Archives Mensuelles: juin 2011

Enseigner les langues-cultures à l’ère de la complexité

Aden, Joëlle, Grimshaw, Trevor, & Penz, Hermine (dir./eds.)

Enseigner les langues-cultures à l’ère de la complexité – Teaching  Language and Culture in an Era of Complexity – Approches interdisciplinaires pour un monde en reliance – Interdisciplinary Approaches for an Interrelated World 

Bruxelles, Bern, Berlin, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien : Peter Lang, coll. GRAMM-R. Etudes de linguistique française / GRAMM-R. Studies of French Linguistics, volume 7, 2011, ISBN 978-90-5201-686-3, 41.50 euros.

 

Présentation de l’éditeur

Le 21e siècle présente des défis importants pour l’enseignement des langues et des cultures. Les enseignants sont plus que jamais confrontés à un environnement complexe et dynamique de croyances et de pratiques, où la diversité et l’interculturalité créent des identités constamment mouvantes. Cet ouvrage propose une réponse interdisciplinaire aux incertitudes de notre époque. Il s’organise autour de deux notions clés, la reliance et les univers de croyance. Les auteurs proposent des perspectives éclairantes sur des thématiques telles que l’empathie, les constructions de Soi et de L’Autre, le développement de la conscience interculturelle et le rôle de l’anglais comme lingua franca. Cet ouvrage constitue ainsi une avancée significative pour le développement d’un paradigme théorique et pédagogique adapté à notre monde plurilingue et pluriculturel.


Contenu/Contents

Claire Kramsch : Foreword – David Newby : Introduction –

Joëlle Aden : L’empathie, socle de la reliance en didactique des langues –

Bérangère Thirioux/Alain Berthoz : Phenomenology and Physiology of Empathy and Sympathy. How Intersubjectivity is the Correlate of Objectivity –

Christiane Hoybel : De la relation altérité-mobilité-dynamique motivationnelle

Stephen Scott Brewer : Un regard agentique sur l’anxiété langagière

Karima Lebdiri : Faire l’expérience de l’altérité ou quand l’interaction devient facteur de reliance

Pascale Goutéraux : L’affect, un outil de médiation pour l’appropriation des représentations culturelles et linguistiques en langue étrangère

Romy Sauvayre : La croyance à l’épreuve. Une dialectique émotionnelle et cognitive

Danielle Chini : Entre diversité et invariance. Plaidoyer pour l’énonciation comme fondement de la reliance

Hermine Penz : Teaching Strategies for Achieving Understanding in the Language Classroom

Anne-Marie Voise : The Garden : an English Love Affair ou la construction d’une culture partagée

Jennifer Fauster Schumm : Promoting Intercultural Sensitivity Through Young Adult Literature

Françoise Bonnet-Falandry : Pour une reliance des imaginaires. La littérature en classe de langue

Marie-Christine Deyrich : L’œuvre littéraire pour articuler les apprentissages en L1 et en L2 à l’école primaire

Martine Jaubert/Maryse Rebière : Enseigner le français langue de scolarisation à l’école primaire. Au carrefour de multiples univers de croyance

Katherine Raithby/Carol Morgan : What is Giftedness in Modern Foreign Languages ? An exploration of metaphor as a means of understanding

Boris Zhigalev : The Role of Assessment in the Competency-based Approach to Language Teaching

Trevor Grimshaw : The Branding of English as a Lingua Franca

Françoise Haramboure : À la recherche d’une nouvelle reliance. Le cas de l’enseignement/apprentissage de l’anglais dans les formations en alternance

Evelyne Glaser : Keep Those Languages in the Curriculum – But Teach Them Differently

Laura Coroamã : Une analyse comparée des univers de croyance des élèves roumains concernant le plurilinguisme

Claire Tardieu : Univers de croyance et apprentissage des langues-cultures. Déliance ou reliance ? Réflexion sur un fait de formation des maîtres

Sandra Durand : Diglossie et alternance codique dans les représentations des enseignants jamaïquains.


Présentation générale du site

Ce site Internet  a été créé en avril 2011 par l’AFC. Hormis les catégories classiques de présentation et de contact, ce site est constitué de cinq rubriques principales.

La catégorie FLE se décompose en trois sections : la section « ressources » qui regroupe des ressources authentiques et qui propose une manière de les utiliser en classe ; la section « pédagogie » qui traite des techniques de classe et la section « didactique » qui propose des articles portant sur les processus d’apprentissage et une réflexion sur la transmission des savoirs.

La catégorie recherche se subdivise en trois sections. La section « réunions et colloques » annonce les réunions et colloques à venir et en donne ensuite un bref compte rendu. La section « appels à contribution » répertorie les colloques où vous pouvez proposer une communication et les revues où vous pouvez soumettre un article. La section « publications » recense les ouvrages, les revues et les articles qui sont parus récemment dans nos domaines d’intérêts.

La catégorie événements culturels fait état des diverses manifestations en Corée qui ont trait à la culture française et francophone dans un sens large (cinéma, théâtre, expositions, musique, etc.).

La catégorie pages pro regroupe des informations d’ordre pratique : formations destinées aux enseignants, offres d’emploi, conseils techniques, nouvelles institutionnelles, particularités du système éducatif coréen, etc.

La catégorie sites utiles recense les sites Internet qui nous semblent intéressants pour les acteurs du français en Corée et nous vous en proposons une brève description. Nous avons réparti ces sites en différentes sections pour faciliter votre recherche d’informations :  « associations d’études françaises en Corée » ; « enseignement du FLE » ; « communauté française en Corée » et « nouvelles de Corée ».

Nous envisageons ce site comme un espace d’échange et de coopération entre ses divers membres. Nous vous invitons donc à nous faire part de vos remarques et à partager toute information ou tout document qui vous semble intéressant pour la communauté. Toute contribution nous sera précieuse et nous nous ferons un plaisir de l’insérer sur notre blog. N’hésitez pas non plus à nous contacter ici si vous avez des questions.

Nous espérons que vous participerez régulièrement à ce site et que vous le rendrez vivant et fonctionnel. Il vous suffit de vous y abonner gratuitement pour être régulièrement informé des nouvelles publications (onglet à droite « abonnement courriel »).

Dans l’attente de vos contributions.

Franck Barbin,

Président des Acteurs du Français en Corée

Compte rendu des deux conférences Ladmiral à Séoul le 14 mai 2011

Afin de célébrer la présence à Séoul de Monsieur Jean-René LADMIRAL, professeur à l’Université de Paris X Nanterre et à l’ISIT, et de Madame Mayuko UEHARA, maître de conférences à l’Université Meisi de Tokyo, deux conférences étaient organisées le 14 mai 2011 dans la capitale sud-coréenne.

 

La conférence internationale de l’IEP s’est déroulée de 9h30 à 13h dans la salle 503 du Bâtiment international de l’Université Hankuk des études étrangères et avait pour thème « Traduction et Philosophie : pour la philosophie de la traduction ». Toutes les communications étaient en l’honneur de Monsieur Jean-René LADMIRAL. Nous tenons à chaudement féliciter les organisateurs pour avoir proposé une interprétation simultanée en coréen et en français ainsi que les étudiants pour avoir assuré cette interprétation.

Après le traditionnel discours d’ouverture de Monsieur Seong-Woo YUN, directeur de l’Institut des études philosophiques, et le discours de bienvenue de Monsieur Chul PARK, président de l’Université Hankuk des études étrangères, Monsieur Seong-Woo YUN et Madame Hyang LEE, tous deux professeurs de l’Université d’accueil, nous ont proposé une communication à deux voix intitulée « Pourquoi traduire Ladmiral ? » Après avoir brossé un tableau de l’état de la traductologie en Corée, ils nous ont entretenus sur les philosophes de la traduction en s’intéressant plus particulièrement à Jean-René Ladmiral.

Madame Mayuko UEHARA, maître de conférences à l’Université Meisi de Tokyo, a ensuite prononcé une communication intitulée « La Philosophie de la traduction et la Genèse de la philosophie japonaise : une lecture de Ladmiral ». Après avoir fait un point sur la réciprocité entre philosophie et traduction, elle nous a montré les liens et les divergences entre la pensée traditionnelle japonaise et la philosophie occidentale.

Monsieur Jean-René LADMIRAL, professeur à l’Université de Paris X Nanterre et à l’ISIT, a enchanté l’assistance par son intervention à la fois pointue et pédagogique sur le thème « L’Épistémologie de la traduction : sur le discours méta-traductif de la traductologie ». Après avoir rappelé en préambule que le propre du philosophe était d’en dire moins tout en coupant les cheveux en quatre, il est revenu en détail sur son quatrain traductologique, qui correspond aux quatre âges de la traductologie (prescriptive, descriptive, inductive et productive), et sur sa dichotomie qui a fait école entre sourciers et ciblistes.

Madame Hee-Young PARK, professeur à l’Université Hankuk des études étrangères, a conclu cette matinée par une communication intitulée « L’Esthétique du même et de l’autre : modus cogitandi et la philosophie de la traduction ». Elle a rappelé à juste titre que la traduction philosophique constitue l’art créateur du tissage du même et de l’autre et qu’elle consiste à transcender cette opposition.

 

La conférence de l’après-midi sur le thème « Esthétique et Philosophie de la traduction » s’est tenue de 15h à 18h dans la salle 215 du Bâtiment de la Faculté des Lettres de l’Université Korea. Elle était organisée par l’équipe BK21 de formation des critiques des traductions rattachée à l’Institut d’études de traduction et de rhétorique. Elle mettait de nouveau à l’honneur deux des conférenciers du matin, Monsieur Jean-René LADMIRAL et Madame Mayuko UEHARA.

Monsieur Jean-René LADMIRAL a ouvert le bal en nous entretenant sur l’« Esthétique de la traduction ». Il a clairement motivé son utilisation du terme d’«esthétique » pour la traduction des œuvres littéraires par rapport aux autres vocables concurrents et lui a donné pour objet l’étude du décalage que peuvent connaître les genres littéraires entre cultures différentes. Cette catégorie a l’avantage de problématiser l’immémoriale question du littéralisme et de lui conférer une ampleur philosophique.

Madame Mayuko UEHARA a clos les débats fort stimulants de la journée en traitant du sujet « La Question philosophique sous l’angle de la traduction : la clairvoyance de Nishida Kitarô ». Elle nous a plus particulièrement exposé les problèmes de traduction des concepts philosophiques occidentaux en japonais et de quelles manières Nishida Kitarô en a résolu certains en ayant recours à des néologismes.

Franck Barbin

Compte rendu du colloque conjoint, Univ. Ewha, juin 2011

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Le Ve Colloque conjoint des Sociétés et des Associations Coréennes d’Études Françaises s’est tenu le 11 juin 2011 à l’Université féminine Ewha (Séoul) dans le bâtiment ECC (Ewha Campus Complex). Il avait pour thème « Le Fantastique dans la littérature et les arts français ». Il regroupait les six associations suivantes : l’Association Coréenne d’Études Françaises, la Société Coréenne de Langue et Littérature Françaises, la Société d’Études Franco-Coréennes, la Société Coréenne d’Enseignement de Langue et Littérature Françaises, l’Association d’Études de la Culture Française et des Arts en France ainsi que l’Association Culturelle Franco-Coréenne. Il était organisé en partenariat avec l’Ambassade de France en Corée, l’Alliance Française de Corée du Sud, The Daesan Foundation et Youngsan Cooperation. Une centaine de personnes sont venues assister à ce colloque en provenance de la Corée et des pays asiatiques voisins.

Nous allons nous intéresser plus particulièrement aux interventions réalisées en langue française car, étant donné l’état de notre connaissance de la langue coréenne, nous se sommes pas en mesure de rendre compte des communications en coréen.

Après l’allocution d’ouverture de Madame Ki-Jeong SONG, présidente de l’ACEF et professeur à l’Université féminine Ewha, Madame Catherine NESCI, professeur à l’Université de Californie à Santa Barbara, a prononcé en session plénière une communication intitulée « Le Prisme des songes, des hallucinations : l’imaginaire fantastique de J.J. Granville ». En s’appuyant sur de nombreuses illustrations de ce caricaturiste français de la première moitié du XIXe siècle, elle a proposé un exposé passionné sur le fantastique et la fantaisie iconiques chez Granville en les reliant au rêve romantique et au monde du fantasme et de la transgression. Les débats l’ont amenée à placer Granville en précurseur du mouvement surréaliste et de la psychanalyse freudienne des rêves.

Avant de reprendre les sessions de l’après-midi, Stéphane GRIVELET, directeur délégué à la politique scientifique de l’Agence Universitaire de la Francophonie, nous a présenté les programmes et les missions de cette organisation qui existe depuis 50 ans. Il espère vivement que des universités coréennes et japonaises rejoignent rapidement le Bureau Asie-Pacifique de l’AUF inauguré à Hanoï en 1993.

Monsieur Hajime SAWADA, professeur à l’Université Sophia, a eu le mérite de faire sa présentation en français sur le thème « Le fantastique est-il l’apanage du romantisme ? Balzac et ses peintres contemporains ». Il a démontré la prépondérance du thème du fantastique au XIXe (en particulier chez Balzac et chez Hugo) en se fondant sur la fréquence d’emploi de ce terme dans un corpus constitué de 2 116 textes s’échelonnant de 1601 à 1900.

La session IV « Linguistique et Traductologie » était la plus riche en interventions en français (3 sur 4). La première, qui s’intitulait « La Langue et le Langage : des outils à la fois concrets et abstraits, culturels et personnels, collectifs et individuels », a été prononcée par Monsieur Emmanuel NIKIEMA, professeur à l’Université de Toronto. En fondant son analyse sur des exemples ludiques, il en est venu à conclure qu’il fallait apprendre une langue sous tous ces aspects : langage, tangage, t’engage et lent-gage.

La seconde intervention a été donnée par Pierre MARTINEZ, professeur à la Faculté d’Éducation de l’Université nationale de Séoul, et avait pour titre « La Construction du fantasme dans l’appropriation des langues-cultures ». Il nous a brillamment démontré que la langue n’est pas réductible à un simple système de signes, mais qu’elle se constitue également à travers des représentations et des pratiques subjectives : linguistico-référentielles, stéréotypiques et interactionnelles.

La dernière communication en français a été prononcée par Monsieur Yeong-Houn YI, professeur à l’Université Korea, et s’intitulait « L’Évaluation des traductions coréennes des chefs d’œuvre de la littérature française : bilan et perspectives ». Ce travail titanesque, réalisé par une équipe de 26 personnes depuis 2008, a pour objectifs de recenser les traductions existantes d’œuvres françaises en coréen, de les évaluer et d’élaborer un dictionnaire d’apprentissage français-coréen.

Nous regrettons de ne pas avoir pu entendre Monsieur Laurent PEREIRA, professeur à l’Université Soongsil, qui a parlé sur le sujet « Architecture Rêvée, de l’Utopie à l’Espace plastique » car cette communication s’est déroulée dans une session parallèle.

Tous les participants ont été finalement conviés à un somptueux buffet dressé dans le même bâtiment. Ce dîner était compris dans les frais d’inscription du colloque qui s’élevaient à 10 000 wons.

Franck Barbin

Variation(s), plasticité, interprétation(s)

Appel à communications

Variation(s), plasticité, interprétation(s)

Réseau des linguistes du Grand-Est, Besançon  vendredi 16 et samedi 17 mars 2012

Organisation : LASELDI (Laboratoire de Sémio-Linguistique, Didactique, Informatique, EA 02281) Organisateurs (Université de Franche-Comté) : Mohamed Embarki, Daniel Lebaud, Mongi Madini, Catherine Paulin

Comité scientifique : Catherine Chauvin, Laurent Gautier, Albert Hamm, Olga Inkova, Daniel Lebaud, Catherine Paulin

Date limite d’envoi des propositions :

Les propositions de communication entre 200 et 300 mots, accompagnées d¹une courte biographie, devront parvenir avant le 1er septembre 2011.

Prolongation jusqu’au 18 septembre 2011

Les propositions de communication seront accompagnées d’une bibliographie sélective, entre cinq et dix références.

Ces propositions sont à adresser à : Catherine Paulin et à Daniel Lebaud

catherinepaulin@wanadoo.fr

daniel.lebaud@wanadoo.fr

Avis d’acceptation / de refus : 15 novembre 2011

Présentation

 » Cette variation inhérente, hétérogène qui persiste quand on a cherché à tout expliquer, dit sur la société et sur l’interaction entre les locuteurs les contradictions qui les traversent, mais elle dit aussi beaucoup sur la langue, en y exhibant une dimension irréductible d’instabilité. La place à lui attribuer peut constituer un enjeu : elle concerne certes la communauté, mais elle concerne aussi, à travers le groupe, l’individu (l’effet chez l’individu de la variation dans la communauté et dans le groupe). Elle débouche alors sur l’idée d’hétérogénéité intrinsèque de la langue, qui va vers des questions d’effet sur la grammaire individuelle de ce qui se lit dans la communauté. »

F. Gadet, « Variation et hétérogénéité », In Langages 26e année, n°108, p.11.

Dans le sillon des théories de l¹énonciation (Benveniste, Culioli) et de la sociolinguistique (Gumperz, Labov, Milroy & Milroy, S. Romaine), les notions de variation, ajustement, co-construction de sens sont appréhendées dans une linguistique entre langue et discours, entre le stable et le déformable.

On s¹attend à ce que les dimensions intersubjectives, sociales et communicationnelles inhérentes aux problématiques liées à la variation soient prises en considération : les notions de régulation, de variation et d¹ajustement permettent des approches plurielles, tant endolingues qu’exolingues, en ce qu¹elles mettent en scène un « entre-deux », une zone d’instabilité qui soutient les processus interprétatifs.

La variation, liée à une recherche identitaire qui se démarquerait d’une forme d¹altérité standardisée, permettra d’explorer la notion de « normes diversifiées » et le fait que les systèmes linguistiques s’enrichissent au contact des marges. La notion de variation en contrepoint de celle de norme est basée sur des critères subjectifs, esthétiques et sociaux. Plutôt que de s’intéresser à la norme, l’objectif de ce colloque vise la langue vivante, l’usage et les usagers.

Le colloque vise à permettre le croisement des regards sur l’explicitation et la théorisation de ce qu’on entend par variation dans des domaines distincts mais connexes selon que l’on prend le point de vue de la phonologie, la sémantique, la syntaxe, la sémiostylistique, la sociolinguistique, la traductologie. Y-a-t-il rupture ou continuité dans ce que nous comprenons par variation dans ces différents champs ? Cette notion peut-elle faire l’objet d’un consensus conceptuel tout en conservant un caractère opératoire pour chacun des observatoires envisagés ?

Les communications qui sont attendues peuvent explorer diverses pistes :

–      Variation(s) selon la diversité des situations : instabilité des

productions d¹un locuteur en fonction de paramètres pragmatiques, interactionnels et situationnels

–      Variation sociale : appartenance socio-culturelle, âge, aire

géographiques Quelle signifiance sociale pour les « variantes »,

–      Variation en situation de contact de langues

–      Variation sémiostylistique : quel mode d¹inscription des discours,

notamment mais non exclusivement littéraires, en tant que variations du système linguistique ?

–      Variations intra-discursives / variations extra-discursives

–      Variation sémantique : polysémie, métasémie, hétérogénéité du sens

–      Variation(s) des valeurs d’un terme selon les emplois et invariance

fonctionnelle

–      Variation(s) et invariance lors du passage d’une langue à une autre

–      Variation et plan symbolique : quel rapport entre l’approche

linguistique de la variation et sa portée symbolique ?

On pourra envisager d’autres questionnements, en particulier une approche diachronique de la variation : création/néologie, conventionnalisation/standardisation.

L’analyse pourra prendre en compte un grand nombre de données, cependant les micro-analyses qualitatives seront les bienvenues.

Les littératures du début des XXe et XXIe siècles dans leur rapport au siècle précédent

Appel à contribution pour le n°7 de la revue électronique Textes et contextes (Université de Bourgogne), dirigé par Laurent Mellet

 

D’un début de siècle à l’autre –

Les littératures du début des XXe et XXIe siècles dans leur rapport au siècle précédent

Le numéro 7 de la revue Textes et contextes de l’EA 4182 (Centre Interlangues, TIL, Université de Bourgogne) consacrera sa réflexion aux littératures du début des XXe et XXIe siècles dans leur rapport au siècle précédent, à la croisée d’une étude esthétique et d’une interrogation des genres et de l’histoire littéraires. Il s’agira d’analyser les filiations formelles, génériques et éthiques entre les littératures du début du vingtième siècle et celles de ce début de vingt-et-unième siècle. Alors que le tropisme de « fin de siècle » a souvent fait l’objet d’études littéraires et historiques (J. R. Aymes et S. Salaün, éds., Les Fins de siècles en Espagne, 2003), nous proposons de poursuivre la réflexion pluridisciplinaire engagée dans le volume publié à Dijon en 2000 (Terence McCarthy, éd., Les Débuts de siècles). La littérature de cette première décennie demeurant peu étudiée sous un angle diachronique, puisque récente et difficile à théoriser, ce volume s’attachera à combiner approches diachronique et synchronique afin de fournir plusieurs premières pistes possibles de réponse épistémologique. À travers cette double tentative de définition de la fiction contemporaine, il s’agira bien d’apporter une contribution diversifiée aux recherches actuelles visant à définir et à conceptualiser celle-ci (dans le domaine anglophone, on pense aux travaux des Universités de Brighton et de Lincoln, avec la parution en 2012 d’une nouvelle revue chez Routledge, C21: A Journal of 21st-Century Writing).

Le questionnement sera double : quelles sont les similitudes possibles entre la littérature d’aujourd’hui et celle du début du XXe siècle ? Après le postmodernisme et le postréalisme, en quoi écrit-on ou non aujourd’hui comme au début du XXe siècle ? Les hésitations contemporaines entre un réalisme nécessairement éthique et une modernité toujours instable et en devenir sont-elles semblables à celles des auteurs du début du siècle dernier ?

Au-delà, c’est la question d’une possible ressemblance de forme dans ses rapports conflictuels avec la littérature d’hier, que nous souhaitons poser à la fiction contemporaine. Est-elle structurée sur un même couple rejet/fascination dans ses filiations ? Quel est son rapport au postmodernisme et à ses avatars du XXe siècle ? Y décèle-t-on les mêmes logiques qui furent celles du rapport de la littérature du début du XXe siècle aux lettres du XIXe siècle ? Il pourrait y avoir ici de fructueuses possibilités de conceptualisation de cette fiction sous un angle générique autant que stylistique, non plus dans ses réécritures de la littérature du début de siècle passé, mais dans son approche critique similaire de ce qui l’a précédée.

En littérature anglaise, certains échos sont déjà sensibles dans ces deux domaines, comme celui de Virginia Woolf chez Ian McEwan, de Forster chez Zadie Smith, de Rosamond Lehmann ou d’Evelyn Waugh chez Jonathan Coe. Alors que les littératures édouardienne, prémoderniste et moderniste, voulaient se démarquer des auteurs victoriens, trop réalistes et trop frileux, on sait aujourd’hui que la « révolution » moderniste ne put se fonder que sur une transgression de principes qui furent remodelés autant que respectés, comme les nouvelles définitions du réalisme (plus social, plus humaniste) allaient le prouver dès les années 1930. En quoi l’obsession d’une certaine littérature britannique aujourd’hui d’être « contemporaine » à tout prix, et son appropriation subversive des nouveaux codes réalistes de la fiction du XXe siècle, suivent-elles les mêmes logiques d’écriture qui furent celles des écrivains à l’aube du siècle dernier ? Les pôles du postmodernisme et du postréalisme s’annulent-ils dans l’écriture d’aujourd’hui, ou bien cette dernière les met-elle en exergue comme les littératures édouardienne et géorgienne le faisaient, selon Woolf, avec le réalisme et le modernisme ? Nos travaux s’inscriront dans le sillage des premières directions fournies par Richard Bradford (The Novel Now, 2007), Philip Tew (The Contemporary British Novel, 2007), Nick Bentley (Contemporary British Fiction, 2008), ou encore Émilie Walezak et Jocelyn Dupont (éds., L’Intertextualité dans le roman anglophone contemporain, 2010).

Dans Los espejos del novelista (1998), D. R. de Moya étudie certaines similitudes entre la littérature de langue espagnole du début du XXe siècle et celle de ces dernières années dans l’importance accordée à l’autoréférence et à la métafiction (chez Benjamín Jarnés et Antonio Espina). Cette direction pouvait-elle se comprendre hier comme procédant d’une tentative de réponse aux interrogations consécutives à la crise intellectuelle de 1898 ? Le modernisme espagnol et l’avant-garde du « Novecentismo » se positionnaient-ils à l’égard du réalisme de Galdós, par exemple, de la même manière qu’aujourd’hui, dans le sillage des écrivains de la « Movida », les romanciers s’éloignent du réalisme social caractéristique du Franquisme à travers une nouvelle approche narrative de la mémoire et de l’Histoire ? Peut-on songer à un artiste contemporain parodiant ses prédécesseurs comme le faisait Enrique Jardiel Poncela au début du XXe siècle ?

La notion d’avant-garde pourra encore être convoquée par les spécialistes des littératures de langue allemande : alors que le mouvement du « Heimatkunst » a pu remettre en question le réalisme poétique de la seconde moitié du XIXe siècle, est-il possible de déceler un positionnement commun à la fiction contemporaine et à la « modernité classique » des premières décennies du XXe siècle, et son avant-gardisme dadaïste et expressionniste, dans leur rapport au réalisme et à l’Histoire ?

Les propositions de contribution (un résumé d’une page assorti de cinq références bibliographiques maximum) devront parvenir avant le 15 novembre 2011 aux adresses suivantes : lau.mellet@gmail.com et revuetil@u-bourgogne.fr

Les textes devront être inédits. Langues acceptées : allemand, anglais, espagnol, français, italien, polonais, russe.

Notification d’acceptation : 30 novembre 2011

Remise des articles : 15 février 2012

Résultat de l’expertise : 15 mai 2012

Retour des articles revus : 1er juillet 2012

Publication du numéro : novembre 2012

La notification d’acceptation ne sera qu’indicative, la décision de publication finale étant soumise au résultat de l’expertise anonyme des articles remis au 15 février. Pour toute information complémentaire prendre contact avec Laurent Mellet, coordinateur du numéro,  lau.mellet@gmail.com

Site de la revue : http://revuesshs.u-bourgogne.fr/textes&contextes/

SPÉCIFICITÉ CULTURELLE DES APPRENANTS CORÉENS

Vous pouvez télécharger ici l’article de Lee-Le Neindre Bouriane, « Spécificité culturelle des apprenants coréens et perspectives didactiques dans l’enseignement des langues et des cultures étrangères » , Études de linguistique appliquée, 2002/2 no 126, pp. 157-167.

Résumé : Les attitudes et les comportements des apprenants asiatiques sont
en relation étroite avec la culture dont ces derniers sont originaires et ils
traduisent l’ensemble des codes culturels et des systèmes de valeurs sociales
de cette civilisation. Le but de notre recherche est de problématiser les
données comportementales des apprenants et des enseignants coréens, de
tenter de les expliciter à la lumière des normes et des valeurs sociales de la
société, et d’entrevoir les composantes possibles d’une approche adaptée qui
tienne compte de la particularité culturelle des apprenants dans une perspective
d’un enseignement et apprentissage « contextualisé ». Pour cela, dans
un premier temps, nous allons, après une évocation rapide de la spécificité
de la mentalité asiatique à la lumière de l’enseignement confucianiste, étudier
les points suivants : le comportement langagier des apprenants coréen ; les
rôles et les fonctions du paraverbal dans la communication à la coréenne ; les
relations au savoir, au savoir-faire, au groupe, avec le maître. Puis nous
proposerons quelques conseils pour une approche adaptée au contexte
culturel de ce type d’apprenants.

Source : http://www.cairn.info/revue-ela-2002-2-page-157.htm

 

Carte de visite des Acteurs du Français en Corée

Voici le document JPG que j’ai confié à l’imprimeur il y a environ une semaine.

N’hésitez pas à le télécharger en taille originale et à le faire imprimer si vous souhaitez vous-mêmes faire la promotion de ce blog auprès de votre entourage professionnel! 🙂

Vous pouvez également me contacter pour que je vous fasse parvenir quelques exemplaires…

Vincent Prévost

Ouverture de la page Youtube des Acteurs du Français en Corée

Ou la pédagogie de la porte ouverte…

D’instinct, depuis un peu plus de 10 ans que j’enseigne le FLE dans des pays aussi divers que l’Argentine, la Suisse, l’Ecosse, la France ou la Corée, j’ai toujours trouvé naturel de laisser la porte de mes classes ouverte.

Après réflexion, il semblerait que cela n’aille pas toujours de soi, plus particulièrement en Corée…

Comme l’indique très bien Loïc Madec dans ses articles, je reconnais que le contexte culturel n’y est pas spécialement favorable.

Toutefois, je me permets de postuler que garder la porte de nos classes ouverte est à la fois une invitation à découvrir nos cours et à partager l’expérience des actes pédagogiques que nous réalisons au quotidien, avec, en toile de fond, la volonté de mutualiser nos expériences et nos compétences.

Bien sûr, un ethnologue (structuraliste de préférence) serait mieux placé que moi pour signaler qu’on ne peut observer et rendre compte d’un phénomène sans en modifier la nature et le déroulement mais j’aimerais attirer néanmoins votre attention sur l’intérêt d’entrer dans la classe de nos confrères via la vidéo.

Pour cela, je vous propose, dans un premier temps, de découvrir par vous-mêmes  les vidéos que j’ai réalisées sur le campus où j’enseigne, et d’autres repérées sur la toile.

Bien qu’il me soit déjà arrivé d’être invité à observer quelques classes de mes collègues, cela n’a rien de systématique dans les départements universitaires. Je pense néanmoins qu’en définitive les étudiants seraient les bénéficiaires ultimes du partage de nos savoir-faire pédagogiques, via ce blog et a fortiori, via des tranches de vie prélevées sur nos campus au moyen de vidéos.

Ainsi, je vous propose de partager les codes d’accès de cette page Youtube et de faire profiter l’ensemble de la communauté des Acteurs du Français en Corée de nos expériences pédagogiques.

N’hésitez donc pas à me contacter si vous souhaitez mutualiser vos expériences à travers le partage de vidéos; je vous communiquerai alors les codes d’accès de cette page où vous pourrez télécharger vos vidéos.

D’ailleurs, je tiens à préciser, si jamais cela n’étais pas encore clair, que ce blog est ouvert à tous et que vos participations (articles, billets d’humeur, nouvelles, initiatives, expériences, critiques…) sont toujours les bienvenues ! 🙂 Dans ce cas, contactez-moi et je vous indiquerai les codes pour exercer vos droits de publications sur le blog des Acteurs du Français en Corée.

Enfin, vous pouvez, bien évidemment, créer votre propre chaine Youtube, comme l’ont déjà fait nos collègues jpdoumeyrou et rbruderm . Dans ce cas, envoyez-nous un petit message et nous relaierons dans ce blog vos ajouts de nouvelles vidéos éducatives 🙂

Revenons cependant à l’objet précis de cet article : l’ouverture de la page Youtube des Acteurs du Français en Corée. Actuellement, je vois cinq thèmes directeurs :

Les ressources pédagogiques : par exemple, une vidéo présentant le thème de l’agriculture en France et pouvant donner lieu à une exploitation pédagogique.

les documents traitant de la situation pédagogique en Corée : par exemple, une vidéo de Canal+ retraçant la journée d’une écolière coréenne. Notons cependant que cette vidéo n’est pas acceptable selon les termes d’utilisation de Youtube mais ne pose pas de problème à Facebook, d’où l’intérêt de visiter la Page Facebook des Acteurs du Français en Corée.

les vidéos montrant des expériences de cours.

les vidéos montrant des étudiants en situation d’examen. Cela permet indirectement de situer le niveau de nos étudiants au-delà des murs de nos départements universitaires. Dans ce cas, il est évidemment toujours préférable d’indiquer l’intitulé du cours, leur nombre d’années d’apprentissage ainsi que les directives liées à l’examen.

Les vidéos retraçant des tranches de vies liées à l’activité sociale de nos départements telles que les festivals dont tout le monde raffole en Corée.

Vincent Prévost

L’Education au Harcèlement Sexuel : un Cours de Base pour les Professeurs

Ce matin, alors que deux étudiantes venaient de rentrer dans mon bureau pour présenter leur examen oral de cours de conversation, le téléphone sonne : mon assistant, dans un anglais peu nuancé par manque de maîtrise, me demande de « prendre un cours de harcèlement sexuel »!!! J’avoue ne pas être très sûr du choix de l’émoticône qui représente le mieux l’expression de mon visage à ce moment… Etant donné le genre de nouvelles qui font la une de l’actualité ces temps-ci, ma première intention est de lui proposer de suggérer « un cours de discrimination » à notre administration ! Evitons donc de sur-interpréter et restons calmes, comme il est de mise dans toute l’Asie où nous ne sommes jamais très loin du malentendu… Après quelques explications, je comprends finalement qu’il s’agit d’une simple notice informative destinée à tous les professeurs du campus, mise en ligne récemment sur notre « portal » et qui doit absolument être consultée par tous les membres du personnel enseignant. Je retourne donc à l’occupation pour laquelle je suis rémunéré, mais une foule de questions se pressent dans mon esprit :

Après tout, quel besoin d’être informé de ce genre de dérive ?

Est-ce que je fais partie du personnel à risque ?

Est-ce un risque inhérent à mon activité professionnelle ?

Suis-je visé personnellement ou en tant que victime potentielle ?

Toutes ces histoires que j’ai entendues depuis bientôt 9 ans n’étaient peut-être pas que des élucubrations…

Bref, je réalise que, même s’il me semble nécessaire de tester les étudiants à l’oral au moins une fois par semestre, ce n’est pas faire excès de zèle que de les convoquer deux par deux, de garder la porte du bureau ouverte et de les faire asseoir de l’autre côté d’une table…

Par ailleurs, mon instinct ne me trompe sans doute pas tant que ça, lorsque je trouve tout à fait inapproprié d’être invité à accompagner des étudiants au restaurant ou au bar alors qu’on doit procéder à l’évaluation de leurs compétences académiques en fin de semestre…

D’ailleurs, d’après cet article, il semblerait que d’autres se posent moins de questions…

Pour ceux qui désirent en savoir plus, je propose, à titre informatif, de consulter le fichier Powerpoint mis à notre disposition, en version anglaise, tout spécialement pour les enseignants d’origines étrangères. Les coréanophones apprécieront également la version vidéo, qui, en fait, se passe souvent de sous-titres…

Pour prolonger un peu le débat, de façon plus académique, je vous propose de consulter deux articles :

Le premier est un état des lieux des droits des femmes en Corée, publié par le site www.onlinewomeninpolitics.org

Le second est une enquête d’ordre sociologique publiée par trois chercheurs coréens qui se sont penchés plus particulièrement sur l’espace universitaire.

Vincent Prévost

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