigner une langue vivante en ignorant les applications probables que nos étudiants en feront ? Malgré ses imperfections, Facebook est le plus répandu des réseaux sociaux à l’échelle de la planète. Même s’il est hors de question d’en faire le moyen unique et le but ultime de l’apprentissage en classe de langue étrangère, comment ne pas s’y intéresser ?

Placer l’étudiant au centre du processus d’apprentissage, c’est aussi réduire le clivage numérique qui sépare nos générations. Par conséquent, il nous appartient d’adapter notre enseignement aux outils de communication qui constituent le quotidien de nos apprenants et de s’appuyer sur les compétences communicationnelles qui les caractérisent.

Vincent Prévost

www.facebook.com/prof.vince


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La presse française (suite)

Dans l’esprit de ce blog, je propose de prolonger le travail de Franck sur la presse française.  Par la même occasion, je vous invite à corriger, approfondir, ajuster et développer les ressources que j’ajoute ici. Encore deux ou trois interventions inspirées par des expériences de classe concrètes et j’imagine que nous pouvons aboutir à une séance pédagogique aussi riche que précise et pratique.

Loin des manuels de FLE à la prétention universelle, je préfère toujours concevoir mes cours pour le public cible qui nous concerne, c’est-à-dire de jeunes adultes coréens ayant choisi le français pour spécialité à l’université.

Dans le cas de cette séquence pédagogique, je pense que nous répondons aux besoins et aux attentes d’une classe de niveau A2. Toutefois, il est toujours possible d’adapter le niveau des exercices en détaillant la progression pendant la séquence ou bien en développant l’expression personnelle en fin de séquence.

Textes et questions de cours en version PDF

Panorama de la presse française

Voici une présentation PowerPoint, disponible ici, qui peut servir de base pour donner un aperçu de la presse française à vos étudiants.

Franck Barbin

Le CECRL

Le Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues (CECRL) est un document publié par le Conseil de l’Europe en 2001. Il définit des niveaux de maîtrise d’une langue étrangère en fonction de savoir-faire dans différents domaines de compétence. Ces niveaux constituent actuellement la référence dans le domaine de l’apprentissage et de l’enseignement des langues étrangères.

Wikipedia

Voici un lien vers le site officiel et vous pouvez télécharger une version PDF de ce document ici.

Dans l’idéal, chaque enseignant devrait être capable de situer ses étudiants sur les échelles de compétence proposées par ce document. Évidemment, toute classification peut être qualifiée d’arbitraire et d’inadaptée au contexte précis de chacune de nos situations d’enseignement. Imaginez cependant comme notre tache serait simplifiée,  notre intervention plus efficace et les syllabus mis en ligne pour les étudiants au début du semestre plus représentatifs si à la fin du semestre on vous disait:

« Alors, le semestre prochain, vous aurez une classe de Civilisation niveau B1, deux classes de Conversation niveau A1 et une classe de Français des Affaires niveau A2. Votre objectif est de renforcer le niveau des classes de Civi et de Français des Affaires tandis qu’en Conversation, nous attendons de vous que vous aidiez les étudiants à progresser d’un niveau. »

Vincent Prévost

Présentation du groupe AFC

Bonjour à tous,

Nous avons le plaisir de vous présenter le groupe « Les Acteurs du Français en Corée » qui a vu le jour en décembre 2010. L’AFC est officiellement rattaché à l’Association d’Études de la Culture Française et des Arts en France et est associé à GERFLINT Synergies Corée.

L’AFC a l’ambition de remplir plusieurs buts :

–          Souder les enseignants francophones en Corée ;

–          Centraliser les informations utiles pour les enseignants et/ou les chercheurs que nous sommes ;

–          Donner une plus grande visibilité à notre travail en Corée et au-delà.

Pour ce faire, nous avons mis en place plusieurs moyens de communication  (site Internet, page Facebook et page Youtube) qui sont décrits plus en détail dans la catégorie présentation.

Nous espérons que vous participerez activement à cette initiative et que vous rendrez ces divers outils vivants et fonctionnels dans l’intérêt du plus grand nombre.

En espérant vous compter bientôt parmi nous.

Franck Barbin,

Président des Acteurs du Français en Corée.

Apprendre le français en Corée – 1997/1998

Groupe interparlementaire d’amitié France-Corée du Sud

Rapport N° 18

Version PDF disponible ici.

Cette étude issue de la thèse de doctorat de Madame Park Sung-Hee, décrit l’ensemble du système éducatif coréen dans lequel s’inscrit l’enseignement des langues étrangères. Recensant les actions entreprises en faveur du français en Corée, elle propose une série d’aménagements.

INTRODUCTION

Cette étude a pour origine la constatation d’un paradoxe apparent concernant le statut du français en Corée : alors que très peu de Coréens maîtrisent cette langue, celle-ci fait partie du cursus d’un grand nombre d’étudiants, et la culture française conserve son prestige.

Dans l’esprit de nombreux Coréens, la France est synonyme de pays d’art, de culture et de luxe. Les références à la France en terme de littérature, de mode, d’arts plastiques… jusqu’à l’art culinaire, sont fréquentes.

Pourtant, la langue française concerne essentiellement le milieu institutionnel. Malgré l’intérêt qu’il suscite, son enseignement ne s’avère pratiquement jamais être à la hauteur des espérances des apprenants : ceux-ci souhaiteraient surtout la maîtrise de l’oral et l’accès à la culture du pays d’accueil.

Ce constat conduit à rechercher les possibilités d’un enseignement mieux adapté au contexte local.

On ne peut aborder le statut d’une langue étrangère dans un pays, sans évoquer au préalable le contexte général représenté par les traditions intellectuelles et culturelles, ainsi que le système de valeurs associé à ces traditions. Le bouddhisme et surtout le confucianisme ont marqué de leur empreinte la société coréenne, en particulier son système éducatif.

Par ailleurs, le statut du français ne peut s’établir qu’en relation avec les autres langues principales enseignées. La conception de la langue et de la culture par les Coréens eux-mêmes doit aussi être précisée, car elle influence leur attitude à l’égard des autres langues-cultures.

L’observation de ce contexte met en évidence la nécessité de dynamiser l’enseignement/apprentissage du français, ce qui entraînerait la valorisation de son statut. Cette valorisation devrait se donner trois objectifs :

-  améliorer la formation des enseignants ;

-  adapter les programmes aux besoins des apprenants ;

-  rendre plus efficace le soutien du gouvernement français.

Envie de faire un Blog avec vos étudiants coréens ?

Alors, suivez les conseils avisés de Rodolphe et Marcela Meidinger, enseignants de FLE en Corée depuis plusieurs années.

Problèmes de prononciation du français par des locuteurs coréens

Dans cet article, Christian Houlez décrit l’alphabet coréen afin de déterminer les difficultés d’apprentissage de la prononciation du français pour des étudiants coréens.

L’Enseignement de la compréhension orale : objectifs, supports et démarches

«L’Enseignement de la compréhension orale : objectifs, supports et démarches », Jean-Michel Ducrot  (Lycée Saint-Joseph, Istanbul)

Pour lire cet article, suivez ce lien.

Perception du français prononcé par des étudiants coréens

« Perception du français prononcé par des étudiants coréens », 김 현주 (Kim Hyeon-Zoo), Université Dankook 단국 대학교

Cet article, disponible ici, apporte quelques suggestions pour la correction phonétique des Coréens qui apprennent le français.

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