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Colloque CFAF 3 novembre 2012

Colloque d’automne, organisé par l’Association d’études de la culture française et des arts en France (CFAF) qui se tiendra à l’Université Kyung Hee (campus suwon) le samedi 3 novembre 2012

Matin : Session pleniere en francais : « Nouvelle orientation de l’histoire de la culture et des arts
français »

Apres-midi : Session Didactique du Fle (en francais) :

Guillaume JEANMAIRE : Le changement linguistique et ses implications en FLE
Gilles OUVRARD : Quelques remarques sur la pratique du français au niveau du Master
Arnaud DUVAL : Coopérations didactiques autour de prolongements numériques en méthodes FLE

Voir details du programme, plan d’acces et bus en piece jointe 2012 colloque d’automne CFAF

Colloque SCELLF du 6 octobre a l’univ. SKKU

Perspectives didactiques de la culture et de l’art francais

Samedi 6 Octobre 2012, Université SungKyunKwan (Séoul), Toegye Hall of Humanities

▪ Organisation : Société Coréenne d’Enseignement de Langue et Littérature Françaises
▪ Hote : Département de langue et littérature françaises – SKKU
▪ Partenaires : L’Ambassade de France – Institut Français, National Research Foundation of Korea, Université SungKyunKwan (Centre de recherches des sciences humaines, BK21 Unité de recherches de l’enseignement de la culture et de l’art français), Shinasa

Voir details du programme et plans d’acces : 2012_programme_Colloque_FR

TransversalitéS en didactique des langues

APPEL A CONTRIBUTIONS POUR LE NUMERO 21 D’EDL

(Etudes en Didactique des Langues)

TransversalitéS en didactique des langues

Notre époque se caractérise par un développement exponentiel des savoirs ainsi que par une compréhension élargie du monde et des êtres qui nous entourent.

Néanmoins, cette accélération du cumul des connaissances s’accompagne presque inéluctablement d’une forme de fragmentation des savoirs. Si les scientifiques du XVIIIe siècle pouvaient se livrer à la fois aux mathématiques, à la physique, à la biologie pour aborder  en dernier lieu la philosophie, ceux du XXIe siècle s’écartent bien souvent de cette démarche au profit d’une spécialisation toujours plus aiguë.

En France, la mise en place récente d’organismes d’évaluation de la recherche donne aux scientifiques une raison de plus d’adopter des spécialisations toujours plus pointues car moins risquées et plus valorisantes en termes de reconnaissance institutionnelle et d’avancement de carrière. De même, les récentes récompenses individualisées octroyées par les institutions pour encourager le mérite ou la productivité, en oubliant ou en négligeant la dimension collective du travail de recherche, favorisent l’individualisme et risquent d’empêcher le partage des connaissances et la mise en commun des compétences, éléments majeurs à d’éventuelles solutions aux problèmes mondiaux : l’intelligence collective.

Un espace propice à la transversalité des savoirs est souhaitable. Certes la première étape de la construction des connaissances est celle d’une spécialisation structurante fondée sur l’accumulation des connaissances élaborées par les générations passées, la seconde étape est celle de l’innovation, un enrichissement hybride des disciplines et une prise de risques « indisciplinée ».

Le thème proposé pour ce numéro d’Etudes en Didactique des Langues est vaste ; il s’agit de s’interroger sur la place de la transversalité disciplinaire et de l’intelligence collective. Nous nous situerons dans une perspective large de la notion de transversalité dans les formes et les modalités d’apprentissage mais également dans les domaines disciplinaires (EPS, arts, musique) où ce concept est particulièrement présent.

– La transversalité permet-elle de définir et/ou développer des points d’accroche facilitateurs pour l’apprentissage d’une langue étrangère ? Dans quelle(s) mesure(s) cette notion est-elle utile aux étudiant-e-s pour capitaliser leurs apprentissages ?

– La transversalité amène-t-elle à une transgression pédagogique ? Favorise-t-elle l’autonomie des enseignant-e-s ? des étudiant-e-s ?

– Quelles sont, dans l’enseignement, les implications de cette vision qui voit se développer des concepts tels que l’intelligence collective ou la prise en compte globale de l’apprenant-e ?

– La transversalité est-elle un retour vers un « âge d’or », une époque où philosophie et sciences étaient moins cloisonnées ? Comment la transversalité permet-elle le dialogue et la coopération des disciplines ? Comment la transversalité et le croisement des disciplines peuvent-elles concourir à améliorer la qualité de la recherche ?

Les propositions de contributions peuvent se faire en français ou en anglais : article entre 10 et 15 pages développant un des aspects de la problématique pour le numéro 21 de Etudes en didactique des langues (ex. Les Après-midi de LAIRDIL) en 2012. Etudes en didactique des langues est une revue à comité de lecture international.

Les propositions peuvent être adressées par courrier électronique (lairdil@lairdil.org) ou par la poste avant le 15 juin 2012.

Réponses quant à l’acceptation des propositions avant le 30 juin 2012.

Les articles devront être remis pour le 30 septembre 2012.

Mutations en contexte dans la didactique des langues

Appel à communications

Mutations en contexte dans la didactique des langues :

le cas de l’approche plurilingue, pluriculturelle et de la perspective actionnelle.

29 et 30 août 2012

UFR LSH, Université de la Réunion

Colloque organisé par le laboratoire CRLHOI EA4078 (Centre de Recherches Littéraires et Historiques dans l’Océan Indien Université de la Réunion)

Un peu plus de 10 ans après la parution du Cadre européen de référence pour les langues (CECRL), au lendemain de l’émergence dans les universités de masters d’enseignement et de la parution du Cadre de référence pour les approches plurielles (CARAP), qui entend développer « de façon concrète la conception de la compétence plurilingue et pluriculturelle promue par le Conseil de l’Europe », ce colloque propose de revenir sur la mise en œuvre de l’approche retenue par les auteurs du CECRL.

Le Cadre a suscité la publication de nombreux ouvrages et articles et sert désormais de base de travail, que ce soit pour l’élaboration des programmes officiels de langue, ou pour la mise en place et la description des cours que proposent la plupart  des organisations publiques et privées. On voit même les descriptions des niveaux et la perspective  actionnelle se répandre au-delà des frontières de l’Europe et pour des langues non européennes.

Le colloque sera l’occasion d’explorer l’impact de ces préconisations du CECRL sur la didactique des langues. L’attention se portera tout spécialement sur le domaine de l’apprentissage plurilingue et pluriculturel et sur les questions relatives aux mutations dans les textes et les pratiques et à la pertinence ou non de ces éléments  de politique linguistique éducative, dès lors que l’on se situe dans des contextes européens spécifiques, comme la Réunion, ou non européens, comme la zone de l’Océan Indien.

Le colloque s’articulera autour des axes suivants :

Axe 1 : Le Cadre : contextualisation des politiques linguistiques éducatives

-Quelles interprétations, adaptations de la perspective actionnelle et de la conception d’une compétence plurilingue ont été faites dans les différents textes officiels des pays européens et même en dehors de l’Europe ?

-L’approche retenue par le Cadre est-elle adaptée à tous les contextes notamment à ceux des pays non européens ? Quelle pertinence l’approche actionnelle a t-elle dans ces contextes ?

Axe 2 : Des politiques  linguistiques  à la mise en œuvre

-La promotion d’une compétence plurilingue et pluriculturelle a-t-elle trouvé un véritable écho dans les programmes  et les réalités  de la classe ?

-L’approche plurilingue et la perspective actionnelle ont-elles un impact sur la formation des enseignants ?

-Comment et dans quelle mesure la formation des formateurs d’enseignants tient-elle compte des réformes des politiques éducatives et des avancées de la recherche en didactique ?

Axe 3 : Impact et pertinence des réformes

-Quelles mutations et quelles permanences les systèmes éducatifs et les pratiques ont-ils vécu ?

-Quelles résistances – liées par exemple au système et aux représentations des acteurs – sont perceptibles ?

-Quel avenir pour la perspective actionnelle, l’approche plurilingue et pluriculturelle au vu de la diversité des contextes ?

Les éclairages apportés pourront être de natures diverses et se fonder sur des recherches en didactique et acquisition des langues, linguistique, psychologie (sociale ou culturelle), sociolinguistique, sciences cognitives, sciences de l’éducation, neurosciences…

Les propositions de communication peuvent être soumises en anglais et en français jusqu’au 15/04/2012.

Elles comprendront un résumé (environ 400 mots), 5 mots clés et 5 références bibliographiques.

Pour en savoir plus, se rendre sur le site : http://cdl.univ-reunion.fr/

Langage, Apprentissage, Communication

La Section de Linguistique et de Didactique des Langues du Département de Langue et de Littérature Françaises de l’Université Aristote de Thessaloniki invite les personnes souhaitant proposer un article en vue de sa publication dans le numéro 5 de la revue Syn-thèses, à envoyer une contribution originale sur le thème « Langage, Apprentissage, Communication ».
Au sein et autour de cette thématique, les auteurs pourront proposer le développement de problématiques, l’exposé d’idées, les résultats d’études qui concernent l’enseignement/apprentissage des langues et plus particulièrement les rapports entre langage et communication.
Les articles soumis doivent être rédigés en grec, en français ou en anglais. Ils seront accompagnés d’un résumé d’environ 300 mots et de 4 mots-clés exprimés dans une  des deux autres langues de la revue.
Les articles seront évalués par un comité scientifique.
Des instructions à propos de la procédure de soumission et des normes de mise en page peuvent être consultées en ligne à l’adresse : http://syntheses.frl.auth.gr

Date limite de soumission des articles : le 31 mai 2012.
La revue sera publiée en décembre 2012.

Etudes en didactique des langues 18

Le n°18 d’Etudes en didactique des langues (Les Après-midi de LAIRDIL) consacré à L’espace en didactique des langues, vient de paraître.
On peut le commander via le site du LAIRDIL : http://www.lairdil.org

Sommaire

Introduction
Nicole Décuré

1ère partie : Entre les murs
Émergence d’un espace didactique multidimensionnel autour de la relation enseignant-apprenant
Christiane Hoybel
Des rangs d’oignons au salon où l’on cause : réflexions sur l’évolution de l’espace-classe
Nicole Décuré
Gestion de l’espace et transactions didactiques dans l’action des professeurs en classe de langues
Dominique Forest & Brigitte Gruson
Portraying the language-culture link through spatial representation in three US language textbooks
Laura M. Hartwell

2ème  partie : Hors les murs
Déstructuration du temps et de l’espace
Jean-Paul Narcy-Combes
L’espace en didactique des langues : un espace en expansion, en cours de reconfiguration ?
Françoise Haramboure
The community: an ideal space for learning
Malama Tsimenis
Cyber espace et mémorisation
Dominique Vinet
L’atelier d’écriture : un espace pour un trio gagnant
Férida Lakhdar-Barka

Langages, Cultures, Sociétés

Appel à communications

Colloque international
Langages – Cultures – Sociétés : interrogations didactiques
20, 21 et 22 juin 2012
Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle- DILTEC (EA 2288)

Le laboratoire de didactique des langues, des textes et des cultures (DILTEC, EA 2288) arrive à l’heure d’un bilan. A cette occasion, et au cours d’une réunion internationale à Paris les 20, 21 et 22 juin 2012, ses membres souhaitent mettre en regard les résultats de leurs travaux avec ceux obtenus dans d’autres équipes et s’interroger ainsi sur les perspectives de recherche qui se dessinent dans le champ de la didactique des langues.

En raison de la pluralité des domaines et des thèmes qui font l’objet des recherches de l’équipe, ce colloque s’organisera autour de quatre thèmes qui, par leurs orientations différentes et leurs recoupements partiels suscitent une réflexion sur les liens entre la didactique des langues et ses disciplines de référence. La compréhension des objets de la didactique des langues impose en effet un travail qui se situe à l’intersection de différentes disciplines qui, comme, la linguistique, la sociologie, la littérature, l’anthropologie, la psychologie, pour ne donner que quelques exemples, contribuent à éclairer les interrogations didactiques.
Deux conférenciers invités ouvriront et fermeront le débat afin d’une part de déterminer les grandes tendances de la recherche dans nos domaines de par le monde et d’autre part de faire une synthèse des débats du colloque. Les travaux du DILTEC seront présentés par ses membres, au cours notamment de quatre conférences plénières. Le colloque, envisagé comme un lieu de rencontres et d’échanges, vise à souligner, à décrire, à analyser ou encore à interroger la complexité des relations qui se tissent entre langages, cultures et sociétés (tout comme entre les disciplines qui les étudient) dans les interrogations et recherches en didactique des langues.
Pour envisager plus précisément un tel objectif, chacun des quatre axes thématiques suivants, dessinent des pistes et des cadres de réflexion autour desquels les propositions de communication s’articuleront.

***

Thème 1 – Politiques Linguistiques éducatives
Les institutions éducatives sont des acteurs décisifs des politiques linguistiques. Elles ont à charge d’assurer la transmission des langues et des savoirs, de diffuser les normes des langues officielles ou majoritaires dans le cadre de la variabilité… Elles constituent une instance de légitimation sociolinguistique… A ces titres, elles ont à valoriser, gérer et développer les répertoires de langues et de discours des apprenants, pour assurer la cohésion sociale, le développement personnel et professionnel, l’égalité des chances et pour répondre aux besoins linguistiques de l’Etat.

Ces responsabilités requièrent d’imaginer, de mettre en oeuvre et d’évaluer, en fonction des contextes et des groupes d’apprenants concernés, des dispositifs adéquats en termes de finalités, objectifs, programmes et démarches d’enseignement, dans le cadre des équilibres démocratiques indispensables et de la prise en charge des réalités multilingues qu’il est devenu politiquement coûteux d’ignorer.

Les propositions de communication porteront sur les questions posées par l’élaboration, la mise en place et l’analyse de tels dispositifs, qui concernent toutes les langues impliquées (de scolarisation, étrangères, régionales, minoritaires, apportées par les personnes migrantes, signées…) dans des contextes éducatifs comme les enseignements pré primaires, obligatoires, de second cycle (général et professionnel), universitaire, de formation continue…

*

Thème 2 – Épistémologie et histoire
Les communications pourront porter à nouveaux frais sur les objets traditionnellement étudiés en histoire et/ou en épistémologie des disciplines d’enseignement : processus de didactisation, de scolarisation et d’institutionnalisation des savoirs linguistiques ou littéraires ; recours de la didactique des langues aux théories de référence, notamment aux théories linguistiques ; rôle des disciplines contributoires (théories de l’acquisition, anthropologie culturelle – ou, plus largement, sciences de la culture –, sociolinguistique, théorie des interactions, psychologie et/ou linguistique cognitive…), etc. De façon plus large, on retiendra de préférence les propositions consacrées aux époques moderne et contemporaine et celles qui cherchent à dresser l’état des recherches les plus récentes en épistémologie de la didactique des langues.

Certaines communications pourront faire écho aux travaux dirigés ou publiés dans le cadre du DILTEC et consacrés notamment
à l’inscription de la didactique des langues au sein des sciences du langage et plus largement  des sciences humaines et sociales ;
aux apports de l’histoire (histoire des sciences et histoire des savoirs enseignés) à l’épistémologie des disciplines et aux liens qu’entretiennent histoire et épistémologie dans différents paradigmes épistémologiques ;
au renouvellement conceptuel des recherches portant sur le plurilinguisme ;
aux rapports entre distanciation scientifique et engagement personnel et/ou idéologique, à la portée éthique et déontologique de la réflexion historico-épistémologique dans le domaine.

Qu’elles soient de type monographique ou à visée plus générale, les communications attendues auront trait également
aux enjeux épistémologiques représentés par les dispositifs d’enseignement et de recherche en didactique des langues : organisation des cursus universitaires (programmes d’enseignement, création de postes, modalités de recrutement des enseignants…) et de la recherche (congrès, revues spécialisées, sociétés savantes, laboratoires…) dans différents contextes nationaux ou internationaux ;
aux formes de diffusion et de vulgarisation des savoirs didactiques et aux effets en retour des pratiques d’enseignement ou de la demande sociale et politique sur l’organisation de la recherche dans le domaine ;
aux modèles historiographiques disponibles et aux questions de méthode en histoire de la didactique des langues (périodisations, établissement des données, constitution de corpus, etc.) ;
à la formation et/ou à l’organisation de traditions ou d’écoles de pensée dans le domaine de la didactique des langues ;
aux conditions et aux formes d’inscription des enseignements consacrés à l’histoire/épistémologie de la didactique au sein des cursus universitaires de didactique des langues.

*

Thème 3  – Contextualisations de l’action didactique
L’action didactique qui s’exerce en direction d’un public d’apprenants est toujours inscrite dans un contexte, elle est située et diverse dans ses réalités. Mais sont aussi diverses les perspectives de recherche de celui qui l’observe et tente d’en rendre compte. Le contexte de l’action didactique peut être caractérisé à partir de variables assez largement acceptées telles que le contexte sociolinguistique (alloglotte ou homoglotte), le niveau scolaire (primaire, secondaire ou supérieur), le type de formation (initiale ou continue), l’âge des apprenants, la modalité de la situation d’exposition à la langue – guidée par un enseignant, apprentissage par immersion, acquisition naturelle non guidée, formelle ou informelle –, le statut sociolinguistique de l’enseignant (natif ou non-natif de la langue enseignée) ou, encore, le statut que l’on attribue à la langue/aux langues faisant l’objet d’une didactisation. Les dispositifs d’enseignements sont eux aussi autant de contextes, que ce soit dans le cadre de cours traditionnels, de cours faisant place à l’interaction ou encore de cours hybrides ou à distance par l’usage des technologies de l’information et de la communication. Ces variables servent à caractériser des contextes qui ne s’excluent pas forcément les uns les autres. Ces contextes interrogent fortement l’agir du professeur de langues, ses représentations et ses savoirs ainsi que l’exploration des modalités d’interaction : sa formation s’en trouve fondamentalement renouvelée. Nous invitons les participants à présenter des travaux qui s’attachent à la caractérisation des contextes dans leur relation avec l’action enseignante, dans leurs dimensions historiques, institutionnelles, sociolinguistiques et socio-politiques, mais aussi localement définis par les acteurs eux-mêmes, et ceci en partant d’enquêtes empiriques ou d’ investigations théoriques en didactique des langues sous l’un des angles suivants :
discours de classe, registres discursifs et énonciatifs, description selon les contextes ;
représentations des enseignants, des apprenants, de la société civile sur l’enseignement/apprentissage des langues : croyances, idéologies selon les environnements socioculturels ;
formation profils et trajectoires d’enseignants, cultures d’enseignement et répertoires didactiques ;
conception, mise en place et évaluation de tâches et de dispositifs d’enseignement/apprentissage des langues ;
acquisition et appropriation du français en tant que langue étrangère et, des langues, parcours d’appropriation bilingue ou plurilingue selon divers contextes et selon les objets didactiques en circulation (interrogations par rapport à des références institutionnelles comme celles du CECR).

*

Thème 4 – Cultures et langages en tension
La mondialisation d’aujourd’hui succède à divers stades et formes de mondialisation, qui dans le passé n’ont cessé de mettre les cultures et les langages en tension, voire en opposition directe, à l’intérieur des mêmes sociétés, des mêmes espaces civilisationnels ou aux  points de rencontre (ou de fracture) de ces espaces.

Parmi ces tensions, l’une des plus frappantes concerne les relations entre les langues, nécessairement inégales et toujours instables. Ce que rappellent, entre autres, la diffusion de la littérature, l’économie de la traduction, celle de l’enseignement des langues étrangères et, plus largement, l’existence d’un « marché des langues ». Ces tensions affectent également, au-delà des différenciations sociales d’origine, les relations établies dans un même espace économique ou national par les sujets natifs et non natifs. En effet, les déplacements contraints ou volontaires des hommes et les diverses formes de plurilinguisme qu’ils favorisent sont une des caractéristiques de la mondialisation, qu’elles relèvent de l’immigration, de l’expatriation choisie ou du tourisme.

Les propositions de communication pourront porter sur les grandes entrées suivantes :
– Diversité des langues et des cultures : la dialectique du global et du local.
Il importera de voir en quoi parler une même langue ne signifie pas nécessairement appartenir à une même culture, et de s’interroger sur la mesure dans laquelle la diversité des langues n’est pas nécessairement incompatible avec la convergence, voire l’unité, ou l’unification, ou la standardisation culturelles. Ce qui revient à prendre en compte la complexité de la dialectique du « global » et du « local ». Dans cette perspective, l’accent pourra être notamment mis sur le français et la littérature dans les espaces francophones.

– Plurilinguisme et didactique de l’enseignement de langue et culture étrangères.
Une attention particulière pourra être accordée aux conséquences de l’extension de grandes langues de communication  qui met en cause même l’idée de « locuteur-natif » et qui accroît nécessairement le nombre des professeurs de langue non-natifs. De ce point de vue, la didactique renvoie aux interrogations sur la légitimité de l’enseignant de langue et de culture étrangères.

– L’effet d’Internet et de la numérisation sur l’économie des langues et des cultures.
Cette dimension, essentielle aujourd’hui dans la circulation et la transmission des savoirs, semble avoir pour effet de renforcer l’écriture et la circulation des textes et des informations dans des langues et des systèmes graphiques longtemps minorés. Parallèlement, la distribution entre l’oral et l’écrit (et entre les langues) se trouve modifiée et considérablement complexifiée. Enfin, la numérisation conduit également à un partage des images qui, par définition, sont nécessairement ambigües et ouvertes à l’interprétation.

***

Deux conférenciers invités :
Daniel, Coste, Ėcole normale supérieure Lettres et sciences humaines, Lyon.
Jean-Marc Dewaele, Department of Applied Linguistics and Communication
 Birkbeck, University of London.

Langues de communication : les présentations orales faites dans une autre langue que le français devront être accompagnées d’un document support (diapositives, texte) rédigé en français.

Les communications sont de 20 minutes avec 10 minutes de questions.

Soumission des propositions de communication :
Un résumé de 500 mots est à envoyer pour le 31 janvier 2012 en précisant le thème (liste ci-dessus) dans lequel la communication s’inscrit. Ce résumé inclura une présentation du contexte, de la problématique théorique et de la démarche méthodologique. Dix références bibliographiques (non comptées dans le résumé) sont également attendues mais ne doivent pas mentionner l’auteur de la communication.

Pour soumettre votre proposition de communication, connectez-vous sur :
http://www.diltec.upmc.fr/fr/colloque_international_langages_cultures_societes/soumissions.html

Chaque proposition de communication sera en outre accompagnée d’un document joint mentionnant les informations suivantes :
– 3 mots clés ;
– nom et prénom des auteurs ;
– statut et institution ;
– adresse électronique

Chaque proposition de communication fera l’objet d’une double évaluation anonyme par le comité scientifique qui se prononcera sur la pertinence et la rigueur scientifique des soumissions.

Calendrier :
Soumission de propositions de communication : 31 janvier 2012
Retour aux auteurs après expertise par le comité scientifique : 15 mars 2012

Colloque Langues en mouvement

Appel à communications

Colloque Langues en mouvement

les 6 et 7 septembre 2012

UFR de Langues, CRINI, Université de Nantes

Nous assistons à l’émergence de pratiques innovantes qui intègrent l’expérience esthétique et les pratiques artistiques à la didactique des langues. Ces pratiques s’organisent le plus souvent autour de collaborations entre artistes, linguistes, didacticiens et littéraires. Au delà d’un nécessaire état des lieux, ce colloque international vise à examiner ces pratiques dans des contextes culturels et institutionnels variés, à préciser leurs assises théoriques et méthodologiques, à établir des éléments de comparaisons avec des pratiques similaires dans d’autres pays, et à faire le point sur leurs évolutions. Afin de créer une certaine cohérence dans notre réflexion, nous ciblons les pratiques artistiques liées au spectacle vivant (« performing arts »), notamment théâtre, musique, danse, mime, opéra, arts du cirque, etc., en incluant le cinéma et la vidéo qui entretiennent des rapports étroits avec ces arts. Nous souhaitons privilégier des approches qui engagent l’action de l’apprenant (enaction et co-action) et qui, d’autre part, prennent en compte la place du corps et des émotions dans le développement des compétences langagières et culturelles. Par ailleurs, pour compléter les communications universitaires traditionnelles, nous attendons également des propositions d’ateliers « hands-on« , qui relient le faire et le dire de manière concrète, en réalisant ensemble de courtes simulations didactiques analysées ensuite par les participants.

Nous soumettons, à titre indicatif, quelques pistes de travail qui pourraient être abordées dans le cadre de ce colloque :

– études empiriques qui documentent la plus-value des pratiques artistiques dans le développement de compétences linguistiques et culturelles spécifiques, et d’attitudes favorisant la capacité à apprendre des langues ;

– le point sur les recherches récentes concernant les ancrages théoriques et empiriques de ces approches, en provenance de diverses disciplines d’appui : sciences cognitives, linguistique, musicologie, psychologie, sciences de l’éducation, sociologie, performance studies… ;

– études de cas qualitatives approfondies, notamment longitudinales, montrant les effets des pratiques artistiques dans des contextes particuliers ;

– l’intérêt de ces pratiques pour des apprenants à besoins éducatifs spécifiques ;

– études comparatives portant sur ces pratiques dans des contextes culturels et linguistiques différents, (notamment dans plusieurs pays) ;

– la prise en compte des pratiques transversales artistiques et langagières dans le cadre institutionnel (par exemple, instructions officielles) et leur application sur le terrain ;

– les rapports entre ces pratiques et l’évaluation des compétences linguistiques, culturelles et artistiques de l’apprenant, et des propositions pour créer ou améliorer des outils d’évaluation pertinents.

Veuillez envoyer le titre et un résumé de 200 à 250 mots (en format Word) à Joëlle Aden et Andy Arleo avant le 31 janvier 2012.

Veuillez indiquer après le titre s’il s’agit d’une proposition d’un atelier (50 minutes) ou d’une communication (30 minutes dont 10 minutes de discussion).

Vous serez prévenu de notre décision pour le 31 mars 2012.

 

Didactiques de la lecture

Didactiques de la lecture, de la maternelle à l’université

Sous la direction de Roland Goigoux et Marie-Christine Pollet

Presses universitaires de Namur, coll. « Recherches » n°3, 2011, 266 p.

EAN13 : 9782870377116, 19€

Au-delà de la spécificité des objets et des enjeux propres aux différents degrés scolaires et universitaires, la lecture fait l’objet d’un enseignement continu : les savoirs et savoir-faire qui fondent la compréhension de textes apparentés à des genres dont l’éventail ne cesse de s’élargir tout au long de la scolarité concourent à l’appropriation d’une culture scolaire, disciplinaire, littéraire ou patrimoniale jamais achevée.

Le présent ouvrage se structure au fil de cette continuité. Les premiers apprentissages, tout d’abord, à l’école maternelle et à l’école primaire. Ensuite, on constate la diversité des supports et des pratiques d’enseignement, portant à la fois sur des objets relevant de la littérature ou la culture patrimoniale et sur des objets considérés comme plus pragmatiques. Enfin, la troisième partie traite de la lecture dans l’enseignement supérieur et plus particulièrement – grâce au concept de « littéracie universitaire» – de la question des genres de la discursivité académique, mettant ainsi l’accent sur la nécessaire contextualisation des approches.

« Recherches en didactique du français » est une collection de l’Association internationale pour la Recherche en Didactique du Français (AIRDF).

Auteurs :
Roland Goigoux, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, IUFM d’Auvergne ; Marie-Christine Pollet, Université libre de Bruxelles ; ROLAND GOIGOUX – Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, IUFM d’Auvergne ; MARIE-CHRISTINE POLLET – Université libre de Bruxelles ; VÉRONIQUE BOIRON – Universités de Bordeaux, IUFM d’Aquitaine, LACES – DAESL, Bordeaux IV et Bordeaux II ; MARTINE JAUBERT – Universités de Bordeaux, IUFM d’Aquitaine, LaCES – DAESL, Bordeaux II et Bordeaux IV ; MARYSE REBIÈRE – Universités de Bordeaux, IUFM d’Aquitaine, LaCES – DAESL, Bordeaux II et Bordeaux IV ; PIERRE SÈVE – Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, IUFM d’Auvergne ; MICHELINE DISPY – École supérieure de Pédagogie de Liège, Université de Liège ; CAROL BATTISTINI – CREFI-T, Université de Toulouse 2 Le Mirail ; JUDITH ÉMERY-BRUNEAU – Département des sciences de l’éducation, Université du Québec en Outaouais ; JACQUES CRINON – Équipe CIRCEFT-ESCOL, Universités de Paris-Est Créteil et de Paris 8 ; BRIGITTE MARIN – Équipe CIRCEFT-ESCOL, Universités de Paris-Est Créteil et de Paris 8 ; MONIQUE LEBRUN – Université du Québec à Montréal ; NATHALIE LACELLE – Université du Québec à Trois-Rivières ; MARIELLE CRAHAY CRIPEDIS – Université catholique de Louvain ; SÍLVIA MELO-PFEIFER – Universidade de Aveiro, Portugal

Distribution tous pays : Presses Universitaires de Namur, Rempart de la Vierge 13, B-5000 Namur – Belgique – commande@pun.be – tel. 081/72 48 84 – fax. 081/72 49 12 – www.pun.be 

SPÉCIFICITÉ CULTURELLE DES APPRENANTS CORÉENS

Vous pouvez télécharger ici l’article de Lee-Le Neindre Bouriane, « Spécificité culturelle des apprenants coréens et perspectives didactiques dans l’enseignement des langues et des cultures étrangères » , Études de linguistique appliquée, 2002/2 no 126, pp. 157-167.

Résumé : Les attitudes et les comportements des apprenants asiatiques sont
en relation étroite avec la culture dont ces derniers sont originaires et ils
traduisent l’ensemble des codes culturels et des systèmes de valeurs sociales
de cette civilisation. Le but de notre recherche est de problématiser les
données comportementales des apprenants et des enseignants coréens, de
tenter de les expliciter à la lumière des normes et des valeurs sociales de la
société, et d’entrevoir les composantes possibles d’une approche adaptée qui
tienne compte de la particularité culturelle des apprenants dans une perspective
d’un enseignement et apprentissage « contextualisé ». Pour cela, dans
un premier temps, nous allons, après une évocation rapide de la spécificité
de la mentalité asiatique à la lumière de l’enseignement confucianiste, étudier
les points suivants : le comportement langagier des apprenants coréen ; les
rôles et les fonctions du paraverbal dans la communication à la coréenne ; les
relations au savoir, au savoir-faire, au groupe, avec le maître. Puis nous
proposerons quelques conseils pour une approche adaptée au contexte
culturel de ce type d’apprenants.

Source : http://www.cairn.info/revue-ela-2002-2-page-157.htm

 

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