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Appel à contributions pour le 3e numero de la revue Croisements

Asie / Afrique
CROISEMENTS, Revue francophone de sciences  humaines d’Asie de l’Est
Appel à contributions AppelCroisements3
La relation entre l’Asie et l’Afrique est fortement médiatisée, mais trop souvent
résumée à une dimension économique qui ne rend pas compte de la richesse
véritable de ce partenariat tout à la fois ancien, et profondément ouvert sur le
XXIème siècle.
Certaines zones africaines (l’île Maurice, l’Afrique du Sud, les pays côtiers de
l’Afrique de l’Est, l’Afrique australe) sont des espaces d’implantation traditionnelle
pour les populations asiatiques mais de nouvelles régions sont aujourd’hui
concernées. Le Maghreb, L’Afrique de l’Ouest et centrale voient affl uer d’Asie des
capitaux, des produits, des hommes. Ces subits rapprochements font évoluer les
idéologies, les échanges interculturels ou les pratiques professionnelles entre les
deux continents.
Par ailleurs, les relations entre l’Asie et l’Afrique sont aujourd’hui marquées par la
réciprocité : les communautés africaines, étudiantes ou professionnelles, présentes
en Asie, sont les acteurs de nouvelles proximités qu’il convient d’analyser.
Les confl its et les alliances, les relations culturelles, les politiques caritatives, les
relations démographiques contribuent elles aussi à défi nir de nouvelles relations
internationales et constituent un formidable champ d’investigations pour les
sciences humaines.
Le numéro 3 de la revue Croisements s’intéresse à ce renouveau de la relation entre
l’Asie du Nord Est et le continent africain, et sollicite des disciplines comme la
philosophie, l’anthropologie, la sociologie, la littérature ou les sciences politiques
pour mieux déjouer les clichés et les raccourcis intellectuels.
Le numéro 3 de Croisements, intitulé Asie / Afrique, cherchera à éclairer cette
pluralité de relations grâce à une complémentarité des approches. Au final, ce
numéro permettra peut-être de délimiter les contours d’une relation spécifique
que la seule dimension économique peine à défi nir.
Date limite d’envoi des propositions d’article : le 1er novembre 2012
(au Comité de rédaction via le courriel : linguistique@france.or.kr)
Revue francophone de sciences humaines d’Asie de l’Est
© Atelier des Cahiers, Appel à contributions,2012/2013
www.atelierdescahiers.com
ISSN : 2110-6142

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Langage, Apprentissage, Communication

La Section de Linguistique et de Didactique des Langues du Département de Langue et de Littérature Françaises de l’Université Aristote de Thessaloniki invite les personnes souhaitant proposer un article en vue de sa publication dans le numéro 5 de la revue Syn-thèses, à envoyer une contribution originale sur le thème « Langage, Apprentissage, Communication ».
Au sein et autour de cette thématique, les auteurs pourront proposer le développement de problématiques, l’exposé d’idées, les résultats d’études qui concernent l’enseignement/apprentissage des langues et plus particulièrement les rapports entre langage et communication.
Les articles soumis doivent être rédigés en grec, en français ou en anglais. Ils seront accompagnés d’un résumé d’environ 300 mots et de 4 mots-clés exprimés dans une  des deux autres langues de la revue.
Les articles seront évalués par un comité scientifique.
Des instructions à propos de la procédure de soumission et des normes de mise en page peuvent être consultées en ligne à l’adresse : http://syntheses.frl.auth.gr

Date limite de soumission des articles : le 31 mai 2012.
La revue sera publiée en décembre 2012.

SPÉCIFICITÉ CULTURELLE DES APPRENANTS CORÉENS

Vous pouvez télécharger ici l’article de Lee-Le Neindre Bouriane, « Spécificité culturelle des apprenants coréens et perspectives didactiques dans l’enseignement des langues et des cultures étrangères » , Études de linguistique appliquée, 2002/2 no 126, pp. 157-167.

Résumé : Les attitudes et les comportements des apprenants asiatiques sont
en relation étroite avec la culture dont ces derniers sont originaires et ils
traduisent l’ensemble des codes culturels et des systèmes de valeurs sociales
de cette civilisation. Le but de notre recherche est de problématiser les
données comportementales des apprenants et des enseignants coréens, de
tenter de les expliciter à la lumière des normes et des valeurs sociales de la
société, et d’entrevoir les composantes possibles d’une approche adaptée qui
tienne compte de la particularité culturelle des apprenants dans une perspective
d’un enseignement et apprentissage « contextualisé ». Pour cela, dans
un premier temps, nous allons, après une évocation rapide de la spécificité
de la mentalité asiatique à la lumière de l’enseignement confucianiste, étudier
les points suivants : le comportement langagier des apprenants coréen ; les
rôles et les fonctions du paraverbal dans la communication à la coréenne ; les
relations au savoir, au savoir-faire, au groupe, avec le maître. Puis nous
proposerons quelques conseils pour une approche adaptée au contexte
culturel de ce type d’apprenants.

Source : http://www.cairn.info/revue-ela-2002-2-page-157.htm

 

Enseigner la culture en FLE

Tout l’intérêt d’un blog représentant une communauté professionnelle étant l’échange de connaissances et de savoir-faire dans le domaine qui nous rassemble, c’est avec plasir que nous relayons la première participation d’un collègue enseignant de français en Corée:

1) Information didactique : Pour faire suite à ton interrogation sur l’enseignement de la culture en FLE, voici quelques éléments de réponse.

En FLE, on ne dispose d’aucune description des concepts culturels français permettant d’établir une sorte de grammaire de la culture dans le programme d’enseignement-apprentissage de la langue. Mais il est possible de s’en faire une idée assez précise.

Par exemple, les didacticiens Cuq J.-P & I Gruca parlent de l’opposition catégorielle qui distingue la culture anthropologique (CA) de la culture cultivée (CC). La CA concerne toutes les façons de vivre et de se conduire, elle appartient au plus grand nombre des membres d’un groupe. La CC, pour sa part, est élitaire, valorisante, distinctive.

En partant du principe que l’enseignement de la CA est prioritaire en classe de langue, il est possible d’en dresser l’inventaire. Cette CA est forcément sous-jacente au contenu des différents référentiels élaborés par le CECR.

2) Information bibliographique : Le meilleur ouvrage sur les contenus d’apprentissage du FLE en rapport avec les six niveaux du CECRL est :

Référentiel, CLE International, Alliance française, Paris, 2008.

Un livre succinct, clair et précis. On y trouve rassemblés les référentiels sur les quatre compétences, niveau par niveau. Le livre possède également de précieux référentiels sur les actes de parole (micros et sous-micros actes compris), ainsi que les référentiels sur le lexique et les contenus grammaticaux, tout cela également niveau par niveau de A1 jusqu’à C2. Bien que survolant la question, cet ouvrage a le mérite de détenir également des minis référentiels sur la culture anthropologique (CA) du FLE.

Pierrick Micottis

Facebook et la classe de FLE

Facebook et la classe de FLE : confusion des genres ou expansion des compétences ?

Etre enseignant de Français Langue Etrangère en Corée du Sud en 2011 implique forcément de prendre en compte l’évolution des pratiques des apprenants, elles-mêmes en relation avec l’évolution des technologies de l’information et de la communication. Dans un contexte de management des départements universitaires selon des critères de plus en plus commerciaux, faire évoluer ses pratiques de classe peut même s’avérer vital si l’on souhaite maintenir l’attractivité des études de français à l’université face à la concurrence anglophone. Comme la Corée du Sud est l’un des pays les mieux reliés à l’Internet et que le Web Social est déjà très populaire chez les jeunes coréens depuis plusieurs années (Cyworld), j’encourage, depuis 2008, mes étudiants à utiliser Facebook pour développer leurs compétences en français.

Même si, en Corée, l’utilisation de Facebook souffre d’une indéniable concurrence face à Cyworld, il me paraît intéressant d’orienter les étudiants vers un réseau social à première vue plus « exotique » mais aussi plus ouvert. Contrairement à Cyworld, Facebook ne requiert pas l’enregistrement d’un numéro de sécurité sociale pour s’inscrire ; il n’est pas obligatoire d’y révéler sa véritable identité et son utilisation est entièrement gratuite. Ces prérequis me semblaient essentiels pour choisir le réseau social que j’utiliserais avec mes étudiants. De plus, Facebook représente également l’opportunité d’une ouverture sur le monde grâce à sa popularité dans le reste du monde et à son interface multilingue.

L’objet de cette petite réflexion est avant tout une volonté de partager une expérience de classe novatrice de pédagogie numérique. Le succès de Facebook a fait naître de nombreux mythes au sujet de sa nocivité pour les relations sociales mais Facebook n’est ni meilleur ni pire que ses utilisateurs. C’est juste un outil et un concept dont il serait dommage d’ignorer le potentiel en termes de techniques d’enseignement. Contrairement aux sites Internet classiques, Facebook n’est pas une source d’information s’adressant à un utilisateur passif. Son succès repose principalement sur ses fonctions de rassemblement et d’interaction sociale. Comme échanger et partager se trouvent également au cœur des processus de communication, il est tout à fait envisageable de profiter de Facebook dans l’enseignement d’une langue étrangère.

Afin de déterminer le rôle du tuteur et d’évaluer l’intérêt pédagogique du procédé pour les étudiants de la classe de français, il faudrait bien sûr que je procède à une description complète du procédé que j’ai mis en place. Malheureusement le temps me manque alors je vous propose de venir rejoindre le groupe de mes amis étudiants sur Facebook et vous pourrez observer le procédé de l’intérieur. Bien sûr, l’utilisation de Facebook dans la classe de FLE comporte des limites et peut présenter certains risques que nous pouvons essayer d’identifier.

D’après cette expérience, il me semble que le dispositif favorise effectivement la spontanéité et l’autonomisation des étudiants. Toutefois, le caractère informel des interactions n’encouragent pas vraiment la précision syntaxique. Le manque de formalité sur Facebook a aussi ses avantages : c’est par exemple l’occasion d’introduire quelques expressions et termes de langage moins soutenus (mais néanmoins très fréquents) que ceux que nous utilisons en classe. La priorité accordée au message se traduit donc par une désacralisation de la langue et du statut de l’enseignant. Ainsi, l’implémentation de Facebook dans le processus d’apprentissage d’une langue étrangère implique une redéfinition de la posture professionnelle de l’enseignant et du rôle de l’étudiant.

Certains y verront une confusion des genres entre la sphère privée et la sphère professionnelle, mais n’est-ce pas là justement la rançon du succès de ce dispositif ? Les raisons de recruter un enseignant étranger pour une université de Corée sont nombreuses. Entre autres, il s’agit d’apporter une dose d’immersion dans le cursus des étudiants en langue étrangère. En Corée, cette dimension se traduit souvent par de nombreuses sollicitations pour participer à des activités socialisantes en dehors de la classe. Si Facebook est utilisé en complément des activités de classe, alors ce procédé n’est ni plus ni moins intrusif que les pratiques sociales habituelles.

Quelle que soit l’époque à laquelle nous avons reçu notre formation d’enseignant, il est peu probable que l’utilisation de réseaux sociaux pour la classe fût au programme. Or, la génération d’étudiants à laquelle nous nous adressons a grandi avec l’ordinateur, Internet et les réseaux sociaux en ligne. Un étudiant coréen qui a 20 ans aujourd’hui utilise Cyworld et ses fonctions d’interaction sociale depuis 5 ans, soit un quart de sa vie. Est-il encore possible d’enseigner une langue vivante en ignorant les applications probables que nos étudiants en feront ? Malgré ses imperfections, Facebook est le plus répandu des réseaux sociaux à l’échelle de la planète. Même s’il est hors de question d’en faire le moyen unique et le but ultime de l’apprentissage en classe de langue étrangère, comment ne pas s’y intéresser ?

Placer l’étudiant au centre du processus d’apprentissage, c’est aussi réduire le clivage numérique qui sépare nos générations. Par conséquent, il nous appartient d’adapter notre enseignement aux outils de communication qui constituent le quotidien de nos apprenants et de s’appuyer sur les compétences communicationnelles qui les caractérisent.

Vincent Prévost

www.facebook.com/prof.vince


Le CECRL

Le Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues (CECRL) est un document publié par le Conseil de l’Europe en 2001. Il définit des niveaux de maîtrise d’une langue étrangère en fonction de savoir-faire dans différents domaines de compétence. Ces niveaux constituent actuellement la référence dans le domaine de l’apprentissage et de l’enseignement des langues étrangères.

Wikipedia

Voici un lien vers le site officiel et vous pouvez télécharger une version PDF de ce document ici.

Dans l’idéal, chaque enseignant devrait être capable de situer ses étudiants sur les échelles de compétence proposées par ce document. Évidemment, toute classification peut être qualifiée d’arbitraire et d’inadaptée au contexte précis de chacune de nos situations d’enseignement. Imaginez cependant comme notre tache serait simplifiée,  notre intervention plus efficace et les syllabus mis en ligne pour les étudiants au début du semestre plus représentatifs si à la fin du semestre on vous disait:

« Alors, le semestre prochain, vous aurez une classe de Civilisation niveau B1, deux classes de Conversation niveau A1 et une classe de Français des Affaires niveau A2. Votre objectif est de renforcer le niveau des classes de Civi et de Français des Affaires tandis qu’en Conversation, nous attendons de vous que vous aidiez les étudiants à progresser d’un niveau. »

Vincent Prévost

L’Enseignement de la compréhension orale : objectifs, supports et démarches

«L’Enseignement de la compréhension orale : objectifs, supports et démarches », Jean-Michel Ducrot  (Lycée Saint-Joseph, Istanbul)

Pour lire cet article, suivez ce lien.

Culture et Recherche

N° 124, HIVER 2010-2011, 64 PAGES

DOSSIER : DIVERSITÉ DES LANGUES ET PLURILINGUISME

Numéro dans son intégralité

La pluralité des langues est de mieux en mieux perçue comme une donnée essentielle à la compréhension de l’Humain. La recherche sur le plurilinguisme et ses modalités connait en conséquence un fort développement.

Le ministère de la Culture et de la Communication, chargé avec d’autres départements ministériels de la politique linguistique de la France, encourage des recherches dans ce domaine, avec plusieurs objectifs : assurer la sauvegarde de notre patrimoine linguistique, enrichir les connaissances sur les pratiques linguistiques réelles, et développer les technologies de la langue pour les usages numériques.

Par son essence même, la langue est une composante présente dans tous les secteurs de la culture. Le dossier de ce numéro de Culture et recherche, conçu avec la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, fait état des recherches et des débats en cours sur la coexistence et le métissage des langues.

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