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Création de la Page Facebook des Acteurs du Français en Corée

A partir d’aujourd’hui, les Acteurs du Français en Corée sont présents sur Facebook. Cette page n’est ni une page personnelle ni un groupe. Il s’agit juste d’étendre le principe de ce blog, à savoir signaler l’existence d’une communauté d’enseignants de français en Corée du Sud. Les membres Facebook peuvent « Devenir fan » de cette page. Les pages sont publiques et donc accessibles au plus grand nombre : un bon point pour le référencement. Si vous possédez un compte personnel sur Facebook, vous pouvez aussi laisser des messages sur le « mur » et des commentaires sous les articles, les vidéos, les photos, etc.

Cette page présente également l’avantage d’offrir la possibilité de signaler des événements, de présenter des vidéos, de montrer des photos et de reproduire les articles de ce blog sur la plate forme Facebook, attestant ainsi non seulement de l’existence de notre communauté mais aussi de son dynamisme.

Comme de plus en plus de collègues (pas seulement des enseignants de français bien évidemment) intègrent Facebook dans leur pédagogie, nous vous proposons de participer à la vie de notre communauté sur ce réseau social également.

Les Acteurs du Français en Corée sur Facebook

Si, par ailleurs, vous vous interrogez sur les implications de l’utilisation de Facebook dans la classe de FLE, je vous propose de consulter cet article récemment publié sur ce blog.

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Facebook et la classe de FLE

Facebook et la classe de FLE : confusion des genres ou expansion des compétences ?

Etre enseignant de Français Langue Etrangère en Corée du Sud en 2011 implique forcément de prendre en compte l’évolution des pratiques des apprenants, elles-mêmes en relation avec l’évolution des technologies de l’information et de la communication. Dans un contexte de management des départements universitaires selon des critères de plus en plus commerciaux, faire évoluer ses pratiques de classe peut même s’avérer vital si l’on souhaite maintenir l’attractivité des études de français à l’université face à la concurrence anglophone. Comme la Corée du Sud est l’un des pays les mieux reliés à l’Internet et que le Web Social est déjà très populaire chez les jeunes coréens depuis plusieurs années (Cyworld), j’encourage, depuis 2008, mes étudiants à utiliser Facebook pour développer leurs compétences en français.

Même si, en Corée, l’utilisation de Facebook souffre d’une indéniable concurrence face à Cyworld, il me paraît intéressant d’orienter les étudiants vers un réseau social à première vue plus « exotique » mais aussi plus ouvert. Contrairement à Cyworld, Facebook ne requiert pas l’enregistrement d’un numéro de sécurité sociale pour s’inscrire ; il n’est pas obligatoire d’y révéler sa véritable identité et son utilisation est entièrement gratuite. Ces prérequis me semblaient essentiels pour choisir le réseau social que j’utiliserais avec mes étudiants. De plus, Facebook représente également l’opportunité d’une ouverture sur le monde grâce à sa popularité dans le reste du monde et à son interface multilingue.

L’objet de cette petite réflexion est avant tout une volonté de partager une expérience de classe novatrice de pédagogie numérique. Le succès de Facebook a fait naître de nombreux mythes au sujet de sa nocivité pour les relations sociales mais Facebook n’est ni meilleur ni pire que ses utilisateurs. C’est juste un outil et un concept dont il serait dommage d’ignorer le potentiel en termes de techniques d’enseignement. Contrairement aux sites Internet classiques, Facebook n’est pas une source d’information s’adressant à un utilisateur passif. Son succès repose principalement sur ses fonctions de rassemblement et d’interaction sociale. Comme échanger et partager se trouvent également au cœur des processus de communication, il est tout à fait envisageable de profiter de Facebook dans l’enseignement d’une langue étrangère.

Afin de déterminer le rôle du tuteur et d’évaluer l’intérêt pédagogique du procédé pour les étudiants de la classe de français, il faudrait bien sûr que je procède à une description complète du procédé que j’ai mis en place. Malheureusement le temps me manque alors je vous propose de venir rejoindre le groupe de mes amis étudiants sur Facebook et vous pourrez observer le procédé de l’intérieur. Bien sûr, l’utilisation de Facebook dans la classe de FLE comporte des limites et peut présenter certains risques que nous pouvons essayer d’identifier.

D’après cette expérience, il me semble que le dispositif favorise effectivement la spontanéité et l’autonomisation des étudiants. Toutefois, le caractère informel des interactions n’encouragent pas vraiment la précision syntaxique. Le manque de formalité sur Facebook a aussi ses avantages : c’est par exemple l’occasion d’introduire quelques expressions et termes de langage moins soutenus (mais néanmoins très fréquents) que ceux que nous utilisons en classe. La priorité accordée au message se traduit donc par une désacralisation de la langue et du statut de l’enseignant. Ainsi, l’implémentation de Facebook dans le processus d’apprentissage d’une langue étrangère implique une redéfinition de la posture professionnelle de l’enseignant et du rôle de l’étudiant.

Certains y verront une confusion des genres entre la sphère privée et la sphère professionnelle, mais n’est-ce pas là justement la rançon du succès de ce dispositif ? Les raisons de recruter un enseignant étranger pour une université de Corée sont nombreuses. Entre autres, il s’agit d’apporter une dose d’immersion dans le cursus des étudiants en langue étrangère. En Corée, cette dimension se traduit souvent par de nombreuses sollicitations pour participer à des activités socialisantes en dehors de la classe. Si Facebook est utilisé en complément des activités de classe, alors ce procédé n’est ni plus ni moins intrusif que les pratiques sociales habituelles.

Quelle que soit l’époque à laquelle nous avons reçu notre formation d’enseignant, il est peu probable que l’utilisation de réseaux sociaux pour la classe fût au programme. Or, la génération d’étudiants à laquelle nous nous adressons a grandi avec l’ordinateur, Internet et les réseaux sociaux en ligne. Un étudiant coréen qui a 20 ans aujourd’hui utilise Cyworld et ses fonctions d’interaction sociale depuis 5 ans, soit un quart de sa vie. Est-il encore possible d’enseigner une langue vivante en ignorant les applications probables que nos étudiants en feront ? Malgré ses imperfections, Facebook est le plus répandu des réseaux sociaux à l’échelle de la planète. Même s’il est hors de question d’en faire le moyen unique et le but ultime de l’apprentissage en classe de langue étrangère, comment ne pas s’y intéresser ?

Placer l’étudiant au centre du processus d’apprentissage, c’est aussi réduire le clivage numérique qui sépare nos générations. Par conséquent, il nous appartient d’adapter notre enseignement aux outils de communication qui constituent le quotidien de nos apprenants et de s’appuyer sur les compétences communicationnelles qui les caractérisent.

Vincent Prévost

www.facebook.com/prof.vince


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