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Théorie, analyse, interprétation des récits

Sylvie Patron (dir.), Théorie, analyse, interprétation des récits / Theory, analysis, interpretation of narratives 

Bern, Berlin, Bruxelles, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien : Peter Lang, 2011, 367 pages, 59.30 €, EAN13 : 9783034300551

Présentation de l’éditeur : 

Cet ouvrage constitue les actes du colloque international « Théorie, analyse, interprétation des récits/Theory, analysis, interpretation of narratives », qui s’est tenu à l’Université Paris Diderot-Paris 7 les 12 et 13 décembre 2008. Ce colloque, qui réunissait des chercheurs venus d’horizons très variés, s’était donné pour but d’examiner trois problèmes précis : D’abord, le problème des rapports entre la théorie et l’analyse du récit (quel rôle doit jouer la théorie dans l’analyse du récit ? quel peut être l’effet en retour de l’analyse sur la théorie du récit ?) ; ensuite le problème des rapports entre l’analyse et la lecture « courante » du récit (le but de l’ana­lyse est-il de rendre compte de ce qui se passe dans la lecture « courante » du récit ? les études menées sur des groupes de lecteurs empiriques conduisent-elles à modifier l’analyse, voire la théorie du récit ?) ; et enfin le problème de la portée historique et culturelle de la théorie du récit.

Le sommaire est téléchargeable ici.

Variation(s), plasticité, interprétation(s)

Appel à communications

Variation(s), plasticité, interprétation(s)

Réseau des linguistes du Grand-Est, Besançon  vendredi 16 et samedi 17 mars 2012

Organisation : LASELDI (Laboratoire de Sémio-Linguistique, Didactique, Informatique, EA 02281) Organisateurs (Université de Franche-Comté) : Mohamed Embarki, Daniel Lebaud, Mongi Madini, Catherine Paulin

Comité scientifique : Catherine Chauvin, Laurent Gautier, Albert Hamm, Olga Inkova, Daniel Lebaud, Catherine Paulin

Date limite d’envoi des propositions :

Les propositions de communication entre 200 et 300 mots, accompagnées d¹une courte biographie, devront parvenir avant le 1er septembre 2011.

Prolongation jusqu’au 18 septembre 2011

Les propositions de communication seront accompagnées d’une bibliographie sélective, entre cinq et dix références.

Ces propositions sont à adresser à : Catherine Paulin et à Daniel Lebaud

catherinepaulin@wanadoo.fr

daniel.lebaud@wanadoo.fr

Avis d’acceptation / de refus : 15 novembre 2011

Présentation

 » Cette variation inhérente, hétérogène qui persiste quand on a cherché à tout expliquer, dit sur la société et sur l’interaction entre les locuteurs les contradictions qui les traversent, mais elle dit aussi beaucoup sur la langue, en y exhibant une dimension irréductible d’instabilité. La place à lui attribuer peut constituer un enjeu : elle concerne certes la communauté, mais elle concerne aussi, à travers le groupe, l’individu (l’effet chez l’individu de la variation dans la communauté et dans le groupe). Elle débouche alors sur l’idée d’hétérogénéité intrinsèque de la langue, qui va vers des questions d’effet sur la grammaire individuelle de ce qui se lit dans la communauté. »

F. Gadet, « Variation et hétérogénéité », In Langages 26e année, n°108, p.11.

Dans le sillon des théories de l¹énonciation (Benveniste, Culioli) et de la sociolinguistique (Gumperz, Labov, Milroy & Milroy, S. Romaine), les notions de variation, ajustement, co-construction de sens sont appréhendées dans une linguistique entre langue et discours, entre le stable et le déformable.

On s¹attend à ce que les dimensions intersubjectives, sociales et communicationnelles inhérentes aux problématiques liées à la variation soient prises en considération : les notions de régulation, de variation et d¹ajustement permettent des approches plurielles, tant endolingues qu’exolingues, en ce qu¹elles mettent en scène un « entre-deux », une zone d’instabilité qui soutient les processus interprétatifs.

La variation, liée à une recherche identitaire qui se démarquerait d’une forme d¹altérité standardisée, permettra d’explorer la notion de « normes diversifiées » et le fait que les systèmes linguistiques s’enrichissent au contact des marges. La notion de variation en contrepoint de celle de norme est basée sur des critères subjectifs, esthétiques et sociaux. Plutôt que de s’intéresser à la norme, l’objectif de ce colloque vise la langue vivante, l’usage et les usagers.

Le colloque vise à permettre le croisement des regards sur l’explicitation et la théorisation de ce qu’on entend par variation dans des domaines distincts mais connexes selon que l’on prend le point de vue de la phonologie, la sémantique, la syntaxe, la sémiostylistique, la sociolinguistique, la traductologie. Y-a-t-il rupture ou continuité dans ce que nous comprenons par variation dans ces différents champs ? Cette notion peut-elle faire l’objet d’un consensus conceptuel tout en conservant un caractère opératoire pour chacun des observatoires envisagés ?

Les communications qui sont attendues peuvent explorer diverses pistes :

–      Variation(s) selon la diversité des situations : instabilité des

productions d¹un locuteur en fonction de paramètres pragmatiques, interactionnels et situationnels

–      Variation sociale : appartenance socio-culturelle, âge, aire

géographiques Quelle signifiance sociale pour les « variantes »,

–      Variation en situation de contact de langues

–      Variation sémiostylistique : quel mode d¹inscription des discours,

notamment mais non exclusivement littéraires, en tant que variations du système linguistique ?

–      Variations intra-discursives / variations extra-discursives

–      Variation sémantique : polysémie, métasémie, hétérogénéité du sens

–      Variation(s) des valeurs d’un terme selon les emplois et invariance

fonctionnelle

–      Variation(s) et invariance lors du passage d’une langue à une autre

–      Variation et plan symbolique : quel rapport entre l’approche

linguistique de la variation et sa portée symbolique ?

On pourra envisager d’autres questionnements, en particulier une approche diachronique de la variation : création/néologie, conventionnalisation/standardisation.

L’analyse pourra prendre en compte un grand nombre de données, cependant les micro-analyses qualitatives seront les bienvenues.

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