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Colloque de l’Association Coréenne d’Etudes Québécoises

Colloque de l’Association Coréenne d’Etudes Québécoises (ACEQ)

◇ Fécondité et hétérogénéité culturelle ◇

Date : Le 24 nov 2012, 13h30∼18h
Lieu : Université Sungkyunkwan (Toegye Hall of Humanities, salle 31709)
Organisation : Association Coréenne d’Etudes Québécoises
Hote : Centre des Etudes Francophones de l’Université Sungkyunkwan
Parrainage : Bureau du Québec à Séoul, Université Sungkyunkwan

Programme : 14e_2012__colloque_aceq

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Colloque SCELLF du 6 octobre a l’univ. SKKU

Perspectives didactiques de la culture et de l’art francais

Samedi 6 Octobre 2012, Université SungKyunKwan (Séoul), Toegye Hall of Humanities

▪ Organisation : Société Coréenne d’Enseignement de Langue et Littérature Françaises
▪ Hote : Département de langue et littérature françaises – SKKU
▪ Partenaires : L’Ambassade de France – Institut Français, National Research Foundation of Korea, Université SungKyunKwan (Centre de recherches des sciences humaines, BK21 Unité de recherches de l’enseignement de la culture et de l’art français), Shinasa

Voir details du programme et plans d’acces : 2012_programme_Colloque_FR

colloque SCLLF décembre 2011

Le Colloque annuel de la Société coréenne de langue et littérature françaises (SCLLF) aura pour thème :  » La littérature du 19ème siècle et son sens contemporain « . Il aura lieu le samedi 10 décembre 2011 de 09h30 à 17h00 à l’Université Yonsei.

Lors de ce colloque, vous pourrez notamment assister à l’intervention de M. Bruno CLEMENT (Univ. Paris 8). Vous pouvez télécharger ici le programme : ColloqueSCLLF dec2011

Retraductions

Retraductions

Sous la direction de Christine Lombez

Nantes : Cécile Defaut, coll. « Horizons Comparatistes », 2011.

EAN 9782350183009.

Présentation de l’éditeur :

Parce qu’elle est fondamentalement interprétation, une traduction vieillit généralement plus vite que l’oeuvre originale. Qu’il y a-t-il de commun, par exemple, entre la version donnée d’Homère par Mme Dacier au XVIIIe siècle, la version de Leconte de Lisle un siècle plus tard, et celle de P. Jaccottet au XXe siècle, si ce n’est le texte d’Homère lui-même ? D’une retraduction à l’autre se lit toute la distance du temps qui passe, des convenances qui évoluent, de la langue qui se transforme, des goûts et des pratiques d’écriture qui se modifient… Pour autant, le dilemme du traducteur (être fidèle à l’« esprit » ou à la « lettre » du texte étranger) reste, lui, toujours le même. La retraduction semble un point d’observation idéal pour analyser « la pulsion de traduction entretenue par l’insatisfaction à l’égard des traductions existantes » (P. Ricoeur). Pourquoi (pour qui) retraduit-on ? Pour rectifier les erreurs avérées d’une traduction antérieure ? Pour répondre à un « horizon d’attente » littéraire et culturel en constante mutation ? Pour des raisons banalement commerciales ? Quel type de relation un (re)traducteur entretient-il avec la version produite par son ou ses prédécesseurs ?

Autant de questions que cet ouvrage aborde en explorant des retraductions de textes littéraires en prose ou en vers, de la Bible, de livrets d’opéra, des retraductions-adaptations pour la scène, des traductions-relais (effectuées à partir d’une langue intermédiaire), etc. Dans une perspective interdisciplinaire, ce volume s’intéresse à l’étude de traductions multiples d’une même oeuvre, à l’investigation des conditions socioculturelles de leur production et de leur réception, aussi bien qu’aux techniques et processus de retraduction, à leur évaluation, sans omettre de faire appel à l’expérience concrète, menée « sur le terrain », par les praticiens de la (re)traduction d’aujourd’hui.

Sommaire disponible sur Fabula

 

 

 

Poste d’enseignant(e) en Littérature française du XXe siècle et théorie littéraire à l’Université Nationale de Séoul

Le département de langue et littérature françaises de l’Université Nationale de Séoul recrute un(e) enseignant(e) de littérature française.

Date d’entrée en fonction : le 1er mars 2012.

 

Qualifications requises :

·Diplôme de Doctorat en Littérature française du XXème siècle et théorie littéraire

·Deux articles ou ouvrages théoriques au minimum publiés après le 1er novembre 2008 dans des revues spécialisées ou chez des éditeurs académiquement reconnus

·Ouverture d’esprit vers d’autres cultures et civilisations

·Une bonne compétence en anglais de préférence

 

Tâches :

·Enseignement de 9 heures par semaine au niveau des 1er, 2e et 3e cycles

·Direction de mémoires et de thèses

·Participation à l’administration du département

 

Conditions de travail :

·Salaire annuel entre 25 000 et 60 000 euros selon l’expérience professionnelle et le degré de professorat

·Studio ou appartement pour les professeurs dans le campus à loyer très modéré

·Contrat d’un minimum de 4 ans renouvelable

·Séjour permanent en Corée requis

 

Documents à fournir :

·Diplômes (licence, maîtrise, doctorat)

·Dossier universitaire complet (bulletins de notes compris)

·Curriculum vitae

·Liste complète des publications académiques (articles, ouvrages)

·Lettre de motivation

·Projet de recherche

·2 lettres de recommandation de spécialistes du(des) domaine(s) en question

·Le texte intégral d’un article représentatif du domaine et de la qualité des recherches du candidat

 

Les candidats feront d’abord l’objet d’une pré-sélection ; les candidats pré-sélectionnés seront contactés avant le 15 octobre 2011. Il leur sera alors demandé des documents et des informations supplémentaires.

 

Pour tout renseignement supplémentaire, prière de consulter le site internet de l’Université (http://en.snu.ac.kr/academic/aca0701.jsp) ou de contacter le professeur LEE Young-Mock, responsable du département.

Dossiers à envoyer au plus tard le 31 septembre 2011 à l’adresse france@snu.ac.kr.

Adresse : Seoul National University, Departement of French Language and Literature, 1 Gwanak-ro, Gwanak-gu, Seoul 151-742, South Korea

Le français : langue d’adoption

LE FRANÇAIS : LANGUE D’ADOPTION ET D’ACCUEIL POUR L’ECRITURE LITTERAIRE

Les écrivains étrangers de langue française : approche esthétique et critique

INTERCÂMBIO Revue électronique d’Etudes Françaises de l’Université de Porto (2ème série – nº 4)

[Ana Paula Coutinho & José Domingues de Almeida (Orgs.)]

La problématique autour de l’émergence et reconnaissance d’une « littérature-monde » en français, le débat essayistique centré sur le prétendu déclin de la culture française, les déplacements physiques et culturels croissants dans le monde contemporain, ainsi que le renouvellement théorique et critique des Etudes Francophones ont fini par mettre en lumière une tradition, mais aussi le dégagement d’une tendance actuelle chez certains auteurs non-français et non-francophones de naissance, à s’exprimer littérairement en langue française.

Ce fait incontestable pose un certain nombre de questions, aussi bien d’ordre esthétique que socioculturel, qu’il y a tout lieu de creuser et d’interroger : le fait d’écrire en français cautionne un attachement identitaire et affectif à / par la langue française et confirme ou consolide le penchant spécifique du français dans la médiation culturelle en contexte mondialisé, voire assigne à ces écrivains un rôle majeur dans le renouveau littéraire en langue française (Cf.Brincourt, 1997), même si cet apport peut tout aussi bien être « récupéré » par une certainedoxa hexagonale en mal d’exotisme ou de sauvegarde esthétique et culturelle contre la menace anglo-saxonne (Cf. Porra, 2008), ou être l’objet de stratégies complexes ou inavouées, aux limites de l’aliénation (Cf. Porra, 2011).

Rappelons que cette mouvance, – qui se voit à maintes reprises décerner des prix littéraires non-négligeables (Jonathan Littell et Atiq Rahimi n’ont-ils pas vu leur roman respectif couronné par le Prix Goncourt ? Amin Maalouf ne vient-il pas d’être élu à l’Académie Française au premier tour ?) -, obtient bien régulièrement l’adhésion et les faveurs des instances de légitimation littéraire et en vient même à susciter plusieurs phénomènes littéraires ou coups médiatiques dont la scène parisienne se montre si friande ; un fait qui mérite d’être creusé dans toute sa complexité.

Aussi, l’approche de cet aspect allophone de l’écriture en français ne manque-t-elle pas de soulever des questions de taxinomies critiques, voire géographiques ailleurs dans le panorama littéraire de langue française, surtout en ce qui touche aux frontières assez poreuses ou complexes entre le champ français et les écritures classées et placées sur le rayon francophone du domaine littéraire en langue française, notamment issues de pays dont la langue officielle n’est pas le français, mais qui connurent la colonisation ou l’emprise françaises (Maghreb, Liban ou Maurice).

Elle engage aussi une conscience aiguë et attentive des conditions et stratégies d’écriture en jeu dans les rapports de force entre ces auteurs et le centre, mais aussi vice versa, à savoir les atouts que ce centre étale en vue d’inviter ou de capter ces écritures allophones.

Nous proposons, dès lors, aux chercheurs que cette thématique intéressera, de se pencher sur les aspects critiques, esthétiques, identitaires, polémiques, interculturels et linguistiques concernant des écrivains ayant adopté, ou ayant été accueillis / invités par la langue française pour l’écriture alors que rien, au départ, ne les y prédestinait : Milan Kundera, Anna Moï, Andreï Makine, Jonathan Littell, Atiq Rahimi, Nancy Huston, Eduardo Manet, Gherasim Luca, Pia Petersen, Aki Shimazaki, Brina Svit, Jorge Semprun, Hector Bianciotti, Amin Maalouf, entre autres.

 

Présentation des articles

Le texte sera original, inédit et rédigé en français ou en portugais. Il ne pourra pas être publié ailleurs sans l’accord de l’éditeur.

Le tapuscrit respectera le guide de style (voir document ci-dessous). Il ne dépassera pas une longueur de 20 pages, bibliographie comprise.

Les auteurs sont priés d’adresser leur proposition d’article à Ana Paula Coutinho amendes@letras.up.pt et à José Domingues de Almeida jalmeida@letras.up.pt en précisant en objet « Intercâmbio nº 4 », le 31 décembre 2011 au plus tard.

http://www.apef.org.pt

FEUILLE DE STYLE EN VUE DE LA PRÉSENTATION D’ARTICLES

1. Réception des articles :

Pour la publication des articles (nº4) dans la revue Intercâmbio, prière de nous faire parvenir un exemplaire en format électronique (Word, aux deux courriels suivants : amendes@letras.up.pt et jalmeida@letras.up.pt jusqu’au 31 décembre 2011.

2. Nombre maximum de pages : 20 A4 (y compris références bibliographiques) ; corps du texte : 1,5 espacement et taille 12 Times New Roman.

3. Titre / sous-titre de l’article :

– Le titre est centré, en capitales, gras, taille 12, interligne 1,5.

– Le sous-titre en lettres majuscules et minuscules, gras, taille 12, interligne 1,5, centré immédiatement sous le titre, suivi de deux lignes.

4. Auteur (s) :

– Le nom de(s) l’auteur(s) sera(ont) aligné(s) à droite après le titre.

– L’institution et/ou Centre de Recherche auxquels appartient(nent) l'(les) auteur(s) figurera en dessous du nom, suivi du courriel ; le tout en taille 11.

5. Résumé et mots-clés :

Dix lignes maximum, interlignes 1 espace, suivies de « mots-clés » (3 à 5 mots dans la même langue du résumé, et en anglais : abstract + keywords) ; le tout en taille 11.

Le texte de l’article commence à la deuxième page.

6. Citations :

– Les citations jusqu’à 3 lignes doivent intégrer le corps du texte, clairement signalées par l’utilisation des guillemets doubles « espacement ». Pour les citations comprises dans une autre citation utiliser les guillemets simples. Indiquez la source immédiatement après.

– Les citations dépassant les 3 lignes seront détachées du corps du texte, avec une ligne en blanc avant et après, sans utiliser de guillemets, avec deux utilisations de la touche tab(ulation), en taille 10, en indiquant la source immédiatement après en taille 12.

– Les suppressions dans la citation doivent être signalées avec des points de suspension entre parenthèses: (…) et les interpolations entre crochets droits […].

– Les notes en bas de page seront en taille 10.

7. Références bibliographiques :

– Les références bibliographiques doivent venir dans le corps du texte, entre parenthèses, avec le nom de l’auteur, la date de publication et la page. Sont d’usage aussi pour le même auteur, même ouvrage, autre page : (idem: 67) ; même auteur, même ouvrage et même page : (ibidem) ; cité par une autre source : (apud Martin, 1985: 34) ; plusieurs pages : (Martin, 2008: 45-67) ; une page et la suivante : (Martin, 2007: 23s.). Si la citation n’est pas littérale : (cf. Martin, 1989: 34)

– Les références bibliographiques complètes doivent paraître en fin d’article, en taille 11, en liste précédée du titre Bibliographie :

Exemples à suivre :

DERRIDA, Jacques (2001). L’Université sans condition. Paris: Galilée.

CHARLES, Pol (1999). « Le silence des mots ». In: Le Carnet et les Instants, nº 109, pp. 22-31.

Service des Bibliotheques de l’UQAM (2006). « Infosphère» http://www.bibliotheques.uqam.ca/InfoSphere/> [consulté le 21/IV/2007]

ASPECTS LINGUISTIQUES DU TEXTE POÉTIQUE

ASPECTS LINGUISTIQUES DU TEXTE POÉTIQUE

Textes réunis par David BANKS

Paris, L’Harmattan, juillet 2011, 308 pages – 29,50 euros – ISBN 9782296550889

La poésie constitue un genre noble. Il semble alors approprié de démontrer comment une approche linguistique peut contribuer à notre compréhension et appréciation du genre poétique. Les contributions présentes dans ce livre en illustrent la variété en nous donnant une vaste panoplie du champ étudié. S’adressant à tous ceux qui sont intéressés par la poésie, ce livre donne de nouveaux éclaircissements sur le genre poétique.

Il s’agit des actes des 8èmes journées de l’ERLA des 16-17 novembre 2007.

Jacques COULARDEAU en fait la critique suivante sur son blog  http://www.myspace.com/DrJacquesCOULARDEAU/blog/543778759

« Baudelaire, Rimbaud et Verlaine » insiste, statistiques à l’appui, sur le fait que la poésie augmente le poids du nominal et de l’adjectival au détriment du verbal, surtout conjugué et donc non adjectivisé. Cela correspond à la suprématie du spatial sur le temporel dans la poésie. Le langage poétique est alors la sortie du temps en une osmose avec le cosmos spatial en une sorte d’éternité a-temporelle. La poésie est probablement le langage le plus ancien, le plus religieux car il vise à saisir l’espace qui nous environne avant même que le temps ne soit codifié. Le temps d’ailleurs dans la langue est toujours exprimé par des éléments spatiaux métaphoriquement étendu au concept de temps, une invention purement humaine. Le cosmos ne connaît que la durée.

« Les processus définitoires dans le texte poétique : Le Parti pris des choses  de Francis Ponge ; approche linguistique et formelle » est la preuve de l’étude précédente. Ne sont considérés que les choses et objets, pur espace par définition et les actions qui les relient sont toutes saisies sous des formes nominales dont dé-temporalisées (expulsion, aspiration, oppression). Où est le temps de Ponge, s’il en a un ?

« Le slam, poésie contemporaine à l’école et au collège » vous laissera sur votre faim. D’emblée page 77 l’auteure pose la double nature du slam : un art à encourager, et une action socio-politique à surveiller. Mais l’auteure ne considère que le premier ce qui lui fait définir la poésie du slam page 91 comme étant « un travail sur le texte, la rime, les sonorités, les mots, la découverte des règles [de] grammaire poétique du slam qui décloisonne l’écrit et l’oral ». Le sens, les références sémantiques, et donc les sujets, les traitements lexicaux provocateurs sont évacués. Sexion d’Assuat n’existe plus. On fait du slam aseptisé. Dommage. Mais l’école ne mérite pas mieux, même si les élèves méritent cent fois mieux.

« Les effets redondants des combinaisons lexicales et phoniques dans la chanson du tango » ne considère que les enfilades réitérées de mots et de clichés dans les paroles des tangos. Il serait bon d’analyser ces clichés dont beaucoup sont au moins machistes, ce qui n’empêche pas le tango d’être un succès de danse universel. Il est vrai que réitérer en lunfardo les pires inepties sexistes a peu de sens pour les millions de gens qui ne comprennent pas le lunfardo. Et c’est tant mieux.

« Appalachian and African Lyrical Traditions as Measures of Sociolinguistic Gradation and Linguistic Change » défend une approche plutôt inspirée de Labov et montre comment après la deuxième guerre mondiale un processus de normalisation de l’anglais aux USA a effacé des différences dialectales importantes. Cependant elles survivent dans des pratiques poétiques populaires (ballades ou chants afro-américains par exemple). Voir une survivance de formes anglaises anciennes (16ème-17ème siècles) marquées géographiquement est une approche réductrice. Il eût été plus intéressant de montrer les croisements de traditions dans le passé. Mais il n’en reste pas moins que les formes dialectales, et en premier lieu le Black American English survivent lourdement dans la langue de tous les jours de communautés représentant 15 à 20% de la population, voire par la musique et le tout nouveau discours SMS un public encore plus grand, peut-être majoritaire. Ce qu’il appelle « the personal dative » eût du être analysé. Je suis né et ai grandi dans une communauté de langue notoirement française (bien qu’occitane) où on emploie couramment des structures du genre : « Il me te la le lui va donner, sa gifle, à la Thérèse ». Le pronom « le » n’a aucun référent. Ces structures agglutinantes décomposées relèvent d’un fonctionnement mental très profond et donc inaliénable, même par l’école laïque.

« Les adjectifs dans ‘Ode on a Grecian Urn’ de John Keats » est fondée sur une réification de la notion nominale pure, une quasi déification de celle-ci, ce qui est surprenant du fait de la référence à Culioli qui sait que l’unité de base du langage est la lexis (Lecteur-Lire-Livre) qui comprend deux éléments nominaux autour d’un élément verbal central. Intéressant cependant de voir Culioli être cité.

« Le texte poétique pour révéler le texte en prose : Kipling, l’altérité et la fonction médiatrice des poèmes » me semble oublier que tout discours, poétique, littéraire ou non, est le fruit d’un auteur dans son contexte qui s’adresse à un public, quel qu’il soit, dans son contexte propre. Il n’y a pas d’énoncé dans action d’énoncer et donc d’énonciateur. Le récit que l’auteur construit reflète son objet visé et son être conscient ou inconscient et en même temps vise à produire un effet sur l’autre, quel qu’il soit. On ne peut pas nier cela sinon en se taisant.

« Comprendre l’incompréhensible » semble poser que l’incompréhensible poétique devient compréhensible par une paraphrase. Mais c’est là le paradoxe de la poésie. Elle n’est ni dite ni écrite, en un mot composée, pour alimenter les gloses savantes des érudits, mais pour construire dans son public des émotions souvent inexprimables autrement. C’est pour cela qu’elle s’associe souvent (et originellement toujours) à la musique.

« Solipsisme et Intersubjectivité dans Stealing de Carol Ann Duffy » semble oublier qu’un individu contient au moins quatre êtres différents selon Lacan, quatre dimensions irréductibles à sa personnalité. Et quand ce « je » s’adresse à un autre « je » nous sommes alors confrontés à des jeux complexes en seize possibilités. Incommunicabilité dit l’auteur. C’est le moins qu’on puisse dire. Il ajoute alors deux attitudes devant cela : le refus de cette incommunicabilité absurde, et la résignation car il n’y a rien d’autre à faire que de continuer à communiquer de façon incommunicable. Dites ce que vous avez à dire. Il en restera toujours quelque chose.  J’ai beaucoup aimé la différence entre métaphore in praesentia et métaphore in absentia, page 263 et suivantes.

L’article « La dimension poétique du discours religieux » est entièrement contenu dans sa phrase finale : « La poésie n’est donc pas un plus du discours religieux, mais est en osmose génétiquement originelle avec le discours religieux. » Cette phrase se fonde sur un long voyage des origines indo-européennes du « héros – tue – dragon » à la Bible, un peu Aristote et beaucoup la musique sacrée médiévale et baroque dans les langues originelles.

Les littératures du début des XXe et XXIe siècles dans leur rapport au siècle précédent

Appel à contribution pour le n°7 de la revue électronique Textes et contextes (Université de Bourgogne), dirigé par Laurent Mellet

 

D’un début de siècle à l’autre –

Les littératures du début des XXe et XXIe siècles dans leur rapport au siècle précédent

Le numéro 7 de la revue Textes et contextes de l’EA 4182 (Centre Interlangues, TIL, Université de Bourgogne) consacrera sa réflexion aux littératures du début des XXe et XXIe siècles dans leur rapport au siècle précédent, à la croisée d’une étude esthétique et d’une interrogation des genres et de l’histoire littéraires. Il s’agira d’analyser les filiations formelles, génériques et éthiques entre les littératures du début du vingtième siècle et celles de ce début de vingt-et-unième siècle. Alors que le tropisme de « fin de siècle » a souvent fait l’objet d’études littéraires et historiques (J. R. Aymes et S. Salaün, éds., Les Fins de siècles en Espagne, 2003), nous proposons de poursuivre la réflexion pluridisciplinaire engagée dans le volume publié à Dijon en 2000 (Terence McCarthy, éd., Les Débuts de siècles). La littérature de cette première décennie demeurant peu étudiée sous un angle diachronique, puisque récente et difficile à théoriser, ce volume s’attachera à combiner approches diachronique et synchronique afin de fournir plusieurs premières pistes possibles de réponse épistémologique. À travers cette double tentative de définition de la fiction contemporaine, il s’agira bien d’apporter une contribution diversifiée aux recherches actuelles visant à définir et à conceptualiser celle-ci (dans le domaine anglophone, on pense aux travaux des Universités de Brighton et de Lincoln, avec la parution en 2012 d’une nouvelle revue chez Routledge, C21: A Journal of 21st-Century Writing).

Le questionnement sera double : quelles sont les similitudes possibles entre la littérature d’aujourd’hui et celle du début du XXe siècle ? Après le postmodernisme et le postréalisme, en quoi écrit-on ou non aujourd’hui comme au début du XXe siècle ? Les hésitations contemporaines entre un réalisme nécessairement éthique et une modernité toujours instable et en devenir sont-elles semblables à celles des auteurs du début du siècle dernier ?

Au-delà, c’est la question d’une possible ressemblance de forme dans ses rapports conflictuels avec la littérature d’hier, que nous souhaitons poser à la fiction contemporaine. Est-elle structurée sur un même couple rejet/fascination dans ses filiations ? Quel est son rapport au postmodernisme et à ses avatars du XXe siècle ? Y décèle-t-on les mêmes logiques qui furent celles du rapport de la littérature du début du XXe siècle aux lettres du XIXe siècle ? Il pourrait y avoir ici de fructueuses possibilités de conceptualisation de cette fiction sous un angle générique autant que stylistique, non plus dans ses réécritures de la littérature du début de siècle passé, mais dans son approche critique similaire de ce qui l’a précédée.

En littérature anglaise, certains échos sont déjà sensibles dans ces deux domaines, comme celui de Virginia Woolf chez Ian McEwan, de Forster chez Zadie Smith, de Rosamond Lehmann ou d’Evelyn Waugh chez Jonathan Coe. Alors que les littératures édouardienne, prémoderniste et moderniste, voulaient se démarquer des auteurs victoriens, trop réalistes et trop frileux, on sait aujourd’hui que la « révolution » moderniste ne put se fonder que sur une transgression de principes qui furent remodelés autant que respectés, comme les nouvelles définitions du réalisme (plus social, plus humaniste) allaient le prouver dès les années 1930. En quoi l’obsession d’une certaine littérature britannique aujourd’hui d’être « contemporaine » à tout prix, et son appropriation subversive des nouveaux codes réalistes de la fiction du XXe siècle, suivent-elles les mêmes logiques d’écriture qui furent celles des écrivains à l’aube du siècle dernier ? Les pôles du postmodernisme et du postréalisme s’annulent-ils dans l’écriture d’aujourd’hui, ou bien cette dernière les met-elle en exergue comme les littératures édouardienne et géorgienne le faisaient, selon Woolf, avec le réalisme et le modernisme ? Nos travaux s’inscriront dans le sillage des premières directions fournies par Richard Bradford (The Novel Now, 2007), Philip Tew (The Contemporary British Novel, 2007), Nick Bentley (Contemporary British Fiction, 2008), ou encore Émilie Walezak et Jocelyn Dupont (éds., L’Intertextualité dans le roman anglophone contemporain, 2010).

Dans Los espejos del novelista (1998), D. R. de Moya étudie certaines similitudes entre la littérature de langue espagnole du début du XXe siècle et celle de ces dernières années dans l’importance accordée à l’autoréférence et à la métafiction (chez Benjamín Jarnés et Antonio Espina). Cette direction pouvait-elle se comprendre hier comme procédant d’une tentative de réponse aux interrogations consécutives à la crise intellectuelle de 1898 ? Le modernisme espagnol et l’avant-garde du « Novecentismo » se positionnaient-ils à l’égard du réalisme de Galdós, par exemple, de la même manière qu’aujourd’hui, dans le sillage des écrivains de la « Movida », les romanciers s’éloignent du réalisme social caractéristique du Franquisme à travers une nouvelle approche narrative de la mémoire et de l’Histoire ? Peut-on songer à un artiste contemporain parodiant ses prédécesseurs comme le faisait Enrique Jardiel Poncela au début du XXe siècle ?

La notion d’avant-garde pourra encore être convoquée par les spécialistes des littératures de langue allemande : alors que le mouvement du « Heimatkunst » a pu remettre en question le réalisme poétique de la seconde moitié du XIXe siècle, est-il possible de déceler un positionnement commun à la fiction contemporaine et à la « modernité classique » des premières décennies du XXe siècle, et son avant-gardisme dadaïste et expressionniste, dans leur rapport au réalisme et à l’Histoire ?

Les propositions de contribution (un résumé d’une page assorti de cinq références bibliographiques maximum) devront parvenir avant le 15 novembre 2011 aux adresses suivantes : lau.mellet@gmail.com et revuetil@u-bourgogne.fr

Les textes devront être inédits. Langues acceptées : allemand, anglais, espagnol, français, italien, polonais, russe.

Notification d’acceptation : 30 novembre 2011

Remise des articles : 15 février 2012

Résultat de l’expertise : 15 mai 2012

Retour des articles revus : 1er juillet 2012

Publication du numéro : novembre 2012

La notification d’acceptation ne sera qu’indicative, la décision de publication finale étant soumise au résultat de l’expertise anonyme des articles remis au 15 février. Pour toute information complémentaire prendre contact avec Laurent Mellet, coordinateur du numéro,  lau.mellet@gmail.com

Site de la revue : http://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/

Programme bilingue du colloque conjoint le 11 juin à Ewha

Le 5e colloque conjoint international des associations d’études françaises se déroulera à l’Université Ewha le samedi 11 juin 2011 de 9h30 à 18h00. Le programme est disponible en version PDF ici. Vous y trouverez la liste des conférences qui auront lieu à l’occasion de ce colloque organisé à l’Université Ewha.

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